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Haïti-Editorial

GOOD JOB « FILS DE… DIEU » (GOD SON) !

Publié le lundi 20 octobre 2014

Les manifestations de l’opposition annoncées pour le 17 octobre 2014, tant à Port-au-Prince qu’en province, ont été « perturbées » avant d’être brutalement dispersées par la police !

Des observateurs étrangers croiront avoir mal lu : des manifestations perturbées par la police censée garantir l’ordre ? C’est pourtant bien le cas. Car, d’abord, en ce qui concerne la manif du 17 octobre 2014 de l’opposition à Port-au-Prince, la police a unilatéralement changé son parcours. Elle a de plus limité à deux heures sa durée pour un circuit qu’elle a elle-même arrêté qui en demandait vraisemblablement davantage pour être parcouru. Quel marathon cela devait être ! Perpétuel Secours-Montalais-Lalue-Nazon-40B-Bourdon-Lalue-Poste Marchand-Bel-Air en deux heures ! Il faut le faire ! Mais les « athlètes » de l’opposition n’ont même pas eu la chance de tenter de lever le défi : ils ont été dispersés à coups de gaz lacrymogènes à Nazon, sans qu’aucun incident n’ait été signalé. Des véhicules clairement identifiés « Presse » ont été pris pour cibles par des policiers. Des journalistes de Radio Kiskeya et d’autres médias s’en sont sortis avec de sérieux malaises.

C’est dire que la manif ne devait pas se tenir. La police ne pouvait tout simplement pas l’interdire, car ce serait le scandale suprême vu que la Constitution garantit les libertés de rassemblement et de réunion.

Cette même police qui s’est acharnée contre les opposants a, dans le même temps, garanti la sécurité de la « bamboche populaire » organisée par le gouvernement sur la piste de l’ancienne aviation militaire sous prétexte de célébrer la « Vie » et non la « Mort » de l’Empereur. Très belle manière de célébrer la « Vie » du Fondateur de la Patrie : meringues carnavalesques ; déhanchement (pil gouyad) ; distribution de motos et de ballons roses ! Pour que l’on ne se méprenne pas sur le vrai caractère festif de l’événement et ne rien concéder au symbolisme de la tradition du deuil en Haïti, le premier ministre Lamothe portait fièrement une chemise rouge-sang le jour de l’anniversaire de la mort de l’Empereur. Ah ! Quelle belle manière de célébrer la « Vie » du Père-Fondateur assassiné !

Le Directeur Général de la PNH présent en personne, les agents de la CIMO et d’autres unités de la PNH fermes au poste, le 17 octobre sur la piste de l’ancienne aviation militaire. Sécurité totale ! Gratis Ti Cheri ! Les opposants affrontaient dans le même temps la hargne guerrière de leurs collègues. Quel zèle de ces policiers dans la répression alors que, deux jours après, soit le lundi 20 octobre, ils utilisent le canal des médias pour solliciter l’approvisionnement de la carte de crédit mensuelle qui leur est allouée pour leur ration quotidienne.

Les policiers devraient finalement comprendre que les mouvements sociaux charrient leurs propres revendications, celles de leurs enfants, celles de leurs parents en général. Vu leur statut et leur obligation de réserve, les policiers ne peuvent pas eux-mêmes porter et défendre leurs cahiers de charges. C’est plutôt aux secteurs revendicatifs de la société qu’il revient de faire avancer les causes de tout un chacun. En ce sens, les policiers ne devraient pas se laisser manipuler contre leurs propres intérêts qui coïncident avec ceux de la nation.

Ils doivent aussi noter que l’existence même de l’institution policière est le fruit de hautes luttes sociales et politiques. La problématique de l’existence d’une police civile indépendante de l’armée était, sous la dictature, une question hautement subversive. Du sang a coulé pour cette cause ! La police est fille de la bataille démocratique qui se poursuit inlassablement pour consolider les acquis et réaliser d’autres conquêtes.

GOOD JOB « FILS DE… DIEU ! » (GOD SON) !

DES FAITS ÉLOQUENTS

Il faut dire que, sous la houlette de « Fils de… Dieu », la police n’est pas à son coup d’essai au service du gouvernement. Le Département d’Etat américain en sait long, dans ses rapports sur les violations des droits humains par la PNH. Les organismes de défense des droits humains, haïtiens et étrangers, tout aussi bien.

Les faits suivants ne mentent pas concernant le caractère de plus en plus politique de nombreux actes posés par la police, par le fait qu’en les perpétrant la PNH outrepasse ses droits et exécute bien souvent des ordres manifestement illégaux. Les faits suivants en attestent :

- Arrestation spectaculaire le 27 octobre 2011 du député en fonction Arnel Bélizaire par la DCPJ dirigée alors par « God Son ». Le DG d’alors de la PNH, Mario Andrésol, fera savoir au Parlement qu’il n’avait pas personnellement passé d’instructions en ce sens.

- Dispersion systématique des manifestations d’étudiants en 2012 et en 2013.

- Des agents de la Police Nationale et de la mission onusienne (MINUSTAH) ont eu recours le lundi 12 novembre 2012 aux gaz lacrymogènes et à des coups de feu en l’air pour mettre fin prématurément à une manifestation de plusieurs centaines d’étudiants hostiles à la PNH et au pouvoir qui protestaient contre l’assassinat le 10 novembre 2012 d’un de leurs camarades par un policier en civil.

Selon divers témoignages, Macéus Pierre-Paul a abattu Damaël D’Haïti d’une balle à la tête dans l’enceinte même de la Faculté de droit et des sciences économiques (FDSE) où se déroulait la traditionnelle fête d’intégration autrefois appelée fête des bleus.

- Le 18 novembre 2013, l’étudiant de l’Ecole Nationale Supérieure (ENS) Ronel Désir, qui prenait part à une manifestation sur la cour de la Faculté d’Ethnologie, a eu le poignet droit arraché par une grenade lacrymogène.

- Arrestation arbitraire des frères Enol et Josué Florestal respectivement le 16 août 2013 et le 26 juillet 2014 pour un meurtre que la police a reconnu avoir commis.

L’arrestation des deux frères visait plutôt l’opposant politique André Michel, selon des informations obtenues de sources concordantes.

Dans une correspondance adressée le 25 novembre 2013 au Chef de la police, la Plate-forme des Organisations Haïtiennes de Défense des Droits Humains (POHDH), la CE-JILAP et le RNDDH dressent une liste non exhaustive des actes arbitraires perpétrés par des agents de la PNH depuis 2012, année correspondant à l’accession de « God Son » Orélus à la tête de l’institution policière :

Le 1er octobre 2012, à Port-au-Prince, dans le département de l’Ouest, plusieurs individus, ont pris part à une manifestation orchestrée par le Président de la République Michel Joseph MARTELLY contre la promesse de mille (1000) gourdes. Arrivés devant le Palais National où la manifestation a pris fin, ils ont organisé un sit-in pour réclamer leur dû. Des agents de la PNH sont intervenus rageusement et les ont bombardés de gaz lacrymogènes.

 Le 30 novembre 2012, lors d’une manifestation réalisée par des individus qui réclamaient la continuation des travaux de construction du tronçon de route reliant Cayes à Jérémie, des agents de la PNH sont intervenus brutalement en tirant à hauteur d’hommes et en lançant des tubes de gaz lacrymogènes. Wilber BIEN-AIME est tué par balles.

 Le 16 juillet 2013, à l’Estère, dans le département de l’Artibonite, une manifestation pacifique est réalisée par la population pour protester contre la mort suspecte du Juge Jean Serge JOSEPH. La PNH est intervenue avec brutalité. Bilan :Une personne est décédée. Il s’agit de Rolcy AMETUS. Plusieurs autres personnes sont gravement blessées dont Robenson CONSERVE, Marcel JOSEPH, Clerson CENOBLE et Ti Blanc ainsi connu. Des riverains, dont au moins quinze (15) enfants en bas âge ont été sérieusement affectés par des gaz lacrymogènes lancés par les agents de la PNH.

 Le 13 septembre 2013, suite à l’arrestation de Evinx DANIEL, un trafiquant de drogues présumé qui vit dans le département du Sud, le porte-parole adjoint de la Police Nationale d’Haïti (PNH), l’Inspecteur Garry DESROSIERS, a donné une conférence de presse en vue de féliciter Evinx DANIEL d’avoir rendu un service à la communauté haïtienne, en rapportant une cargaison de drogue trouvée sur la mer et de signaler que la PNH n’a rien à reprocher à ce dernier. Au contraire, il en a profité pour s’excuser auprès de Evinx DANIEL, affirmant que la PNH n’est aucunement impliquée dans cette arrestation. Intervention faite par la PNH après le transfert du dossier au Cabinet d’Instruction.

 Le 30 septembre 2013, les agents de la PNH sont intervenus brutalement pour disperser une manifestation antigouvernementale qui se tenait à Port-au-Prince pour commémorer l’anniversaire du coup d’état sanglant de 1991.

 Le 1er octobre 2013, deux (2) policiers attachés à la sécurité du Président de la République, savoir Denis EDOUARD et Jonathan NESTOR, ont frappé le Journaliste Rodrigue LALANE de Radio Télévision Kiskeya, alors que ce dernier était dans l’exercice de ses fonctions. Le dossier a été transféré au Cabinet du Juge d’Instruction Jean Wilner MORIN. Des mandats d’amener ont été émis contre ces policiers. Cependant, la PNH a refusé d’exécuter lesdits mandats en violation de l’article 7 alinéa 11 de la Loi portant Création, Organisation et Fonctionnement de la PNH.

 Le 22 octobre 2013, sur ordre du Commissaire du Gouvernement de Port-au-Prince, Me Francisco RENE, la PNH a procédé, à 9 heures 30 du soir, à l’arrestation de Me André MICHEL, à Martissant, dans le département de l’Ouest au motif de refus d’obtempérer aux ordres de l’autorité policière.

 Le 25 octobre 2013, en solidarité au Journaliste Jean Monard METELLUS, plusieurs individus ont réalisé un sit-in devant les locaux de la Radio Télévision Caraïbes. Des agents de la PNH qui se trouvaient sur les lieux ont décidé brusquement de lancer contre eux des gaz lacrymogènes, suite aux propos hostiles prononcés par les manifestants à l’encontre des autorités étatiques actuelles.

 Le 18 novembre 2013, au Cap-Haitien, dans le département du Nord, la PNH a tué dans l’œuf une manifestation de l’opposition sous prétexte qu’elle ne disposait pas d’effectif pour sécuriser la manifestation. Pourtant une contre-manifestation organisée le même jour par l’Exécutif a été sécurisée. L’intervention brutale de la Police pour empêcher la manifestation de l’opposition a fait plusieurs blessés par balles. Des enfants en bas âge ont été admis à l’hôpital après avoir inhalé des gaz lacrymogènes tirés à profusion par la PNH.

 Dans la soirée du 18 novembre 2013, la PNH a procédé au Cap-Haïtien, à l’arrestation de plusieurs opposants au pouvoir pour troubles à l’ordre public, destruction de pont, jets de pierre et de bouteilles. Ces personnes se trouvaient pour la plupart dans les rues du Cap-Haïtien. D’autres ont été expressément contraintes de rentrer chez elles. Ceci a aussi été constaté à Delmas où des agents de la PNH ont intimé l’ordre aux personnes rencontrées dans la rue, de rentrer chez elles, sous peine d’être arrêtées.

 A Jacmel, dans le département du Sud-est, un mouvement de protestation a été organisé les 18, 19 et 20 novembre 2013 par des individus qui dénonçaient la libération de quatre (4) présumés kidnappeurs. Des agents de la PNH sont intervenus brutalement et ont encore une fois fait un usage abusif de gaz lacrymogènes.

Tous ces faits, et d’autres encore, parlent d’eux-mêmes.

Lorsque, le 19 juillet 2014, dans le cadre du programme « Gouvèlman an Lakay ou » à Miami, le chef de la police a exhibé le T-Shirt rose du parti « Tèt Kale », ce fut alors le comble…

RÉSULTATS DE LA PNH, OUI. MAIS ?

Certes, sous la direction de Godson Orélus, la PNH peut toujours s’enorgueillir d’avoir porté de rudes coups au grand banditisme, notamment au phénomène du kidnapping dont la fréquence a drastiquement chuté. A Miami, le chef de la police s’est référé avec fierté à des statistiques de l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUCD) selon lesquelles les meurtres sont passés en Haïti de 1034 en 2012 à 453 en 2014. Il a relevé que le taux de criminalité en Haïti est de 7,61 pour 1000 habitants, ce qui place le pays en 5ème position dans le classement des pays de la Caraïbe où cet indice est le plus bas. M. Orélus a ainsi fait remarquer qu’Haïti a pris l’avantage sur des pays tels que les iles Turks and Caicos, la Barbade, la Grenade, la République Dominicaine, la Jamaïque.

Il a d’autre part fait l’éloge des dispositions adoptées en vue de garantir la sécurité des touristes et de nos compatriotes de la diaspora, notamment en ce qui concerne la création de la brigade dénommée Politour.

Il y a eu donc des résultats. Mais, leur véritable importance reste encore à déterminer par des sources autres que l’ONU, la PNH et le gouvernement, les trois naturellement enclins à embellir les choses. On doit surtout s’interroger sur la comptabilité qui est faite des meurtres et des crimes de toutes sortes. Nombreux sont les cas qui ne sont pas pris en compte, même par la presse, la perpétration de crimes étant devenue un phénomène banal dans le pays. L’insécurité, évoluant en dents de scie, n’a pas cessé de faire des victimes partout dans le pays. Des meurtres sont quotidiennement perpétrés dans les milieux commerciaux et aux abords des banques.

Selon le 49ème rapport de la Commission Episcopale Nationale Justice et Paix (JILAP, 28 février 2014), de nombreuses personnes de modeste condition continuent à être victimes des actes de violence, particulièrement dans les quartiers populaires. « Quand nous laissons fonctionner la société dans l’impunité, nous ne contribuons pas à lutter pour la dignité de la personne humaine », a dit le père Jean Hanssens, un des dirigeants de la Commission Episcopale Nationale Justice et Paix. « Contrairement aux affirmations des autorités haïtiennes, la violence armée est en augmentation dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince », relève le rapport. La JILAP fait remarquer aux autorités qu’elles ne pourront pas continuer à « cacher la réalité sécuritaire par la propagande. »

Quelles que soient les performances dont la police peut cependant se prévaloir en matière de sécurité, il faut souligner à l’encre forte que sa mission ne se limite pas à la sécurité. L’institution a pour mission tout aussi principale de garantir la pleine jouissance des droits et des libertés dans le cadre du respect scrupuleux de la loi. En cela, elle est et doit être un instrument de démocratie.

L’une des missions de la PNH est aussi de lutter contre l’impunité en son sein même. On souhaite alors que l’Inspection générale soit à la hauteur de sa mission. Elle devrait pouvoir, par exemple, juger de l’emploi de la force par la police, notamment dans le contrôle des foules. Ses interventions et les moyens utilisés sont-ils proportionnels aux situations ? Si ce n’est pas le cas, quelles dispositions devraient être adoptées afin de sanctionner et de redresser ?

« GOD SON » ET CONSORTS…

L’allure des réflexions contenues dans le présent article ont l’air d’accabler particulièrement le chef de la police. Mais, il n’a pas toute la responsabilité des dérives reprochées à l’institution policière. Toutefois, vu qu’il détient du Sénat un mandat constitutionnel de 3 ans, on avait toutes les raisons de croire qu’il aurait pu même pratiquer du « marronnage » avec les autorités politiques pour ne pas s’aligner sur leurs positions les plus illégales et anti-démocratiques. Son prédécesseur Mario Andrésol savait bien s’y prendre.

Ceci étant dit, « God Son » et l’ensemble du haut commandement de la PNH croulent sous le poids de la loi organique scélérate du 23 décembre 1994 qui place l’institution policière sous l’obédience absolue des autorités politiques, notamment du premier ministre, président du Conseil supérieure de la police nationale (CSPN) et du ministre de la justice, vice-président de cette entité. Les ordres de la police viennent directement de ces deux autorités et des autres formant le CSPN. Des sources dignes de foi rapportent que c’est le premier ministre Laurent Lamothe en personne qui, le 16 octobre au soir, a intimé l’ordre à la police de changer le parcours de la manifestation de l’opposition prévue le lendemain à Port-au-Prince et d’en limiter la durée à seulement deux heures.

Il faut tout aussi bien noter, selon des sources dignes de foi au sein même de la PNH, le zèle empressé du directeur départemental de l’Ouest de la PNH, Jonas André Vladimyr Paraison, à exécuter de telles instructions lui qui, dans la même fonction dans le Nord, avait péremptoirement déclaré le 15 avril 2014 qu’aucune manifestation ne pouvait se tenir sans son autorisation dans le département dont il a la charge. C’était à l’occasion d’une manifestation de 115 sapeurs-pompiers volontaires du Cap-Haitien. Il les avait arbitrairement dévêtus et confisqué leurs uniformes.

Le carcan de l’autorité politique sur la PNH explique que le 21 octobre 2013, le Ministre de la Justice et de la Sécurité Publique, Me Jean Renel SANON, a pris un mémorandum dans lequel il exige que tout mandat judiciaire soit signifié au Policier via le Ministère de la Justice et qu’aucune contrainte par corps ne soit exercée contre un policier, sans l’autorisation préalable du Ministre lui-même. Sous la pression des parlementaires conséquents et des organismes de défense des droits humains, le ministre a dû par la suite faire retrait de cette disposition.

Mais, le 27 décembre 2013, lors de la graduation de la 24ème promotion de la PNH, le Président Michel Joseph MARTELLY allait enfoncer le clou en affirmant dans son discours que l’institution policière est le bras armé de son Gouvernement.

QUO VADIS PNH ?

Tout compte fait, la PNH a emprunté le même chemin que son ancêtre les FAD’H : celui de la politisation et de la répression. S’expose-t-elle à connaitre la même fin que l’armée ? Il est maintenant plus qu’évident que la PNH s’évertue de plus en plus à devenir une force répressive non au service de l’Etat, mais au service du gouvernement. Pourtant, après ses mésaventures sous Aristide qui ont failli la transformer en milice, des progrès, dans le sens de son épuration et de sa professionnalisation avaient été réalisés. A la veille des échéances électorales, peut-on être sûr de la neutralité et du professionnalisme de la PNH sous son actuel leadership ?

Une telle interrogation nous amène aussi à questionner le rôle de la UNPOL, de la MINUSTAH, des Etats-Unis, du Canada et de la France dans la formation de la police haïtienne. Qu’est-ce qu’ils enseignent à nos jeunes policiers au nom de la démocratie et du renforcement des institutions ? Quand on constate que, dans la plupart des opérations, la MINUSTAH assiste ou même épaule la PNH, il y a lieu de désespérer des bonnes intentions de la communauté internationale concernant la constitution dans le pays d’une force de police professionnelle soumise à la Constitution et aux lois, auxiliaire par excellence de la justice et garante de la jouissance des droits et libertés.

Marvel DANDIN