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Haïti-Politique

Condamnations de la démarche politique des juges de la Cour de Cassation

Interpellation, ce mercredi au Sénat, du ministre de l’intérieur Anick François Joseph

Publié le lundi 24 octobre 2016

Le coordonnateur de la Plateforme politique VERITE, Génard Joseph, estime que la Constitution de 1987 n’offre pas de provision à l’application de la résolution anti-Privert des juges. Sur un autre plan, il appelle le CEP à modifier le calendrier électoral afin de garantir le respect de la date du 7 février.

Le directeur exécutif du RNDDH, Pierre Espérance, rejette également la résolution des juges. A l’instar du coordonnateur de VERITE, il relève que même avant l’amendement de la Constitution de 1987, ce n’étaient pas les juges de la Cour de Cassation qui réclamaient eux-mêmes le pouvoir.

En ce qui concerne l’interpellation, ce mercredi au Sénat, du ministre de l’intérieur Anick François Joseph, Pierre Espérance se montre critique vis-à-vis de la gestion de la situation post-ouragan par le gouvernement. Il croit que des changements auraient dû être opérés au sein de l’équipe gouvernementale après le passage du cyclone. Mais, il affirme aussi que les parlementaires sont juges et parties dans la mesure où ils comptent des représentants à la fois au sein du gouvernement et dans les organismes publics en général.

Par ailleurs, l’organisation dénommée « Base de communication populaire de Fanmi Lavalas » lance un mot d’ordre de manifestation pour ce lundi pour exiger le respect par le CEP de la date constitutionnelle du 7 février pour la prestation de serment du prochain président élu. HI/JMD/RK