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Rentrée des classes et crise économique : des parlementaires opinent

Publié le mardi 5 septembre 2017

Le sénateur de l’Ouest, Antonio Cheramy, a exprimé samedi sa préoccupation par rapport aux difficultés économiques du pays à la veille de la rentrée des classes. La plupart des parents ne peuvent pas envoyer leurs enfants à l’école, a-t-il déploré tout en exigeant l’arrestation de tous ceux impliqués dans le dossier des kits scolaires au coût surévalué.

Sur un autre plan, Antonio Cheramy a exigé du ministre de l’Intérieur des explications sur un projet d’apaisement social et d’assainissement qui devrait coûter pas moins que 93 millions de gourdes à l’Etat. Le sénateur a affirmé ne pas comprendre pourquoi 22 millions de ce montant devrait servir à des activités d’intelligence.

Le député de la 3e circonscription de Port-au-Prince, Printemps Bélizaire, a pour sa part critiqué le fait par le gouvernement Moise/Lafontant de n’avoir adopté aucune disposition en vue d’améliorer les conditions de vie de la population. Il dénonce en ce sens le non accompagnement par le gouvernement des parents en difficulté pour envoyer leurs enfants à l’école cette année.

Le député de Cabaret, Joseph Manès Louis, déplore lui aussi la situation dans laquelle évolue le pays. Il l’impute à l’absence de politiques publiques en matière de santé et d’éducation.

Sur un autre plan, il désapprouve les taxes illégales insérées dans le projet de budget 2017-2018.

Joseph Manès Louis appelle la justice à sévir contre tous ceux qui sont impliqués dans le dossier des kits scolaires et s’insurge contre les menaces proférées contre le sénateur du Sud Jean Mary Salomon.

Le député de l’Estère, Raynald Exantus, rend des dirigeants de l’Etat responsables de la situation actuelle. Il déplore le déficit du gouvernement en matière d’initiatives sociales et appelle à la lutte contre la corruption.

Raynald Exantus informe par ailleurs de sa décision de soumettre une proposition de loi sur la réforme de l’ODVA en vue de renforcer sa vocation technique et donc de le mettre à l’abri de la politique.