


Haïti-Sécurité : La MINUSTAH félicite la PNH après l'arrestation de deux présumés kidnappeurs
Haïti-Enseignement supérieur : l'Université publique du Sud sort une nouvelle promotion
Haïti-Météo : Des averses orageuses prévues sur tous les départements géographiques
Haiti-Alphabétisation : Sensibiliser les femmes dans les camps de déplacés
www.flickr.com
|
Haïti-France-Musique
Une grande première pour la musique haïtienne
dimanche 30 septembre 2007,
Le groupe haïtien de renommée internationale Tabou Combo a joué dimanche soir à guichets fermés sur la mythique scène de l’Olympia à Paris où il faisait sa première apparition dans le cadre d’un concert très attendu.
Avant la célébration dans quelques mois du 40e anniversaire de l’un des plus prestigieux représentants du Compas Direct, les superstars du Tabou sont allés conquérir le coeur des plus de 2.500 spectateurs présents dans la salle avec le sentiment d’avoir relevé le défi, celui de marquer leur passage à l’Olympia, le plus ancien et le plus important music-hall de la capitale française.
Après plusieurs prestations majeures dans la grande salle du Zénith, réunissant chaque fois au parc de La Vilette près de 10.000 spectateurs enthousisastes issus de communautés multiethniques, le Tabou Combo -seul groupe des Caraïbes à avoir dominé le hit-parade français (numéro un pendant 14 semaines consécutives au Top 50 en 1975 avec l’inoubliable tube New York City)- est revenu au premier plan avec l’artillerie lourde, Roger M. Eugène communément appelé "Shoubou", Yves Joseph dit "Fanfan Ti Bòt", Yvon André alias "Kapi" et Jean-Claude Jean. Aux côtés des anciens, sur la brèche depuis le début de la grande aventure de 1968, les plus jeunes dont Danny Pierre dit Lebeau (clavier), Ralph Condé (guitare) et Yves Albert Abel (basse), tous trois d’excellents instrumentistes.
Récemment en voyage en Turquie et au Congo-Brazzaville, l’orchestre avait fait appel dimanche à plusieurs artistes invités comme "King Kino" de Phantoms.
Premiers musiciens haïtiens à avoir eu l’insigne honneur de performer à l’Olympia, les leaders du Tabou savaient qu’ils marchaient sur les brisées d’illustres prédecesseurs ayant apprivoisé la scène parisienne, Joséphine Baker, Mistinguett, Dalida, Miles Davis, les Beatles, Jacques Brel, James Brown, Charles Aznavour, les Rolling Stones, Gilbert Bécaud, les Jackson Five, Ella Fitzgerald, Luciano Pavarotti, excusez du peu !
Fondé en 1888, l’Olympia, qui est très sollicité, affiche complet jusqu’à mai 2008. Après l’orchestre haïtien, ce haut lieu de la musique internationale accueille lundi la belge Axelle Red, le français Laurent Voulzy, mercredi et jeudi (2 et 4 octobre), ses compatriotes Michel Fugain, vendredi, samedi et dimanche (du 5 au 7 octobre) et Liane Foly, les 12 et 13 octobre. L’ivoirien Tiken Jah Fakoly et le suisse Stephan Eicher sont également annoncés dans la programmation du même mois publiée sur le site de l’institution de référence du Boulevard des capucines. spp/RK