
Haiti enflamme le Lincoln Center
Haïti-Elections : L'Oea et la Caricom entament l'observation du processus dès le 5 août
Haïti-Sécurité publique : Une ressortissante européenne victime d'un braquage à l'est de la capitale
Haïti-France : Perspectives d'autonomie et d'accroissement de revenus pour les pêcheurs du Sud-Ouest
Haïti-Rép. Dominicaine : Plus de 2,500 rapatriements durant le premier semestre 2010
www.flickr.com
|
Haïti-Insécurité
Probable convocation au Sénat du Haut commandement de la PNH pour des « explications »
samedi 6 décembre 2008,
Existerait-il un plan de déstabilisation du Parlement haïtien ? s’est interrogé vendredi le président du Sénat haïtien, le Dr Kelly Bastien, en référence à une évidente « tentative d’implication » du sénateur Joseph Lambert (Sud-Est) dans l’affaire Monique Pierre, jeune haïtienne de 35 ans tuée le 29 novembre dernier à Port-au-Prince après avoir été enlevée.
Exprimant sa satisfaction de l’évolution de l’enquête et notamment des précisions apportées par la Direction Centrale de Police Judiciaire (DCPJ) sur un véhicule et une plaque d’immatriculation tout à fait différents de ceux du sénateur Lambert, M. Bastien a tout de même insisté pour que des éclaircissements soient fournis sur l’évocation dans cette affaire de la plaque d’immatriculation du véhicule de service du parlementaire.
Le compagnon de la victime, le commissaire de police des Gonaïves (Artibonite, Nord), Ernst Dorfeuille, suspect numéro un dans l’affaire, aurait à maintes reprises, au cours de son interrogatoire, cité une servante qui aurait présenté le « 00332 officiel » comme la plaque d’immatriculation du véhicule des ravisseurs de Monique Pierre. Cette place correspond exactement à celle du véhicule du 1er sénateur du Sud-Est.
Sans mettre directement en cause la police dans le plan de déstabilisation du Parlement auquel il fait référence, Kelly Bastien n’a pas écarté la possibilité de la convocation prochaine au Sénat du Haut commandement de la Police Nationale d’Haïti pour des « explications » sur le dossier et, particulièrement, sur ce qu’il considère être une « tentative d’implication » de son collègue dans une affaire qui a l’air d’avoir rapport avec la drogue.’
Interrogé sur l’impact de cette affaire sur l’image du Sénat, M. Bastien a précisé que celle-ci n’en est pas du tout affectée, la police n’ayant jusqu’ici établi aucun lien direct entre le véhicule du parlementaire et l’acte perpétré.
Le président du Sénat a enfin souhaité l’approfondissement de l’enquête et l’identification de tous les réseaux impliqués dans l’affaire. [jmd/RK]