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Haïti-Préval-17 octobre
Très offensif sur le thème de la "stabilité politique" qui lui est cher, le chef de l’Etat a choisi la commémoration de l’assassinat de l’Empereur Jean-Jacques Dessalines pour mettre au pas les nationalistes en prenant la défense de la force onusienne dont la présence est, selon lui, justifiée par de graves divisions qu’Haïti a connues
dimanche 18 octobre 2009,
Le Président René Préval s’est livré samedi à une défense en règle de la Mission de stabilisation de l’ONU en Haïti (MINUSTAH) contestant avec véhéle statut de "force d’occupation" que lui attribuent certains secteurs, dans un discours axé sur la "stabilité politique" à l’occasion du 203e anniversaire de l’assassinat du père fondateur de la patrie, Jean-Jacques Dessalines.
"La MINUSTAH n’est pas une force d’occupation, comme l’affirment certains", a estimé à Marchand-Dessalines (Artibonite, nord) le chef de l’Etat soulignant que la force onusienne est "venue aider à renforcer la sécurité et la Police Nationale qui avait été emportée par les événements de 2004" (la chute du Président Lavalas Jean-Bertrand Aristide).
"Ceux qui réclament le départ immédiat de la MINUSTAH ont une position irresponsable", a indiqué dans la foulée M. Préval qui explique la présence répétée des casques bleus par les luttes fratricides pour le pouvoir ayant marqué l’évolution d’Haïti, ces vingt dernières années. Il s’est targué d’avoir réussi durant son premier mandat (1996-2001) à obtenir la fin de la présence des troupes étrangères en reconstituant l’appareil de sécurité nationale à travers une "politique de paix et de stabilité".
René Préval en a profité pour rappeler qu’avant et après ce quinquennat deux interventions des forces onusiennes ont été nécessaires, à cause respectivement du coup d’Etat de 1991 (contre Jean-Bertrand Aristide dont il fut le Premier ministre) et de l’anarchie qui, dit-il, avait caractérisé la période 2001-2006. spp/Radio Kiskeya