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Fidel Castro dénonce "l’occupation américaine" d’Haïti

A l’image de trois autres pays de l’Alternative bolivarienne (ALBA), Venezuela, Bolivie et Nicaragua, l’ex-numéro un cubain croit que la présence des troupes américaines ne répond pas aux besoins humanitaires du pays après le séisme du 12 janvier ; le "lìder maximo" exige que l’ONU affirme son leadership dans ce dossier

Publié le dimanche 24 janvier 2010

L’ancien Président cubain Fidel Castro a dénoncé dimanche le déploiement de milliers de soldats américains en Haïti, assimilé à une "occupation" après le passage dévastateur du séisme du 12 janvier, et a profondément regretté le silence de l’ONU face à cette réalité qui ne fait, selon lui, que compliquer encore la situation du pays.

"Au milieu de la tragédie haïtienne, sans que personne ne sache comment ni pourquoi, des milliers de soldats des unités des Marines des Etats-Unis, des troupes aéroportées de la 82e Division et d’autres forces militaires ont occupé le territoire d’Haïti", affirme le "lìder maximo" dans un billet publié sur le site officiel Cubadebate.cu.

"Pire encore, ni l’Organisation des Nations Unies, ni le gouvernement des Etats-Unis n’ont fourni aucune explication à l’opinion publique mondiale sur ces mouvements de forces", a poursuivi Fidel Castro dont la voix continue à faire autorité en dépit de son retrait du pouvoir depuis trois ans au profit de son frère Raùl, pour cause de maladie.

"Plusieurs pays annoncent pour leur part l’envoi additionnel de soldats et d’équipements militaires. De tels faits vont selon moi contribuer à compliquer et rendre encore plus chaotique la coopération internationale qui est déjà très compliquée", a martelé l’ex-dirigeant communiste de 83 ans, soulignant la nécessité de "discuter de cette question sérieusement et d’assigner à l’ONU le rôle directeur qui lui correspond sur ce délicat sujet".

Enfin M. Castro fait l’éloge de "la conduite éthique" de Cuba qui, dit-il, "envoie des médecins et non des soldats" en Haïti et a pris, la semaine dernière, la décision historique d’ouvrir son espace aérien aux avions américains afin d’accélérer l’acheminement de l’aide à un pays en grande partie sinistré.

Avant Fidel Castro, les Présidents nicaraguéen Daniel Ortega, bolivien Evo Morales et vénézuélien Hugo Chàvez avaient dénoncé avec véhémence le déploiement sur et autour du territoire national d’un imposant contingent militaire américain qui devait s’élever dimanche à près de 20.000 hommes.

Le violent séisme ayant sévèrement touché Haïti a officiellement fait plus de 150.000 morts, environ 200.000 blessés, plus d’un million de sinistrés et des dégâts matériels et économiques énormes. spp/Radio Kiskeya