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Haïti-Elections

Wyclef Jean candidat : "tout dépendra de ma famille", dit l’intéressé

Publié le vendredi 30 juillet 2010

La superstar du hip-hop Wyclef Jean, vu de plus en plus dans l’opinion publique comme un potentiel compétiteur dans la course au fauteuil présidentiel, a laissé entendre jeudi que "seule sa famille" décidera dans les prochains jours de sa participation ou non aux élections de novembre, un acte assimilé à un "sacrifice" pour son pays.

"Avant même Haïti, trois personnes sont au centre de ma vie, mon épouse Claudinette, ma fille Angelina et ma mère Yolanda. Il revient à elles de déterminer si je peux me lancer dans la course électorale", a déclaré dans une interview exclusive à Radio Kiskeya le rappeur qui, la veille, peu après son arrivée à Port-au-Prince, s’était fait relever les empreintes digitales à la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ).

Un tantinet railleur, l’artiste a dénoncé l’hypocrisie et la fausseté de ceux qui aujourd’hui mèneraient contre lui une campagne de salissage face à son entrée éventuelle dans l’arène politique alors que les mêmes l’encensaient lorsqu’il faisait flotter le bicolore haïtien à travers le monde. L’ex-leader des Fugees a vouloir particulièrement démonter certaines allégations selon lesquelles il serait un "candidat de la diaspora", n’aurait "aucune maîtrise de la langue créole" ou serait un "citoyen étranger".

Il rappelle avoir donné en 2006 son bulletin de vote au candidat René Préval qui, un an après son retour au pouvoir, allait faire de lui l’ambassadeur itinérant d’Haïti muni d’un passeport diplomatique.

Nullement habité par la peur de ses détracteurs, Wyclef Jean, 37 ans, affirme au contraire qu’il a été "drafté" pour accomplir une mission qu’il entend concrétiser à travers "Face à Face", un mouvement d’intégration sociale axé sur la jeunesse et dont les objectifs fondamentaux sont la stimulation des investissements, la création d’emploi et la mise en place d’un système éducatif universel.

Selon le musicien, dont l’oncle Raymond Joseph, ambassadeur d’Haïti à Washington, vise également le Palais National (siège de la présidence), le vote constitue pour la population un mode d’expression pacifique pour éviter les confrontations violentes.

Le directeur de la police judiciaire, le commissaire divisionnaire Frantz Thermilus, a confirmé la présence mercredi après-midi de Wyclef Jean à son service dans le cadre des formalités administratives relatives aux exigences de la loi électorale.

Le responsable, qui a insisté sur l’importance de l’enregistrement des empreintes digitales des candidats aux différents postes électifs, précise que le certificat délivré aux futurs compétiteurs prouve qu’ils ont un casier judiciaire vierge sans antécédents pénaux.

spp/Radio Kiskeya