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Une cinquantaine de congressmen américains exigent des élections inclusives en Haïti

Maxine Waters en tête, ces parlementaires écrivent à la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton pour demander que Washington retire sa contribution financière au scrutin de novembre si une quinzaine de partis, dont Fanmi Lavalas, ne réintègrent pas le processus électoral après en avoir été écartés ; l’administration Obama promet d’examiner le dossier

Publié le vendredi 8 octobre 2010

45 congressmen américains ayant à leur tête la représentante démocrate de la Californie, Maxine Waters, ont exprimé à la secrétaire d’Etat Hillary Clinton leurs appréhensions sur le déroulement des prochaines présidentielles et législatives en Haïti, démarche à laquelle l’administration Obama a promis vendredi de réagir, selon la presse américaine.

Dénonçant l’exclusion du processus électoral d’une quinzaine de partis politiques, dont Fanmi Lavalas de Jean-Bertrand Aristide, les parlementaires ont envoyé jeudi une lettre à Mme Clinton pour demander au gouvernement américain d’affirmer de manière non équivoque son "refus de financer des élections qui ne respectent pas les principes démocratiques de base".

Le Conseil électoral provisoire a "décidé d’exclure du scrutin des candidats de quatorze partis, dont Fanmi Lavalas", écrivent les signataires de la lettre qui réclament leur réadmission dans la course.

S’exprimant lors d’une conférence de presse, le porte-parole du Département d’Etat, Mark Toner, a pour sa part indiqué que les services de Hillary Clinton étaient touchés de cette initiative et des accusations contenues dans la missive.

"Nous allons les vérifier et nous promettons d’y répondre", a affirmé Toner avant d’ajouter "évidemment, nous voulons que les élections se réalisent en Haïti de manière libre, juste, démocratique et transparente. Nous examinerons ces accusations et nous répondrons de façon appropriée".

Les congressmen soulignent qu’en dépit des graves problèmes auxquels Haïti est confrontée depuis le violent séisme l’ayant ravagée le 12 janvier, la communauté internationale ne peut permettre que se tiennent des élections inéquitables qui causeront des préjudices au processus de reconstruction.

"Les élections doivent aider à rétablir une législature effective, la reddition de comptes pour les énormes dépenses effectuées et la résolution des conflits sociaux actuels en Haïti de manière pacifique et démocratique", concluent les initiateurs de cette démarche.

Parmi les parlementaires américains qui se montrent préoccupés par l’orientation du processus électoral en Haïti, l’on retiendra le nom de Maxine Waters, très proche de l’ancien Président Aristide et de son parti.

Les Etats-Unis figurent parmi les principaux bailleurs de fonds qui se sont engagés à financer les élections présidentielles et législatives fixées 28 novembre et dont le budget d’environ 29 millions de dollars est désormais disponible quasiment à cent pour cent. spp/Radio Kiskeya