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Le Conseil de sécurité accorde un an de plus à la MINUSTAH et appelle à des "élections libres" en Haïti

La stabilité politique dépendra de l’issue des joutes présidentielles et législatives du 28 novembre, relèvent les quinze membres du Conseil dans une résolution

Publié le jeudi 14 octobre 2010

Les quinze membres du Conseil de sécurité ont approuvé jeudi à l’unanimité la proposition du Secrétaire général Ban Ki-moon de proroger, jusqu’au 15 octobre 2011, le mandat de la Mission de stabilisation de l’ONU en Haïti (MINUSTAH) tout en appelant à la tenue "d’élections libres", le mois prochain.

Le Conseil a décidé de "maintenir à leur niveau global actuel les effectifs de la Mission, qui comprend une composante militaire, qui pourra compter jusqu’à 8.940 soldats de tous rangs, et une composante policière pouvant atteindre 4.391 membres", souligne l’instance suprême de l’ONU dans une résolution rendue publique à New York.

Affirmant qu’il est de la responsabilité du gouvernement et du peuple haïtiens la "stabilisation du pays sous tous ses aspects", le Conseil de sécurité met aussi l’emphase sur la nécessité de rendre libre et transparent le scrutin présidentiel et législatif du 28 novembre. "La bonne tenue d’élections présidentielles et législatives libres, régulières, ouvertes à tous et transparentes, conformément au calendrier constitutionnel, est une condition décisive de la consolidation d’un climat politique stable", indique la résolution.

D’autre part, les donateurs d’Haïti sont invités à honorer "sans retard" les engagements financiers pris lors de la conférence internationale organisée à New York, le 31 mars dernier, afin que le processus de reconstruction post-séisme entraîne à court terme des "bienfaits tangibles et visibles".

Dans le domaine des droits humains, au cours des douze prochains mois, la MINUSTAH disposera du même mandat. Aussi, les Etats membres insistent pour que les casques bleus "continuent d’appuyer les efforts déployés par les autorités haïtiennes en vue de contrôler les flux d’armes légères", conclut la résolution.

Précédée de quelques mois d’une force multinationale qui avait été dépêchée sur le terrain dans les heures ayant suivi le départ en exil du Président Lavalas, Jean-Bertrand Aristide, le 29 février 2004, au milieu d’une grande commotion politique, la MINUSTAH est déployé en Haïti depuis six ans.spp/Radio Kiskeya