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Haïti-Situation post-séisme

Des déplacés internes protestent contre leurs conditions dix mois après le séisme dévastateur du 12 janvier

« Non aux élections sous les tentes et les bâches ! Départ de la MINUSTAH qui a déféqué dans nos rivières ! », ont scandé, en colère, des sinistrés du tremblement de terre, devant le siège de la Primature

Publié le vendredi 12 novembre 2010

Plusieurs centaines de déplacés des camps d’hébergement de l’aire métropolitaine ont tenu vendredi un sit-in de protestation devant la Primature (siège du gouvernement) à Port-au-Prince, contre leur abandon par les autorités.

Aux cris de « Pas d’élections sous les tentes et les bâches ! », les manifestants s’en sont directement pris au président René Préval et au premier ministre Jean-Max Bellerive du fait qu’ils les ont laissés sous les tentes dix mois après le séisme.

Les manifestants ont par ailleurs exigé le départ de la Mission des Nations-Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) qu’ils accusent d’avoir introduit au pays la bactérie à l’origine de l’épidémie de choléra, en référence à des allégations émises en ce sens à l’encontre des casques bleus népalais basés à Mirebalais, dans le Plateau central, où les premiers cas de choléra avaient été enregistrés.

Les déplacés internes venus de divers camps ont également dénoncé des organisations intervenant dans les camps, telles que l’Organisation Internationale de la Migration (OIM) et World Vision qui les empêcheraient de faire état de leurs déboires dans la presse.

Ils ont enfin remis une lettre à la Primature dans laquelle ils exigent l’application des prescrits de la Constitution en vigueur et de la Charte Interaméricaine des Droits Humains faisant exigence à l’Etat de mettre à la disposition des citoyens des logements décents. [jmd/Radio Kiskeya]

Liliane Pierre-Paul éléments Aller à la galerie de Liliane Pierre-Paul