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Le Venezuela, partenaire numéro un d’Haïti, selon Michel Martelly

Soulignant avec ou sans arrière-pensées idéologiques que l’aide bilatérale la plus importante le pays la reçoit d’Hugo Chàvez, le Président est arrivé jeudi en Amérique du sud pour sa participation au premier sommet de la CELAC et des rencontres avec son homologue vénézuélien et d’autres dirigeants de la région ; Martelly renvoie dans les cordes les journalistes qui voulaient avoir des informations sur le nombre de personnes faisant partie de sa délégation

Publié le jeudi 1er décembre 2011

Le Président Michel Martelly a qualifié le Venezuela de premier partenaire bilatéral d’Haïti avant d’arriver jeudi après-midi à Caracas où il va participer vendredi et samedi au premier sommet de la communauté des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Amérique latine et de la Caraïbe.

« Je crois que les haïtiens ont fini par savoir que la coopération avec le Venezuela est la coopération numéro un, celle qui offre le plus de dons et d’assistance à Haïti », a confié l’ancien chanteur de Compas au pouvoir depuis six mois, au moment où il quittait Port-au-Prince à la tête d’une délégation officielle.

Il a mis l’accent sur l’importance de son voyage qui devrait lui donner l’occasion de discuter, lors du sommet de la CELAC, du renforcement du programme d’aide énergétique Petrocaribe que le régime d’Hugo Chàvez offre depuis plusieurs années à Haïti et de la coopération tripartite entre Port-au-Prince, La Havane et Caracas.

Invité également aux cérémonies commémoratives du bicentenaire de l’indépendance vénézuélienne, Martelly doit avoir des discussions bilatérales avec son homologue Chàvez ainsi que les Présidents chilien Sebastiàn Piñera, brésilien Dilma Rousseff, colombien Juan Manuel Santos, argentin Cristina Fernàndez de Kirchner, équatorien Rafael Correa et mexicain Felipe Calderòn.

En vue de faciliter les négociations, les présidents des commissions des affaires étrangères et des finances du Sénat, respectivement Wencesclass Lambert et Jocelerme Privert, accompagnent la délégation présidentielle qui comprend le chancelier Laurent Lamothe, mais dont la composition intégrale demeure un mystère pour la presse haïtienne.

Déjà irrité par des demandes d’information répétées sur le coût de ses voyages à bord de jets loués aux Etats-Unis , le chef de l’Etat a pratiquement éconduit une journaliste qui lui demandait avec combien de personnes il allait se déplacer. « Demandez au ministre des affaires étrangères. Je ne suis pas responsable de la gestion des fourchettes et des cuillères », a répondu un tantinet agacé M. Martelly en laissant entendre que les représentants de la presse devaient lui poser des questions beaucoup plus substantielles et s’intéresser de préférence à l’utilisation de l’aide vénézuélienne ainsi qu’au processus de reconstruction de la capitale.

Le mandataire haïtien sera pendant deux jours en compagnie des dirigeants de trente-deux autres pays du sous-continent américain réunis au sein de la CELAC, un organe politique multilatéral créé en 2010 avec la mission de consolider l’intégration régionale.

Avant Caracas, le Président Martelly avait effectué, il y une quinzaine de jours, une visite officielle à Cuba, l’autre représentant de la gauche radicale latinoaméricaine. spp/Radio Kiskeya

Liliane Pierre-Paul éléments Aller à la galerie de Liliane Pierre-Paul