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Anacacis rompt le silence et soutient Jean-Charles

Le troisième Sénateur de l’ouest confie que les deux cas confirmés de nationalité étrangère détectés au sein du gouvernement concernent un homme et une femme

Publié le mercredi 25 janvier 2012

Le Sénateur Jean Hector Anacacis a accrédité mercredi les accusations de son collègue Moïse Jean-Charles sur la présumée multinationalité de membres de l’Exécutif, dont le chef de l’Etat, au lendemain des révélations de la commission spéciale d’enquête selon lesquelles au moins deux éléments de l’équipe Martelly/Conille sont des ressortissants étrangers.

« C’est le début des preuves. Les informations communiquées par le Sénateur Jean-Charles commencent à se confirmer », a estimé le parlementaire de l’ouest non sans affirmer que les deux premiers responsables tombés dans l’escarcelle des investigateurs sont respectivement un homme et une femme.

Mais, là s’arrêtent les précisions d’Anacacis qui s’est gardé de révéler leur identité.

L’ancien candidat malheureux aux présidentielles de 2010 refuse désormais de parler d’allégations du bouillant élu du nord qui, fait-il remarquer, dispose de données dont le fondement se vérifie. Parallèment, il dit faire confiance à la commission spéciale qui devrait fournir un excellent travail de vérification de la nationalité des 39 membres de l’actuelle administration.

Sarcastique, Jean Hector Anacacis a toutefois fait état de la volonté de certains membres d’orienter l’enquête dans un sens déterminé et de chercher une "voie de sortie" au Palais National (siège de la présidence).

Lors d’un point de presse mardi, le président de la commission sénatoriale, Joseph Lambert, a révélé la découverte de "deux cas avérés de citoyens étrangers faisant partie du gouvernement", après le dépouillement de dix dossiers.

Présentant la commission comme une structure indépendante, sans état d’âme, le Sénateur du sud-est, devenu un puissant allié de Michel Martelly, a fait savoir que les documents de voyage de tous les responsables gouvernemntaux, y compris le chef de l’Etat, devaient être passés au crible.

Très déterminé, Moïse Jean-Charles est revenu à la charge en affirmant que le Président Michel Martelly était un "citoyen américain et italien", par conséquent non habilité à diriger le pays.

La constitution haïtienne en vigueur interdit dans tous les cas la double nationalité. spp/Radio Kiskeya