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Haïti-Insécurité

Assassinat de Venel Joseph, ancien gouverneur de la Banque Centrale

Cet ancien haut responsable de l’administration Aristide (2001-2004), dont le fils Patrick Joseph est inculpé de corruption aux Etats-Unis, a été mortellement blessé par des individus armés devant sa résidence en pleine dégradation du climat sécuritaire

Publié le mardi 6 mars 2012

L’ancien gouverneur de la Banque de la République d’Haïti sous Jean-Bertrand Aristide, Venel Joseph, est décédé mardi soir dans un hopital de Port-au-Prince peu après avoir été victime d’un attentat au moment où il regagnait son domicile à Musseau (est de la capitale), a appris Radio Kiskeya.

La victime qui était un octogénaire n’a pas survécu à ses blessures.

Selon les premières informations, M. Joseph, qui était dans sa voiture accompagné de son chauffeur, a été la cible d’inconnus armés à l’entrée de la maison.

On ignorait le mobile de ce crime qui, dans un contexte de détérioration des conditions sécuritaires, coïncide avec une autre attaque armée ayant fait mardi soir un mort et un blessé grave à l’avenue Christophe (centre de la capitale).

Membre depuis 1991 du conseil d’administration de la BRH, l’ancien haut fonctionnaire en était le Gouverneur durant tout le second mandat du Président Aristide, soit de 2001 jusqu’à sa chute en 2004.
Au cours de cette même période, le fils du patron de la banque des banques, Patrick Joseph était lui directeur général de la compagnie de télécommunications d’Etat TELECO.

Propriétaire de la chaîne privée Télé Eclair, ce dernier s’était rendu aux autorités américaines dans le cadre de l’enquête judiciaire ouverte sur l’exploitation illégale du système d’appels internationaux de la TELECO par des sociétés-écrans basées aux Etats-Unis qui soudoyaient leurs correspondants en Haïti.

Le Miami Herald avait indiqué, le week-end écoulé, que M. Joseph (le fils) aurait fait d’importantes révélations sur l’attribution présumée de pots-de-vin à l’ancien Président Aristide dans cette affaire.

En dépit des propos du Président Michel Martelly et du chef de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), Mariano Fernàndez, sur l’amélioration supposée des conditions de sécurité, une nette accélération de l’insécurité criminelle est constatée depuis quelques semaines dans la région métropolitaine de Port-au-Prince où divers cas d’assassinat ont été recensés. spp/Radio Kiskeya

Liliane Pierre-Paul éléments Aller à la galerie de Liliane Pierre-Paul