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Haïti-Insécurité

Assassinat de "Samba Boukman", ex-chef d’OP Lavalas

Figure controversée issue de milieux défavorisés très politisés, Jean-Baptiste Jean-Philippe, qui avait pris des galons sous la Présidence de René Préval, faisait partie de la CNDDR et du dispositif du pouvoir qui avait mis fin à la terrifiante "Opération Bagdad"

Publié le vendredi 9 mars 2012

Un ancien chef d’organisation populaire Lavalas, Jean-Baptiste Jean-Philippe, plus connu sous le nom de « Samba Boukman »,a été tué par balles vendredi à la mi-journée dans le quartier de Delmas 95, zone Jacquet Toto (banlieue est de Port-au-Prince), a indiqué à Radio Kiskeya l’inspecteur divisionnaire Patrick Rosarion, responsable du commissariat de police de Pétion-Ville.

Ce sont encore une fois des bandits circulant à moto qui ont perpétré ce crime au moment où la victime ramenait son enfant de l’école.

On ignorait le mobile de ce nouveau meurtre qui vient prolonger une vague d’activités criminelles qui frappe la capitale haïtienne.

Partisan de premier plan de l’ancien Président René Préval, lors de son accession au pouvoir en 2006 pour un second mandat, « Samba Boukman » avait intégré à titre de représentant de l’Exécutif la commission nationale de démantèlement, démobilisation et réinsertion (CNDDR) que dirigeait l’ex-Député Alix Fils-Aimé.

Personnage très controversé en raison de ses liens présumés avec des bandes armées qui opéraient dans plusieurs quartiers populaires, en particulier le Bel-Air, sa zone de résidence, l’ex-chef d’OP avait contribué, sous l’administration Préval, à la "pacification négociée" des bidonvilles pro-Aristide.

Au lendemain de sa chute, en 2004, des partisans armés de l’ancien Président Lavalas avaient déclenché une campagne de terreur baptisée "Opération Bagdad".

Un climat d’insécurité s’est installé à Port-au-Prince depuis plusieurs semaines avec des attaques armées à répétition de motards.

Avant la mort de "Samba Boukman", de nombreuses personnes sont tombées sous des balles assassines parmi elles l’ancien gouverneur de la Banque Centrale, Venel Joseph, l’avocat Durand Jeanty, un juge de paix et un policier. spp/Radio Kiskeya