> Actualité > 21 morts constatés sur place et 40 blessés dont certains graves dans (...)

Haïti-Catastrophe

21 morts constatés sur place et 40 blessés dont certains graves dans l’accident, près de Petit-Goâve

La Présidence établit à 26 le nombre des morts sans préciser si les personnes ayant succombé à l’hôpital sont prises en compte / Un bilan officiel définitif encore attendu

Publié le samedi 7 avril 2012

ACTUALISATION DIMANCHE 7 HRES 50 PM

Vingt et une (21) personnes ont péri sur place dans l’accident de la circulation qui s’est produit samedi après-midi sur la nationale #2 à hauteur du morne Tapion, près de la ville de Petit-Goâve (68 km au sud de Port-au-Prince), selon constat effectué par le Juge de Paix Aharentz Mars.

Une quarantaine de blessés, dont certains graves, ont été transportés à l’hôpital. Certains d’entre eux dont le nombre n’a pas encore été établi, ont succombé à leurs belssures.

Un communiqué de la Présidence faisant état des sympathies du chef de l’Etat Martelly aux victmes, établit dimanche à 26 le nombre de morts.

Un précédent bilan dressé sur le vif et tenant compte du nombre de blessés graves ayant succombé à l’hôpital, établissait samedi à une cinquantaine le nombre de morts.

Un bilan officiel définitif de l’accident est donc attendu.

L’accident s’est produit quand un camion, transportant des petits commerçants et des marchandises, s’est renversé en pleine course.

Le véhicule, qui assurait le trajet Port-au-Prince/St-Louis du Sud, se rendait dans cette commune bondé de passagers et de produits divers lorsque ses freins auraient subitement lâché.

Selon les observations du correspondant local de Radio Kiskeya et les témoignages recueillis samedi à chaud sur les lieux de la tragédie, 25 personnes auraient été tuées sur-le-champ.

19 autres, qui se trouvaient parmi des victimes transportées d’urgence à l’hôpital Notre-Dame de Petit-Goâve, auraient succombé à leurs blessures, selon l’administrateur de l’établissement, Joël Charles. Indiquant que l’hôpital était littéralement débordé en raison notamment de l’absence du gros du personnel médical parti en week-end pascal, le responsable avait lancé un SOS aux autorités de Port-au-Prince afin que plus d’ambulances soient disponibles pour faire face à l’ampleur de la catastrophe.

Mercredi dernier, un autre grave accident avait déjà fait quatre morts et une quinzaine de blessés toujours sur la même route.

Ce nouvel épisode de l’insécurité routière, l’une des premières causes de mortalité en Haïti, illustre tragiquement les pires dangers auxquels sont exposées quotidiennement des milliers de vie à cause de l’absence d’une police routière et de l’anarchie indomptable régnant dans le transport en commun.

Le 16 janvier, un poids lourd avait dévalé la route de Delmas (est de Port-au-Prince), heurté avec une violence inouïe voitures et motocyclettes et laissé un bilan effarant d’une quarantaine de morts.

Passés les effets d’annonce des premiers jours, les autorités compétentes n’ont jamais communiqué les nouvelles mesures adoptées en vue d’une meilleure prise en charge de la circulation automobile et de l’amélioration du niveau d’éducation de la population.
spp/Radio Kiskeya