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Laurent Lamothe, successeur officiel de Garry Conille

Le nouveau Premier ministre s’engage sur le front social en vue d’améliorer substantiellement les conditions de vie de la population et se pose en défenseur des acquis démocratiques

Publié le lundi 14 mai 2012

Le Premier ministre Laurent Lamothe est devenu officiellement lundi soir le successeur de Garry Conille, démissionnaire depuis environ trois mois, en franchissant la quatrième et dernière étape du processus de ratification à la Chambre des Députés où la séance consacrée à sa déclaration de politique générale a débouché sur un vote massif de 70 pour, sept contre et trois abstentions.

Initialement prévue vendredi dernier, la séance avait avorté en raison du mécontentement d’un certain nombre d’élus après l’éviction de l’ancien Sénateur Kély Bastien, finalement dépossédé du portefeuille ministériel de l’environnement qui lui avait été promis.

Dans son exposé caractérisé par un survol des grandes problématiques, Laurent Lamothe s’est engagé à travailler à l’amélioration des conditions socio-économiques de la majorité de la population et de mettre en place une politique capable de faire d’Haïti un "pays émergent" à l’horizon 2030.

L’action de son gouvernement s’appuiera, dit-il, sur l’inclusion sociale, la responsabilité fiscale, la stabilité politique et la liberté d’expression et d’association.

Intervenant sur deux des dossiers constituant des pierres d’achoppement pour l’administration actuelle, le prochain locataire de la Primature a promis l’organisation des élections sénatoriales et locales d’ici la fin de l’année et une décision prochaine du chef de l’Etat - dont l’orientation reste inconnue- sur l’amendement constitutionnel.

L’arrêté nommant les membres du premier cabinet Martelly/Lamothe a été modifié et plusieurs ministres du gouvernement sortant, un temps écartés, ont été repêchés. C’est le cas notamment des titulaires du commerce, Wilson Laleau, des haïtiens vivant à l’étranger, Daniel Supplice, de l’environnement, Joseph Ronald Toussaint, de la jeunesse et des sports, Jean Roosvelt René. Ce dernier avait été officiellement remplacé par Pierre Poitevien.

La situation était pareille pour le ministre de l’environnement, Joseph Ronald Toussaint, qui devait être renvoyé au profit de l’ancien Sénateur du nord, Kély Bastien.

Deux incidents ont perturbé la séance de ratification, la décision contestée du président de la Chambre basse, Levaillant Louis-Jeune, d’abréger les débats pour accélérer le vote et une coupure d’électricité. Cela s’était déjà produit un an auparavant lorsque le Président Michel Martelly avait prêté le serment constitutionnel dans l’obscurité, le 14 mai 2011. spp/Radio Kiskeya