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Haïti-R. Dominicaine-Justice

L’assassinat en 2000 de six illégaux haïtiens et d’un passeur dominicain devant la CIDH

Dans le cadre de sa nouvelle session ordinaire ouverte lundi à San José de Costa Rica, la Cour interaméricaine des droits de l’homme doit fixer les responsabilités plus de dix ans après ce carnage connu sous le nom de « massacre de Guayubìn » qu’avaient perpétré des militaires dominicains à la frontière

Publié le mardi 19 juin 2012

La Cour interaméricaine des droits de l’homme ayant son siège à San José de Costa Rica a entamé lundi sa 95e session ordinaire au cours de laquelle elle doit notamment consacrer des audiences à la tuerie que des soldats dominicains avaient commise, en 2000, lorsque six ressortissants haïtiens et un dominicain avaient été abattus.

Selon une dépêche d’EFE, mercredi et jeudi, les juges de cette instance de l’Organisation des États américains (OEA), chargée de la défense des droits fondamentaux et des libertés individuelles dans les Amériques, se pencheront sur le cas connu comme « Nadège Dorzema contre la République Dominicaine » ou encore « Le massacre de Guayubìn ».

Lors de ce grave incident survenu à la frontière, des membres de l’armée dominicaine avaient ouvert le feu sur un véhicule tuant six clandestins haïtiens et un passeur dominicain.

Cette affaire avait été portée devant la CIDH en février 2011 dans la foulée d’un verdict scandaleux qu’avait prononcé un tribunal militaire dominicain. Jugés en cour martiale, les présumés assassins allaient être tous innocentés et remis en liberté au terme d’une procédure judiciaire longue de plusieurs années.

Les familles des victimes avaient émis des protestations et réclamé sans succès que les hommes en uniforme soient déférés devant une juridiction ordinaire.

La CIDH considère que « ce carnage s’est produit dans un contexte de discrimination structurelle qu’expriment les agents de l’ordre dominicains à l’encontre de citoyens haïtiens ou de personnes d’origine haïtienne ».

Nos compatriotes, dont la présence massive est vécue comme une menace en territoire voisin, sont régulièrement victimes de violences ciblées. spp/Radio Kiskeya