Le Palais National a annoncé vendredi que le Président Michel Martelly n’avait pas accepté la démission de son conseiller spécial, Joseph Lambert, quelques heures après que l’ancien Sénateur sud-est avait pris la décision de renoncer à son poste en raison de son implication directe dans une sale guerre des ondes retentissante avec le président de la Chambre basse, Levaillant Louis-Jeune.
Dans une interview à Radio Kiskeya, le porte-parole de la présidence, Lucien Jura, a fait savoir que M. Lambert, sermonné pour son attitude, avait participé dans la journée à une réunion officielle tenue au Palais.
Le Président a reproché à l’intéressé ses propos qui n’ont pas fait « honneur » à l’institution de la présidence ni aux deux protagonistes du duel les ayant opposés sur Radio Vision 2000, a expliqué le porte-parole. Il confie également que Martelly avait également passé un coup de fil au Député Levaillant Louis-Jeune pour lui faire part de ses regrets et souligné à son attention que le pouvoir était pour rien dans cette affaire.
Renvoyé du directoire de l’ancienne plateforme présidentielle Inite avant de basculer officiellement dans le camp de Michel Martelly, Joseph Lambert et son successeur à la tête du parti s’étaient accusés mutuellement de corrompus et d’opportunistes en recourant aux injures les plus détestables.
Lucien Jura s’est refusé à commenter l’un des éléments-clés de ce scandale, l’attribution par la présidence d’un véhicule blindé au premier personnage de la Chambre basse et l’un des tout premiers de la république. spp/Radio Kiskeya
