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Le CSPJ pourrait faire marche arrière ce vendredi

Sur la corde raide depuis près de deux mois et la crise engendrée par la désignation entachée de fraudes des trois représentants du système judiciaire au CEP permanent, Me Anel Alexis Joseph a décidé de convoquer une réunion qui pourrait avoir un effet domino et des conséquences immédiates pour la moitié des conseillers électoraux en fonction

Publié le jeudi 20 septembre 2012

Tous les regards devraient se tourner ce vendredi vers le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ) qui, si on se fie à certaines informations, pourrait annoncer, lors d’une réunion spéciale, la reprise du processus de désignation de ses représentants au Conseil électoral permanent, ce qui impliquerait le rappel automatique des trois conseillers électoraux dont la légitimité demeure contestée.

Dans une circulaire adressée à ses collègues, le président du CSPJ, Me Anel Alexis Joseph, en lutte pour son maintien, les a invités à participer à des « délibérations » sans en identifier l’objet.

Depuis le fameux « vote » du 24 juillet au cours duquel Me Anel Alexis Joseph et ses fidèles avaient dégagé une majorité de quatre sur neuf pour sélectionner les conseillers Patrick Métellus, Yves Benoît Jean-Marie et Salnave Exantus, l’organe de contrôle du pouvoir judiciaire, profondément divisé, s’est dangereusement discrédité.

Dans le monde judiciaire, la classe politique et la société civile diverses voix ont dénoncé l’hyperdépendance vis-à-vis de l’Exécutif de Me Joseph qui, à 74 ans, voit également sa nomination à la présidence de la Cour de cassation remise en question à cause du dépassement de l’âge maximal requis fixé à 65 ans.

A la veille de ce rendez-vous, qui pourrait être crucial pour l’avenir du CSPJ, la Fédération des barreaux d’Haïti (FBH), l’Association nationale des magistrats haïtiens (ANAMAH) et des parlementaires ont accueilli favorablement la démarche d’Anel Alexis Joseph qui intervient dans un contexte où le conseil supérieur du pouvoir judiciaire, et par voie de conséquence, le CEP incomplet, sont plongés dans une impasse. Et leur crise de légitimité pourrait à terme rejaillir sur le pouvoir politique lui-même, autrement dit le Président Michel Martelly et son quinquennat. spp/Radio Kiskeya