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Haïti-Présidence

Michel Martelly mercredi à la tribune de l’ONU

Accompagné du Premier ministre Laurent Lamothe, il aura, en marge de cette 67e assemblée générale, des rencontres avec le dirigeant sud-africain Jacob Zuma et la chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, attendue prochainement en Haïti pour l’inauguration du parc industriel de Caracol

Publié le mardi 25 septembre 2012

Le Président Michel Martelly doit quitter Port-au-Prince ce mardi à destination de New York où, en compagnie du Premier ministre Laurent Lamothe, il va participer à la 67e assemblée générale des Nations Unies.

Le chef de l’Etat s’exprimera mercredi après-midi à la tribune de l’organisation.

Selon son porte-parole, Lucien Jura, il aura, en marge de cette grand-messe annuelle, des entretiens bilatéraux notamment avec son homologue sud-africain, Jacob Zuma, et la Secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton.

Cette dernière sera dans les prochains jours en visite en Haïti, a confirmé Laurent Lamothe à son arrivée dimanche soir à New York. L’épouse de l’ex-Président Bill Clinton -lui-même très impliqué dans la vie du pays à titre d’envoyé spécial de l’ONU –procédera à l’inauguration du parc industriel de Caracol (nord-est).

Durant leur séjour aux Etats-Unis, Martelly et Lamothe à la tête d’une imposante délégation, prendront part également aux activités de la Fondation Clinton en faveur d’Haïti.

Interrogé par Radio-Télé Kiskeya sur les manifestations antigouvernementales en cascade enregistrées ces derniers jours face au déclin du pouvoir d’achat des citoyens et à la flambée des prix des produits de première nécessité, le porte-parole de la Présidence, Lucien Jura, a confié que le pouvoir est très préoccupé. Dans la foulée, il a tenté de dissocier les revendications strictement sociales des protestations politiques, mettant en garde contre la volonté délibérée de certains de « plonger le pays dans l’instabilité ».

Un peu plus d’un an après son arrivée au pouvoir, l’ancien chanteur Michel Martelly dit « Sweet Micky » doit affronter une contestation sociale qui tend à s’amplifier et à se transposer sur le terrain politique dans des villes comme le Cap-Haïtien (nord) et les Cayes (sud) où le chef de l’Etat comptait, récemment encore, de nombreux partisans et sympathisants. spp/Radio Kiskeya