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Martelly au sommet de la Francophonie, dit non à la « déstabilisation »

Avant de s’envoler pour Kinshasa, le chef de l’Etat, en difficulté face à une certaine agitation sociale et politique, a tenu à mettre l’accent sur la nécessité de maintenir le calme et de privilégier le dialogue au détriment de la confrontation

Publié le jeudi 11 octobre 2012

Le Président Michel Martelly s’est rendu jeudi au XIVe sommet de la Francophonie à Kinshasa en lançant, face à la situation politique prévalant dans le pays, un appel au calme et à la raison et en mettant en garde contre toute agitation violente porteuse de « déstabilisation ».

Sans la nommer, le chef de l’Etat a accusé l’opposition de vouloir exploiter politiquement les revendications sociales de la population en orchestrant une campagne visant à anéantir les progrès réalisés par son régime qui, estime-t-il, commence à projeter à l’extérieur une nouvelle image d’Haïti.

« Ce ne sont pas les actions violentes, les dérapages ni le tapage qui vont faciliter la construction du pays, mais au contraire l’inclusion, la paix et le dialogue. Les revendications légitimes du peuple concernant la faim et le chomage ne doivent pas être transformées en revendications politiques », a martelé le Président sur le tarmac de l’aéroport international Toussaint Louverture au moment de laisser Port-au-Prince à la tête d’une délégation.

Confronté à un mouvement de contestation tendant à s’amplifier et qui va jusqu’à réclamer son départ du pouvoir, l’ex-chanteur Michel Martelly dit "Sweet Micky" a, par ailleurs, émis l’espoir de pouvoir obtenir de nouveaux soutiens financiers consacrés à la reconstruction et de renforcer la coopération avec l’alma mater, à l’occasion du sommet de la Francophonie qu’accueille l’Afrique, à travers la République Démocratique du Congo (RDC), samedi et dimanche (13 et 14 octobre).

Durant son séjour à Kinshasa, le dirigeant haïtien aura des entretiens séparés notamment avec le Président français, François Hollande, la Première ministre québécoise, Pauline Marois, et le secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), Abdou Diouf. spp/Radio Kiskeya