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Haïti-Finance-Escroquerie

Jean-Bertrand Aristide et des ex-acteurs de la finance poursuivis en justice pour la faillite des coopératives

Déjà dans le collimateur des anciens de Lafanmi Se Lavi, l’ancien Président Lavalas est accusé aujourd’hui d’avoir contribué, il y a dix ans, à la ruine de nombreux sociétaires et est visé par une plainte de la CONASOVIC au même titre que David Chéry, Pierre Wilfrid Boucard et consorts

Publié le mercredi 19 décembre 2012

La coordination nationale des sociétaires victimes des coopératives a déposé mardi au paquet de Port-au-Prince une plainte pour escroquerie, abus de confiance, vol et association de malfaiteurs contre l’ex-Président Jean-Bertrand Aristide et plusieurs anciens responsables de coopératives financières ayant fait faillite en 2002/2003.

Précisant qu’il avait apporté de nouveaux documents en vue de compléter un dossier destiné au cabinet d’instruction, le coordonnateur de la CONASOVIC, Rosemond Jean, a confié qu’outre Aristide, David Chéry, le responsable de Cœurs Unis, Pierre Wilfrid Boucard, l’ex-patron de la CADEC, Henriot Pétiote, l’ancien président du Conseil national des coopératives (CNC), figurent sur la liste des personnes poursuivies.

Les sociétaires ruinés dans le cadre de l’une des pires escroqueries de l’histoire d’Haïti leur réclament cinq à six milliards de gourdes.

Selon Jean, M. Petiote aurait avoué avoir dû concéder des emprunts à Jean-Bertrand Aristide alors au pouvoir parce que le trésor public ne disposait pas d’assez de fonds pour assurer la paie des policiers.

Aucune réaction pour l’instant de l’ancien chef de l’Etat déjà visé par une première plainte d’ex-pensionnaires de son œuvre sociale Lafanmi Se Lavi qui l’accusent d’avoir exploité leur cause d’enfants démunis à des fins d’enrichissement personnel.

Appelant au soutien des organisations de défense des droits humains, le dirigeant de la CONASOVIC a souhaité que la justice se prononce sur ce dossier dans la transparence et l’autonomie afin que ceux qui avaient floué d’innombrables citoyens naïfs soient punis conformément à la loi.

Des dizaines de milliers de sociétaires, qui se voyaient offrir des taux d’intérêt mirobolants de 10 à 12% le mois, avaient vite déchanté devant la fermeture en cascade avec leur épargne des coopératives et la fuite à l’étranger de la plupart des escrocs restés indifférents à une catastrophe qui, dans certains cas, avaient entraîné l’appauvrissement de beaucoup de familles et dans d’autres des suicides individuels ou troubles mentaux irrémédiables. spp/Radio Kiskeya