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		<title>Questions aux &quot;ch&#233;rubins&quot; du CEP</title>
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		<description>Nous avons pris connaissance, sur internet, d'un texte qu'aurait sign&#233; la conseill&#232;re &#233;lectorale Ginette Ch&#233;rubin, dans lequel (s'il s'agit bien d'elle), elle fait figure de victime expiatoire et de cible privil&#233;gi&#233;e des critiques d'une horde de d&#233;tracteurs tapis dans les m&#233;dias, dans la classe politique et dans la soci&#233;t&#233; civile. Selon ce qui est dit dans le texte en question, on aurait identifi&#233; Mme Ch&#233;rubin comme le verrou &#224; faire sauter pour parvenir (...)

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&lt;a href="http://radiokiskeya.com/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Editoriaux&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous avons pris connaissance, sur internet, d'un texte qu'aurait sign&#233; la conseill&#232;re &#233;lectorale Ginette Ch&#233;rubin, dans lequel (s'il s'agit bien d'elle), elle fait figure de victime expiatoire et de cible privil&#233;gi&#233;e des critiques d'une horde de d&#233;tracteurs tapis dans les m&#233;dias, dans la classe politique et dans la soci&#233;t&#233; civile.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Selon ce qui est dit dans le texte en question, on aurait identifi&#233; Mme Ch&#233;rubin comme le verrou &#224; faire sauter pour parvenir au but principal d'an&#233;antir le Conseil Electoral Provisoire (CEP). En raison d'un tel objectif, il n'y aurait partout, que m&#233;disances, diatribes et palabres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le texte traite aussi de l'art (ou m&#234;me de la vertu) de ne pas d&#233;missionner &#224; tout bout de champ &#224; des postes de haute responsabilit&#233;. Dans cet ordre d'id&#233;es, il y est dit que, forte du soutien de plusieurs associations de femmes, Mme Ch&#233;rubin entend r&#233;sister aux pressions venant de partout. Voici, &#224; ce sujet, la conclusion du texte qu'elle aurait sign&#233; :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Ginette Ch&#233;rubin est d&#233;termin&#233;e &#224; poursuivre le combat, &#224; jouer le r&#244;le d'&#233;veil et de veille donc de vigilance permanente, au sein de l'une des structures de l'Etat avec, en appui, les Associations de Femmes qui l'ont d&#233;sign&#233;e et la supportent. Elle fera usage de toutes ses ressources pour ne pas capituler. Mais le temps, les hommes et les choses d&#233;cideront. Alea jacta est &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On voudrait bien croire &#224; tant de grandeur d'&#226;me, de magnanimit&#233;, de g&#233;n&#233;rosit&#233;. Quel don de soi ! Quel d&#233;sint&#233;ressement ! Quelle fantastique cause que celle du Conseil Electoral Provisoire de Gaillot Dorsainvil et Jean Enel D&#233;sir !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cependant, mieux que d'interminables tirades et de path&#233;tiques envol&#233;es lyriques, ne serait-il pas plus productif que l'auteur du texte r&#233;ponde simplement, directement, sans d&#233;tour &#224; quelques petites questions pas du tout embarrassantes. En apportant des r&#233;ponses claires &#224; de telles questions, la Mme Ch&#233;rubin qui aurait sign&#233; le texte en question nous &#233;pargnerait certaines &#233;lucubrations et toute perte de temps.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1-Le CEP est-il ind&#233;pendant ? N'entretient-il pas des rapports sp&#233;ciaux avec l'Ex&#233;cutif, surtout quand il lui faut adopter d'importantes d&#233;cisions ? Qui, du CEP ou d'ailleurs, est- en mesure d'affirmer et de soutenir qu'aucune pression n'a &#233;t&#233; exerc&#233;e par l'Ex&#233;cutif sur l'organisme &#233;lectoral et que, par rapport &#224; cet organisme, le pouvoir dirig&#233; par Ren&#233; Pr&#233;val est absolument neutre et d&#233;mocratique ? Qui, du CEP ou d'ailleurs, peut affirmer et soutenir que jamais, certains membres du CEP ne se sont rendus en la r&#233;sidence priv&#233;e du chef de l'Etat le 16 ao&#251;t 2010 ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2-Faut-il rejeter d'un revers de main toutes les r&#233;v&#233;lations faites par plus d'uns, dont les s&#233;nateurs Youri Latortue et Jean Hector Anacacis, au sujet de la main mise de l'Ex&#233;cutif sur le CEP ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;3-Qui, du CEP ou d'ailleurs, peut indiquer sur quelle base le CEP s'est cr&#251; autoris&#233; &#224; appliquer la loi en ce qui concerne la question de la r&#233;sidence et &#224; l'ignorer pour celle relative &#224; la d&#233;charge ? Quid de certains candidats agr&#233;&#233;s qui n'auraient pas soumis de d&#233;charge ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;4-La loi &#233;lectorale en vigueur attribue-t-elle au Bureau du Contentieux Electoral National (BCEN) le pouvoir de statuer sur les contestations de candidature ? Qu'en est-il de la v&#233;ritable interpr&#233;tation des articles relatifs au BCEN qui laissent croire qu'il n'a &#224; se prononcer que sur les op&#233;rations &#233;lectorales et qu'il ne peut &#234;tre saisi que par des candidats ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;5- Qui, du CEP ou d'ailleurs, peut expliquer comment et pourquoi la publication de la liste des candidats &#224; la pr&#233;sidence agr&#233;&#233;s a, contrairement au prescrit de la loi &#233;lectorale en vigueur, pr&#233;c&#233;d&#233; celle des d&#233;lib&#233;rations du BCEN ?
R&#233;pondez clairement &#224; ces questions et mettez un terme aux grands d&#233;lires larmoyants, faussement vertueux et patriotiques, sur internet et ailleurs. C'est le mieux qu'on puisse conseiller &#224; ces &quot;ch&#233;rubins&quot; du CEP, &#224; ces citoyens et citoyennes d'un genre nouveau, r&#233;solus &#224; d&#233;fendre une cause dans laquelle le pays a du mal &#224; se reconnaitre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Marvel DANDIN&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Cette tornade qui vient du nord&#8230;</title>
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		<description>Il y a moins d'un an dans une interview exclusive &#224; Radio Kiskeya, la star du hip-hop Wyclef Jean se refusait &#224; admettre qu'il se pr&#233;parait &#224; se porter candidat &#224; la Pr&#233;sidence. Aujourd'hui, c'est fait. Il en a fait l'annonce sur le puissant r&#233;seau am&#233;ricain CNN et le jeudi 5 ao&#251;t 2010, il a pr&#233;sent&#233; officiellement sa candidature &#224; la direction des op&#233;rations &#233;lectorales du CEP. Il ne fait aucun doute que cette candidature est venue donner une dimension (...)

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&lt;a href="http://radiokiskeya.com/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Editoriaux&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a moins d'un an dans une interview exclusive &#224; Radio Kiskeya, la star du hip-hop Wyclef Jean se refusait &#224; admettre qu'il se pr&#233;parait &#224; se porter candidat &#224; la Pr&#233;sidence. Aujourd'hui, c'est fait. Il en a fait l'annonce sur le puissant r&#233;seau am&#233;ricain CNN et le jeudi 5 ao&#251;t 2010, il a pr&#233;sent&#233; officiellement sa candidature &#224; la direction des op&#233;rations &#233;lectorales du CEP. Il ne fait aucun doute que cette candidature est venue donner une dimension inattendue &#224; ces &#233;lections qui jusque-l&#224; semblaient opposer d'une part le pouvoir &#224; la recherche d'une formule de continuit&#233; et d'autre part, les t&#233;nors de l'opposition qui contestaient d'avance le processus &#233;lectoral sans vraiment d&#233;montrer la capacit&#233; d'en emp&#234;cher la r&#233;alisation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme une tornade, l'annonce de la candidature de Wyclef Jean a donn&#233; l'impression de tout balayer : Inite, la plateforme au pouvoir, a perdu son apparente coh&#233;rence interne et l'opposition semble encore en qu&#234;te d'une nouvelle formule de mobilisation. Si Wyclef Jean arrive &#224; franchir sans difficult&#233;s le saut &#224; obstacles que constituent les crit&#232;res d'admission du CEP (17 documents obligatoires dans son cas) sa candidature marquera certainement un tournant dans une dynamique &#233;lectorale domin&#233;e jusque-l&#224; par le clan au pouvoir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette candidature n'est pas sans rappeler celle de Jean Bertrand Aristide en 1990, m&#234;me s'il faut &#233;viter le pi&#232;ge de la comparaison abusive. Comme Aristide, il y a vingt ans, Wyclef Jean est un outsider sans r&#233;el programme et porteur d'un discours populiste et messianique qui mobilise les couches les plus d&#233;favoris&#233;es et la jeunesse nombreuse et marginalis&#233;e des bidonvilles du pays. Ce discours effraie, ou tout au moins, d&#233;range l'establishment. Car, comme avec Aristide en 1990, la pr&#233;sence de Wyclef Jean dans la course &#233;lectorale est v&#233;cue comme une remise en cause des &#233;lites politique et &#233;conomique qui ont &#233;chou&#233; &#224; faire d'Ha&#239;ti un pays viable pour ses ressortissants.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais, contrairement &#224; Aristide qui disposait en 1990 d'un solide r&#233;seau d'appuis au sein de l'&#233;glise catholique (TKL), d'une frange importante de la bourgeoisie d'affaires, des m&#233;dias ind&#233;pendants, des organisations socio-professionnelles et des intellectuels progressistes, on n'est pas du tout s&#251;r en 2010 que Wyclef Jean dispose de tels appuis. Ses soutiens les plus &#233;vidents viennent du mouvement rap cr&#233;ole dont il est le parrain. Il s'agit d'un mouvement contestataire tr&#232;s pris&#233; au sein de la jeunesse marginalis&#233;e des quartiers pauvres de nos villes que Wyclef Jean d&#233;signe sous le nom de ghettos. Ce mouvement qui a ses propres r&#232;gles, ses rituels et ses propres codes de communication saura-t-il mobiliser l'ensemble de la jeunesse ha&#239;tienne aujourd'hui d&#233;boussol&#233;e, sans rep&#232;re dans une soci&#233;t&#233; en crise ? L'appui de la jeunesse des ghettos aura-t-il une expression &#233;lectorale dans un pays o&#249; les jeunes de moins de 30 ans repr&#233;sentent plus de la moiti&#233; de la population ? On ne saurait le dire pour le moment. Ce qui est certain, c'est que l'effet Wyclef dans l'opinion publique ha&#239;tienne et internationale est sans conteste. Son nom est sur toutes les l&#232;vres en bien ou en mal et son statut de m&#233;gastar du hip-hop mobilise la grande presse internationale repla&#231;ant ainsi Ha&#239;ti sous les feux de la rampe pour des raisons diff&#233;rentes que celles d'il y a 7 mois, lors du s&#233;isme d&#233;vastateur du 12 janvier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par ailleurs, dans une soci&#233;t&#233; aussi complexe que la n&#244;tre, son statut de m&#233;gastar venue de la diaspora peut tout aussi bien lui &#234;tre profitable que nuisible. Depuis la candidature rat&#233;e de l'industriel Dumarsais Sim&#233;us, d&#233;barqu&#233; du Texas, c'est la premi&#232;re fois que le pays est ainsi confront&#233; &#224; sa diaspora. Car, quoi que dise l'ex-leader des Fugees, il est un candidat venu de la diaspora. Il est un mod&#232;le de r&#233;ussite dans la logique du grand r&#234;ve am&#233;ricain. Cela fascine et fait peur en m&#234;me temps. Tant que Wyclef Jean associait le drapeau ha&#239;tien &#224; ses succ&#232;s internationaux, il faisait l'unanimit&#233;. Mais, les r&#233;actions ne sont plus les m&#234;mes quand il sollicite le suffrage des citoyens pour la magistrature supr&#234;me. Tous ses handicaps sociaux sont alors propuls&#233;s au premier plan, &#224; commencer par ses probl&#232;mes linguistiques. Il ne parle pas le fran&#231;ais au grand dam des francophones et francophiles et il parle un cr&#233;ole de ghetto qui pr&#233;occupe, sinon agace la majorit&#233; silencieuse. Tout cela complique encore davantage sa m&#233;connaissance av&#233;r&#233;e du pays dans ses codes sociaux, ses us et coutumes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais, il n'est pas &#224; une contradiction pr&#232;s. Son mouvement &#171; Fas a Fas &#187; appara&#238;t comme une proposition de huis-clos ha&#239;tiano/ha&#239;tien opposant riches et pauvres, jeunes et vieux, mul&#226;tres et noirs, citadins et paysans, ha&#239;tiens du dedans et ha&#239;tiens du dehors. Cependant, peut-il y avoir huis-clos ha&#239;tiano-haitien sous la protection de la MINUSTAH et des ambassades &#171; amies &#187; ? D'un autre c&#244;t&#233;, il s'est fait inscrire sous la banni&#232;re du mouvement &#171; Vivre Ensemble &#187;, une toute petite rigole du mouvement lavalas d&#233;j&#224; s&#233;rieusement morcel&#233;. Saura-t-il refaire l'unit&#233; de cet &#233;lectorat de plus en plus atomis&#233; ? S'il ne passe pas &#224; la trappe du CEP le 17 ao&#251;t prochain, l'un des probl&#232;mes majeurs qu'il aura &#224; confronter sera de prouver qu'il a autant de talent pour r&#233;ussir dans le showbiz international que dans la politique locale. La bataille sera rude. Il devra abattre toutes ses cartes dont certaines demeurent encore de grandes inconnues : Quelle sera l'attitude de la diaspora ? Surtout celle tr&#232;s puissante des Etats-Unis ? Quel sera le comportement du gouvernement am&#233;ricain ? Quelle sera la position de l'&#233;lite noire am&#233;ricaine ? Le monde des superstars : des Oprah, 50 Cent, Puff Daddy, Beyonce, Danny Glover, etc. ? Et la tr&#232;s musicale communaut&#233; &#233;vang&#233;lique afro-am&#233;ricaine ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En faisant fi de la contestation de la l&#233;gitimit&#233; du CEP par des partis politiques parmi les plus importants du pays, contestation relay&#233;e par des organisations de la soci&#233;t&#233; civile, Wyclef Jean ainsi que certains candidats du camp d&#233;mocratique, cautionnent une institution discr&#233;dit&#233;e totalement et &#224; la solde de l'ex&#233;cutif. Ils jouent gros, &#224; leurs risques et p&#233;rils. Wyclef Jean ne sera-t-il qu'une tornade soudaine, puissante, d&#233;vastatrice et &#233;ph&#233;m&#232;re ? RK/LPP&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le CEP fait-il de la politique ?</title>
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		<description>Le Conseil Electoral Provisoire (CEP) de Gaillot Dorsainvil vient de lancer pour lundi prochain une invitation aux candidats agr&#233;&#233;s pour les &#233;lections avort&#233;es de f&#233;vrier et mars derniers. Le m&#234;me jour, l'organisme &#233;lectoral est cens&#233; attendre les partis politiques impliqu&#233;s dans la course &#233;lectorale, &#171; pour l'ouverture du dialogue &#187;, dit-on. Que faudrait-il comprendre de la concomitance des deux invitations ? Vu que, dans leur majorit&#233;, les partis politiques ont d&#233;j&#224; annonc&#233; (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Conseil Electoral Provisoire (CEP) de Gaillot Dorsainvil vient de lancer pour lundi prochain une invitation aux candidats agr&#233;&#233;s pour les &#233;lections avort&#233;es de f&#233;vrier et mars derniers.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le m&#234;me jour, l'organisme &#233;lectoral est cens&#233; attendre les partis politiques impliqu&#233;s dans la course &#233;lectorale, &#171; pour l'ouverture du dialogue &#187;, dit-on.
Que faudrait-il comprendre de la concomitance des deux invitations ? Vu que, dans leur majorit&#233;, les partis politiques ont d&#233;j&#224; annonc&#233; qu'ils ne r&#233;pondront pas &#224; l'invitation qui leur a &#233;t&#233; lanc&#233;e, faudrait-il r&#233;aliser que, face au risque d'un &#233;clatant &#233;chec, le CEP aurait r&#233;solu de recourir aux vieilles recettes de la politicaillerie ha&#239;tienne, en mettant &#224; profit &#224; la fois le faible lien des candidats avec leurs partis et l'int&#233;r&#234;t traditionnellement aveugle et tout &#224; fait individualiste des candidats aux postes &#233;lectifs ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si telle serait la d&#233;marche du CEP, ne serait-on pas en droit de penser que l'organisme &#233;lectoral, cens&#233; &#234;tre neutre et prioritairement technique, s'implique dans la politique ? Le CEP serait-il un organe politique, oppos&#233; aux partis pour lesquels il est cens&#233; organiser les &#233;lections ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comment comprendre son appel au dialogue quand, dans le m&#234;me temps il convie directement les candidats per&#231;us alors comme ses v&#233;ritables partenaires ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quand on compare ce qu'il conviendrait d'appeler &#171; la man&#339;uvre politique du CEP &#187; &#224; la d&#233;marche de l'Ex&#233;cutif vis-&#224;-vis des parlementaires dans le processus de cr&#233;ation de la Concertation des Parlementaires Progressistes (CPP), il y a lieu de craindre que l'anarcho-populisme gagne encore plus de terrain par le renforcement acharn&#233; et aveugle des vocations et ambitions individuelles, au d&#233;triment de l'institutionnalisation des partis et des organisations en g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il ne manque pas d'exemple, dans beaucoup d'autres domaines, de ce refus du dialogue v&#233;ritable, de la construction et de la consolidation des institutions. Les cas les plus connus sont ceux de la Cour de Cassation, du Conseil Sup&#233;rieur du Pouvoir Judiciaire, de la constitution du CEP permanent, etc &#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Que nous apporte, dans ces conditions, la communaut&#233; internationale pr&#233;tendument d&#233;mocratique et porteuse de formules salutaires &#224; des pays, comme le n&#244;tre, r&#233;put&#233;s &#234;tre des entit&#233;s chaotiques ingouvernables ? Comment, ces pays, comme le n&#244;tre, deviendront-ils gouvernables, sans institutions ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De leur c&#244;t&#233;, les candidats qui se pr&#234;teront au jeu ouvertement macabre qui se pr&#233;pare, auront-ils la garantie de pouvoir &#234;tre &#233;lus aux postes convoit&#233;s ? Ou, pour &#234;tre r&#233;alistes, la plupart d'entre eux ne seraient-ils motiv&#233;s que par l'esprit de lucre, &#233;tant entendu que l'acte de candidature constitue de plus en plus un passe-droit &#224; la mendicit&#233; sous pr&#233;texte de collecte de fonds pour la r&#233;alisation des campagnes &#233;lectorales ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La nation est interpell&#233;e face aux risques que lui font courir des politiques comme celles qui semblent avoir &#233;t&#233; adopt&#233;es dans le but d'organiser des &#233;lections qui, parce qu'elles seront contest&#233;es, ne conduiront jamais &#224; la stabilit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quelle responsabilit&#233; des institutions qui ont confirm&#233; leurs membres au sein du CEP, sont-elles pr&#234;tes &#224; assumer dans ce qui se dessine et dans la catastrophe qui pourrait en r&#233;sulter ? Car, plus que jamais, il ne faudra plus jeter son d&#233;volu que sur le pr&#233;sident Ren&#233; Pr&#233;val, sur le gouvernement Bellerive, le CEP et la communaut&#233; internationale. Il y a bien des institutions qui, par incomp&#233;tence, par couardise ou en raison d'une ouverte complicit&#233;, cautionnent et facilitent la &#171; prochaine catastrophe &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Marvel Dandin&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Editorial 16&#232;me anniversaire de Radio Kiskeya</title>
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		<description>7mai 1994-7mai 2010 : Nous voici parvenus au 16&#232;me anniversaire de la station au terme d'un parcours palpitant fait de gloires et de d&#233;faites, porteur d'espoir infini en des lendemains meilleurs. Certes, de multiples facteurs, tant sur le plan national que sur le plan international, interdisent toute candeur. Mais, le genre humain est dot&#233; de cette qualit&#233; qui lui permet de toujours garder, en d&#233;pit des vicissitudes, un tant soit peu d'optimisme qui rend possible la (...)

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&lt;a href="http://radiokiskeya.com/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Editoriaux&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;7mai 1994-7mai 2010 : Nous voici parvenus au 16&#232;me anniversaire de la station au terme d'un parcours palpitant fait de gloires et de d&#233;faites, porteur d'espoir infini en des lendemains meilleurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Certes, de multiples facteurs, tant sur le plan national que sur le plan international, interdisent toute candeur. Mais, le genre humain est dot&#233; de cette qualit&#233; qui lui permet de toujours garder, en d&#233;pit des vicissitudes, un tant soit peu d'optimisme qui rend possible la transformation des r&#234;ves les plus fous en r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Notre optimisme, au moment de la comm&#233;moration de nos 16 ans, se rapporte &#224; notre ferme d&#233;termination &#224; continuer la lutte en faveur de la mise en place d'un puissant m&#233;dia, &#224; l'impact de plus en plus large par la qualit&#233; de ses programmes, son objectivit&#233; &#224; toute &#233;preuve, la pertinence des probl&#233;matiques qu'il soul&#232;ve et l'attrait qu'il exerce sur l'auditoire d'ici et d'ailleurs au moyen de la promotion de la culture nationale et des valeurs universelles. Nous ne sommes pas pr&#234;ts &#224; renoncer &#224; ce vieux r&#234;ve sorti droit du creuset fertile de l'amiti&#233; et de la solidarit&#233; entre 3 amis, 3 journalistes professionnels, 3 d&#233;fenseurs des droits et libert&#233;s. Sony Bastien parti pr&#233;matur&#233;ment, Liliane Pierre Paul et votre serviteur au micro, avec la collaboration de toute l'&#233;quipe, nous continuons l'&#339;uvre sans d&#233;semparer, malgr&#233; les d&#233;boires, en d&#233;pit des incertitudes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'optimisme qui nous caract&#233;rise est cependant loin d'&#234;tre b&#233;at. Nous croyons encore en la possibilit&#233; d'avancement et de progr&#232;s de la station et du pays. Mais, nous ne pouvons nous emp&#234;cher d'&#233;prouver tristesse et appr&#233;hension face &#224; l'absence de leadership et de coh&#233;sion dans la situation sociale et politique du pays de l'apr&#232;s tremblement de terre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Responsables de radio, donc directeurs d'opinion, engag&#233;s de surcroit : nous ne pouvons pas rester indiff&#233;rents face au vide ambiant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Responsables de radio, forc&#233;ment chefs d'entreprise : nous ne pouvons assister sans broncher &#224; l'accumulation d'&#233;pais nuages noir&#226;tres sous le ciel des affaires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Citoyens d&#233;fenseurs et promoteurs d'un pays libre, souverain et prosp&#232;re : nous ne saurions contempler passivement, sans &#234;tre pour autant x&#233;nophobes, l'abaissement continu du pays et de l'ha&#239;tien par rapport &#224; l'&#233;tranger. Le sentiment paradoxal qui se d&#233;gage &#224; partir d'un contexte propice pourtant au grand sursaut national, c'est que le pays nous &#233;chappe, nos dirigeants restent de plus en plus sourds aux appels venus de partout, de moins en moins d'efforts sont d&#233;ploy&#233;s pour construire la grande unit&#233; dont on a toujours r&#234;v&#233;. On assiste plut&#244;t &#224; une cynique d&#233;marche d'exploitation du d&#233;sespoir, de mise en place d'une entreprise apparemment audacieuse d'un secteur politico-financier visant l'accaparement pur et simple du pouvoir, de tout le pouvoir. Ce secteur aurait b&#233;n&#233;fici&#233; de l'aval d'une aile de la communaut&#233; internationale. Pourtant, celle-ci pr&#244;ne la stabilisation du pays par la d&#233;mocratie repr&#233;sentative.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Se dirige-t-on vraiment vers la stabilisation et la d&#233;mocratie repr&#233;sentative quand on a recours &#224; des formules telles que celles de la loi sc&#233;l&#233;rate d'Etat d'urgence et du remplacement de l'actuelle charte fondamentale par la mise en place, dans l'inconstitutionnalit&#233; et l'ill&#233;galit&#233;, d'une assembl&#233;e constituante ? L'ONU des Moon et des Mulet, est-elle vraiment convaincue que cette voie conduira &#224; la paix durable et &#224; la prosp&#233;rit&#233; qu'elle nous promet ? A-t-elle consult&#233; l'histoire r&#233;cente du pays pour se faire une juste id&#233;e des facteurs, politiques pour la plupart, qui sont &#224; l'origine de nos avatars ? Sait-elle, ou se rappelle-t-elle que sa pr&#233;sence aujourd'hui en Ha&#239;ti r&#233;sulte d'une grave et longue crise politique engendr&#233;e par des &#233;lections contest&#233;es r&#233;alis&#233;es en l'ann&#233;e 2000 ? Sait-elle aussi que cette crise fut la cons&#233;quence de la sempiternelle tradition d'utilisation partisane et mesquine du pouvoir par des secteurs politiques, au d&#233;triment de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral ? Les Nations Unies des Moon et des Mulet savent-elles que ce syst&#232;me a engendr&#233; le centralisme de Port-au-Prince et que ce centralisme excessif est &#224; l'origine du nombre impressionnant de victimes d&#233;c&#233;d&#233;es et vivantes du s&#233;isme ? Nos chers amis de l'ONU des Moon et des Mulet et du reste de la communaut&#233; internationale savent-ils que la solution des probl&#232;mes d'Ha&#239;ti se r&#233;sume en fait aux voies et moyens &#224; mettre en place, avec les ha&#239;tiens, pour la transformation et la modernisation de cet Etat vieux de plus de deux cents ans.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ceci peut-il se faire en petits comit&#233;s, entre petits copains, par des cercles intimes nationaux et internationaux, des experts motiv&#233;s par l'ambition de faire` carri&#232;re, des politiciens malicieux et des hommes d'affaires ambitieux, &#224; l'insu des diff&#233;rentes composantes de la nation ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qui, hier, se disait d&#233;mocrate et fuit aujourd'hui le dialogue et la concertation ? Qui a peur aujourd'hui de la grande concertation, du grand complot national pour le vrai d&#233;collage ? Car, on aurait pu envisager le d&#233;collage apr&#232;s la catastrophe. Quel plus grand hommage serait alors rendu &#224; ces milliers de victimes du tremblement de terre et du centralisme de Port-au-Prince si cette rel&#232;ve &#233;tait s&#233;rieusement envisag&#233;e dans le cadre d'un grand &#171; Konbit &#187; national, avec certainement le concours agissant, mais contr&#244;l&#233;, de la communaut&#233; internationale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si, aujourd'hui, ce n'est pas de cela qu'il s'agit, faut-il alors rapidement abonder dans le sens de ceux qui d&#233;noncent &#224; cors et &#224; cris la mise en place, par des nationaux et des &#233;trangers, d'une impressionnante machine d'exploitation financi&#232;re et politique de la crise, sous des euph&#233;mismes mystificateurs tels que &#171; Reconstruction &#187;, &#171; Refondation &#187; ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le fait qu'un large pan de la vie nationale soit mis de c&#244;t&#233; dans l'entreprise dite de &#171; reconstruction &#187; ou de &#171; refondation &#187; constitue une v&#233;ritable source de pr&#233;occupation pour les m&#233;dias comme le n&#244;tre qui s'investissent dans l'ha&#239;tien et dans sa capacit&#233; d'assumer sa destin&#233;e, pour l'investisseur qui croit au d&#233;veloppement endog&#232;ne, pour les producteurs nationaux qui n'ont aucun int&#233;r&#234;t dans la d&#233;pendance accrue et m&#234;me totale du pays vis-&#224;-vis de l'&#233;tranger.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aujourd'hui que certains, nationaux et &#233;trangers, partent officiellement en guerre contre la Constitution de 1987, proposant m&#234;me de financer un r&#233;f&#233;rendum sur la question (formule interdite par la Constitution en vigueur) ; maintenant que des &#233;l&#233;ments du secteur priv&#233; semblent s'&#234;tre ralli&#233;s sans discernement &#224; la bizarre id&#233;e selon laquelle &#171; la Constitution de 1987 repr&#233;sente une source d'instabilit&#233; &#187;, les consuls, les proconsuls, les sous-consuls et les &#171; sousou &#187;-consuls font miroiter la &#171; double nationalit&#233; &#187; aux yeux de nos chers fr&#232;res et s&#339;urs de la diaspora (qui le m&#233;ritent bien d'ailleurs). On d&#233;nonce aussi comme probl&#232;me majeur la multiplicit&#233; d'&#233;lections au cours d'une ann&#233;e et le co&#251;t &#233;lev&#233;, certes, de leur r&#233;alisation ? Mais alors, qu'est-ce qu'on n'a pas dit, &#224; c&#244;t&#233; de ces r&#233;els probl&#232;mes de la Constitution, au sujet de ce qui se trame r&#233;ellement dans la qu&#234;te d'une autre constitution ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Combien faudra-t-il de munitions &#224; la MINUSTAH et &#224; la PNH pour que ce projet passe et m&#234;me s'il arrive qu'il r&#233;ussisse, combien cela co&#251;tera-t-il par la suite au pays pour retrouver la paix et la stabilit&#233;. Car, il y en aura, qui protesteront. De ceux-l&#224; on dit avec une arrogante ironie qu'ils appartiennent &#224; la minorit&#233; &#171; zuit &#187; des 1 &#224; 2% des &#233;lections de 2006, cette minorit&#233; qui ne m&#233;rite pas qu'on s'en pr&#233;occupe, cette minorit&#233; faite de particules et non de partis v&#233;ritables.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il se trouve cependant que c'est cette m&#234;me minorit&#233; qui avait offert l'image d'un gouvernement d&#233;mocratique &#224; celui de M. Ren&#233; Pr&#233;val apr&#232;s l'&#233;lection &#224; un seul tour oblig&#233; de 2006. Le pr&#233;sident lui-m&#234;me s'&#233;tait targu&#233; d'avoir r&#233;ussi son projet de stabilit&#233; politique par leur participation au gouvernement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais, le probl&#232;me de la minorit&#233;, n'est vraiment pas sa faiblesse num&#233;rique. Ce sont plut&#244;t les id&#233;es et la position qu'elle soutient et la correspondance de celles-ci avec les probl&#232;mes r&#233;els de la population. Croyez-vous qu'il avait fallu &#224; Fidel Castro une arm&#233;e de 10 mille hommes pour renverser le dictateur Fulgencio Batista ? Plus pr&#232;s de nous, regardez ce que cela a co&#251;t&#233; r&#233;cemment &#224; un chef de chez nous qui avait sous-estim&#233; la dangerosit&#233; de la minorit&#233; &#171; zuit &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il importe cependant d'admettre que, pour le moment, en dehors des slogans et de vagues id&#233;es qui paraissent &#234;tre justes et mobilisateurs, la minorit&#233; &#171; zuit &#187; jouit, autant que le pouvoir, d'un r&#233;el d&#233;ficit de cr&#233;dibilit&#233;. Le pass&#233;, et m&#234;me le pr&#233;sent de nombre de ses leaders, laissent perplexes. Elle ne propose &#233;galement aucune alternative articul&#233;e &#224; ce qui se fait en face. Mais, tout de m&#234;me, gare aux slogans et aux id&#233;es qui, parce qu'ils paraissent justes, peuvent &#234;tre mobilisateurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le projet de changer la Constitution de n'importe quelle mani&#232;re est tout simplement impopulaire. Tous ceux qui abondent en ce sens b&#233;n&#233;ficient &#171; ipso facto &#187; d'une certaine audience. Leurs id&#233;es tombent en terrain fertile et produiront irr&#233;m&#233;diablement des fruits. Le meilleur des papas &#171; blancs &#187; n'y pourra absolument rien.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le chef de l'Etat avait-il vraiment besoin de s'engager sur cette pente dangereuse ? Avait-on vraiment besoin de cela au lendemain d'une aussi terrible catastrophe ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une catastrophe qui a durement frapp&#233; tous les secteurs, y compris celui de la presse. Si, &#224; l'instar de certains m&#233;dias, Radio Kiskeya n'a pas eu &#224; d&#233;plorer dans son &#233;quipe des pertes en vies humaines, certains membres de celle-ci en ont tout de m&#234;me enregistr&#233;es dans leurs familles et parmi leurs proches en g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le local logeant les studios de la station &#224; la rue Villemenay a &#233;t&#233; s&#233;rieusement endommag&#233;. Le nouvel immeuble qu'on construisait ayant &#233;t&#233; &#233;branl&#233; par les secousses, on a d&#251; en d&#233;molir les 2 derniers &#233;tages. Un studio de production a enti&#232;rement disparu sous les d&#233;combres. On dispose &#224; pr&#233;sent de beaucoup moins d'espaces pour bureaux. Des &#233;tais m&#233;talliques jonchent encore les all&#233;es et les salles. Le co&#251;t de la remise en &#233;tat de l'immeuble et des installations s'annonce &#233;lev&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A Boutilliers, la g&#233;n&#233;ratrice qui alimente les &#233;metteurs a subi des avaries ; un de nos &#171; inverters &#187; de haute puissance a &#233;t&#233; rudement affect&#233;. Certains commanditaires importants sont en s&#233;rieuse difficult&#233;. Il en r&#233;sulte que le niveau des rentr&#233;es des m&#233;dias a consid&#233;rablement diminu&#233;. N&#233;anmoins, ici, &#224; Radio Kiskeya, nous luttons pour ne pas recourir aux compressions en garantissant tant soit peu leur emplois &#224; plus d'une soixantaine d'hommes et de femmes. Si notre plan de d&#233;veloppement, incluant notamment le projet de lancement de T&#233;l&#233; Kiskeya, n'est pas remis en cause, il va sans dire que les &#233;ch&#233;ances qui y avaient &#233;t&#233; fix&#233;es sont modifi&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout ceci pour vous dire que les probl&#232;mes du pays, ajout&#233;s aux n&#244;tres, font qu'un triste tableau se dresse devant nous en ce 16&#232;me anniversaire de notre station. Nous nous r&#233;jouissons toutefois qu'en ce jour sp&#233;cial nous continuons &#224; b&#233;n&#233;ficier de votre confiance et de votre support moral. C'est l&#224; notre plus grande satisfaction et notre fiert&#233; aussi dans un pays o&#249; la cr&#233;dibilit&#233; devient une denr&#233;e rarissime.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En ce 16&#232;me anniversaire de notre station, au nom de la Pr&#233;sidente du Conseil d'Administration de la Station, Mme Claudette Pasquet Bastien, la vice-pr&#233;sidente du Conseil et Directrice de Programmation, en celui de Mme Liliane Pierre Paul et en mon nom personnel, &#224; titre de Tr&#233;sorier du Conseil et Directeur G&#233;n&#233;ral, j'adresse de sinc&#232;res remerciements &#224; toute la vaillante &#233;quipe de la station, du personnel de soutien, dont les infatigables chauffeurs et les gardiens du site de Boutilliers, &#224; la Direction G&#233;n&#233;rale, en passant par la Direction de l'Information plac&#233;e sous la houlette de St&#233;phane Pierre Paul, la Salle des nouvelles, nos vaillants journalistes r&#233;dacteurs, reporters et pr&#233;sentateurs, le webmastering &#224; Montr&#233;al (Canada) assur&#233; pour notre site internet tr&#232;s pris&#233; par Harold Isaac, le Secr&#233;tariat Administratif et la Comptabilit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nos remerciements vont &#233;galement &#224; nos partenaires, confr&#232;res, cons&#339;urs et amis de l'ANMH ; &#224; nos commanditaires ; &#224; tous nos partenaires des secteurs public et priv&#233; pour leurs concours vari&#233;s, offerts dans le respect de notre ind&#233;pendance et de notre int&#233;grit&#233;. Remerciements sp&#233;ciaux &#224; l'ing&#233;nieur Yves Romain Bastien et &#224; tous les autres collaborateurs et amis qui contribuent &#224; l'avancement de cette station.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin, malgr&#233; tout, bonne f&#234;te &#224; Radio Kiskeya et &#224; son fid&#232;le auditoire. Marvel Dandin, Directeur G&#233;n&#233;ral 7 mai 2010&lt;/p&gt; &lt;p&gt;7 me 1994-7 me 2010 !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mezanmi, men Radyo Kiskeya gen tan gen 16 lane sou t&#232;t li !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;16 lane depi lap feraye !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Wout la te long, ak anpil peripesi, men tou te gen anpil moman satisfaksyon. Lespwa poun te rive w&#232; jou kap souri ban nou te toujou la pandan tout moman sa a.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Malgre pikan kwenna simen pasi-pala jounen jodi a, nou toujou espere na rive w&#232; jou sa yo. Sepandan, espwa nou genyen an pa espwa vivi griyen dan. Lespwa nou an chita sou kapasite nou toujou genyen pou, malgre tout move patasw&#232;l nou resevwa pandan 16 lanne sa yo, nou kanpe djanm pi r&#232;d pou kontinye travay poun mete kanpe yon radyo solid, kap vale teren chak jou pi plis, gras ak bon jan kalite pwogram li, enf&#242;masyon lap bay ki kl&#232; kou dlo k&#242;k, pwobl&#232;m lap debat ki se vr&#232; pwobl&#232;m popilasyon an ak lemonn ap f&#232; fas, travay pwomosyon lakilti ak tout bon val&#232; iniv&#232;s&#232;l lap f&#232;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Kidonk, r&#232;v sa a 3 vye zanmi, 3 konfr&#232;, 3 patizan dwa ak lib&#232;te te genyen an ki te mennen yo nan konstwi radyo sa a, r&#232;v sa a, ap kontinye. Sony Bastien kite nou anvan l&#232; : Lilane Pierre Paul ak mwen menm, s&#232;vit&#232;w ki nan mikwo, nap rapouswiv ak r&#232;v la san pran souf, nan bon jan kolaborasyon ak ekip diferan seksyon radyo a.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nou gen konfyans nan sa nou gen poun f&#232; pou nal pi lwen. Men, nou gen konsyans tou. Konsyans bagay yo pa nan plas yo, sitou apre gwo tranblemann t&#232; a 12 janvye a ki ravaje peyi a. Sitirasyon malouk ki tabli la a ka kontrarye nenp&#242;t ki b&#232;l pwoj&#232;. Kanta pou peyi a, li ka plonje desann nan bafon n&#232;t al kole.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pi gwo pwobl&#232;m nou konstate ki genyen, se vid men laj&#232; ki egziste nan nivo direksyon peyi a. Santiman ou genyen, pa rap&#242; ak sa gen pou f&#232;t e kip a f&#232;t, peyi a tankou yon bato san gouv&#232;nay kap dodinen sou yon lanm&#232; demonte. Popilasyon an menm gaye, li pa konn si poul monte, si poul desann. Pa gen siman ki rasanble moun yo pou f&#232; yo f&#232; youn nan bi pou twoke k&#242;n k&#242;m sa dwa ak kalimite-dezagreman kap depafini yo.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;K&#242;m responsab radyo, ki vle di moun kap trase chimen, gaye limy&#232;, yon sitirasyon konsa pa ka pa di nou anyen.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Responsab radyo, nou se an menm tan responsab antrepriz : nou pa ka ret ap gade san di yon mo k&#242;man tan an ap mare min li nan sy&#232;l aktivite biznis.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;K&#242;m sitwayen kap defann dwa gran moun peyi a ak bon kondisyon poul devlope, nou pa kapab rete ap gade, b&#232;k&#232;k&#232;, peyi a kap mete a jenou chak jou pi plis devan etranje, menm si nou pa gen ankenn dan kont etranje.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sa ki par&#232;t kl&#232; nan sitirasyon jounen jodi a, sila yo ki sou pouvwa bouche z&#242;r&#232;y yo ak koton : yo derefize tande son, bon kou move, kap soti nan k&#242; mizik la. Pa gen jef&#242; ki f&#232;t tou pou tabli gwo inite-solidarite moun toujou ap swete nan peyi sa a.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sa kap f&#232;t pito, se devlopman yon estrateji politik malis kont bouki, ki par&#232;t chita sou chache solisyon pou rezoud pwobl&#232;m malouk p&#232;p la, men ki, an reyalite, plis gen a w&#232; ak anbisyon pou kenbe pouvwa, pou pran tout pouvwa a. Se z&#232;v yon kat&#232;l byen monte politisyen ak n&#232;g kap brase lajan nan peyi sa a. Kat&#232;l sa a ta jwenn sip&#242; yon sekt&#232; nan ent&#232;nasyonal la. Yon kominote ent&#232;nasyonal ki te lese kw&#232; li vin tabli estabilite ak demokrasi nan peyi nou.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Al&#242;s, se wout estabilite ak demokrasi a nou pran la a ak lwa raty&#232;-f&#232; eta dijans lan ? Se wout estabilite ak demokrasi a nou pran la a ak pwoj&#232; met kanpe, d&#232;y&#232; do lalwa ak konstitisyon an, yon asanble konstityant chanpw&#232;l, ki pral mitonnen yon l&#242;t konstitisyon ? Se wout estabilite ak demokrasi a kap pran la a, l&#232; gen yon chanm ki pral jwenn yo pwolonje mandal yon dezy&#232;m fwa ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;LONI Moon ak Mulet yo, &#232;ske li vr&#232;man kw&#232; se konsa lap&#232; pral tabli n&#232;t nan peyi dayiti epi pral gen devlopman ak pwosperite ? LONI sanble pa vire je gad d&#232;y&#232; pou w&#232; se kontmaltaye politik ki met peyi sa a nan katyouboumbe li ye jounen jodi a.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Eske LONI konnen sak f&#232;l la a jounen jodi a nan peyi dayiti, se jisteman paske peyi a te viktim yon kriz manch long eleksyon t&#232;t chat ane 2000 yo te lak&#242;z ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Eske LONI konnen kriz sa a se te rezilta dir&#232;k-dir&#232;k politik tradisyon&#232;l ki toujou vle pou yon mak&#242;n pwofit&#232; atouf&#232; politik ak bizismann pran pouvwa a epi derefize patajel (ale w&#232; rem&#232;t li) pou defann patat yo, san vire gade ansanm sosyete a ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Eske zanmi nou yo nan LONI Moon ak Mulet la, ansanm ak tokay yo nan r&#232;s kominote ent&#232;nasyonal la, reyalize vr&#232; solisyon peyi dayiti chita nan kraze kouloupant vye sist&#232;m politik ak sosyal sa a ki kwaze pyel depi plis pase 200 lane sou lestomak peyi a ? Kidonk, apre tranblemann t&#232; sa a ki montre sa Leta santralizat&#232; sa a lak&#242;z, se eslogan 1986 la, &#171; chanje leta &#187;, ki dwe tounen alam&#242;d.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;San di p&#232;t&#232;t, se pa ti s&#232;k zanmi, ti komite isit, ti komite la, kap mennen nou la. Se pa politisyen m&#232;tdam, ni bizismann aloufa san vizyon. Eksp&#232; ent&#232;nasyonal kap defann kary&#232; yo nan gwo bwat ent&#232;nasyonal yo, se pa yo tou ki, pou kont pa yo, pral pote solisyon an. Se tout nasyon an ki pou leve kanpe pou regle sa.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Politik ti koulout : Pa !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Politisyen bakony&#232; : Pa !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sila yo Ren&#233; Pr&#233;val ansanm ak tokay li Aristide te konn rele &#171; boujwa ti lolit yo &#187; : yo menm tou pap ka mennen nou kote kap bon an !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Kesyon : kil&#232;s ki, ay&#232;, te dil demokrat e ki, jounen jodi a, ap demake depil tande dyal&#242;g ak kons&#232;tasyon ? Kil&#232;s, jodi a, ki p&#232; kons&#232;tasyon, t&#232;t ansanm ak gran konplo nasyonal pou peyi a demare tout bon, sitou apre katastw&#242;f la ? Ala b&#232;l ochan nou ta bay latriye moun ki mouri yo ak sila yo ki s&#242;ti ak tout kalte domaj, l&#232; ta gen yo gwo konbit nasyonal ki tabli, ak patisipasyon kominote ent&#232;nasyonal la.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si, jodi a, se pa sa kap f&#232;t, &#232;ske nap blije dak&#242; ak sila yo kap denonse yon plan politik matyavelik anba labanny&#232; Rekonstriksyon- Refondasyon ? Bwa long yo bay yon bon pati moun nan peyi a nan zaf&#232; rekonstriksyon-refondasyon kap pale a bay anpil k&#232; sote, sitou nan medya tankou pa nou yo ki envesti tout f&#242;s yo nan ayisyen ak nan Ayiti ; anpil k&#232; sote pou moun kap envesti ki kw&#232;, natir&#232;lman, nan kapasite pou peyi a devlope apati jef&#242; pw&#242;p pitit li ; k&#232; sote pou pwodikt&#232; nasyonal la ki pa gen yon lonbray enter&#232; nan yon peyi ki plat at&#232; tou long devan etranje.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jodi a, gen moun, ayisyen kou etranje, ki louvri zam je f&#232;men sou Konstitisyon 87 la ; genyen ki deklare yo pare pou met lajan at&#232; pou referand&#242;m f&#232;t nan bi pou voye konstitisyon an ale (referand&#242;m Konstitisyon an li menm ent&#232;di karebare !) ; nan sekt&#232; biznis la, genyen ki sanble dak&#242; t&#232;t bese jodi a ak sila yo ki prezante konstitisyon an k&#242;m prensipal k&#242;z enstabilite. Machandiz ki dey&#242; a jodi a, nan kad plan yap denonse a, se doub nasyonalite : yon siwo ki ka rale anpil foumi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Yo di tou (e sitou) gen tw&#242;p eleksyon chak ane ki koute peyi a tw&#242;p. K&#242;m kwa, ta gen pitye dez&#242;m&#232; pou kantite lajan kap depanse ! Yo di sa yo ak anpil l&#242;t bagay ank&#242;. Men, &#232;ske yo vr&#232;man di de ki prevyen pa rap&#242; ak sa kap regle tout bon vre nan aktivite chanje konstitisyon sa a ?Ki sak pa di b&#242; kote sak di yo ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Kesyon kap poze, ki kantite minisyon MINISTA ak Lapolis pral bezwen pou f&#232; pwoj&#232; konstitisyon tou n&#232;f sa a ateri ? E menm si li rive ateri, ki soufrans peyi sa a ap gen poul andire anvan lap&#232; ak estabilite vin yon reyalite ? Paske, san di p&#232;t&#232;t, pap manke boulv&#232;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Anpil nan sila yo kap gen pou pwoteste, yo pral ri sou t&#232;t yo. Yo pral kalifye yo de &#171; minorite zuit &#187; epi yo pral raple plizy&#232; nan yo pat f&#232; plis pase youn oswa 2% nan eleksyon ent&#232;nasyonal la te bay l&#242;d pou ki f&#232;t ak yon s&#232;l tou a. Kidonk, yo pa merite yo menm vire gade yo. Yap gen pou di tou pati politik yap dirije yo pa gen ankenn repondong, yo pa gen baz.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sepandan, se menm yo menm lan ki te nan premye mitan an e ki te p&#232;m&#232;t prezidan an bat lestomak li pou di ak gouv&#232;lman &#171; pluriel &#187; la li te rive tabli estabilite politik nan peyi a.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Men, sa ki f&#232; f&#242;s minorite yap pale a, se pa t&#232;lman kantite moun li gen ladanl. Se fondman sa lap di pa rap&#242; ak enter&#232; fondalnatal popilasyon an. Wa sonje, nan Sierra Maestra, se te yon &#171; minorite zuit &#187; ki te rive kapote diktat&#232; Fulgencio Batista ? Pi pre nou la a, mande yon ansyen prezidan ayisyen ki sak te rivel nan derefize mezire danje yon minorite zuit ka reprezante.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pwoj&#232; pou chanje konstitisyon an nenp&#242;t ki jan se yon pwoj&#232; ki pap jwenn benediksyon p&#232;p la. Tout moun ki f&#232; konsiderasyon sa a devan p&#232;p la ap jwenn moun tandel. Pa sanble moun yo ap rete bwa kwaze devan pwoj&#232; sa a. Pi gran papa blan ki gen sou lat&#232; ka sezi w&#232; sa.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Men, l&#232; nap gade byen : &#232;ske, apre yon gwo katastw&#242;f tankou sa 12 janvye a, se m&#242;d sitirasyon sa a peyi a te bezwen ? Ki sa, vr&#232;man vre, kesyon ref&#232; konstitisyon gen a w&#232; ak wete p&#232;p la nan sitirasyon malouk sa a tranblemann t&#232; a vin fourel, al&#242;ske li te deja nan difikilte anvan sa ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Katastw&#242;f la frape tout sekt&#232;. Li pa epaye lapr&#232;s. Si nou pa gen moun ki f&#232; vw&#232;l nan ekip nou, plizy&#232; kolaborat&#232; nou p&#232;di fanmi ak moun ki pre yo. Radyo a li menm p&#232;di anpil zanmi ch&#232; nan div&#232;s sekt&#232;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lokal estasyon an ki nan Ri Villemenay, pran anpil move patasw&#232;l. Kay tou n&#232;f nou tap konstwi a, nou s&#232;toblije desann 2 etaj ladanl. Nou p&#232;di yon estidyon pwodiksyon. Plizy&#232; nan biwo nou yo ak matery&#232;l ki te ladan yo kraze tou.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nan Boutilliers, d&#232;lko kap f&#232; emet&#232; yo mache pran move patasw&#232;l ; youn nan &#171; inverter &#187; gwo pisans Boutilliers yo pran move soukous tou.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plizy&#232; nan k&#242;mandit&#232; enp&#242;tan nou yo pran baf tou. Konsekans : medya yo rantre mwens k&#242;b. Isit la, nan Radyo Kiskeya, nap goumen poun pa rive nan voye moun ale. Si nou toujou kenbe plan nou genyen pou devlope radyo a, ki gen ladanl televizyon an, nou s&#232;toblije pap ka respekte del&#232; nou te fikse yo.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout sa poun diw, pwobl&#232;m peyi a, mete sou pwobl&#232;m pa nou, f&#232; bagay yo pa b&#232;l ditou pou nou nan moman 16zy&#232;m aniv&#232;s&#232; a rive. Nou kanmenm gen b&#232;l satisfaksyon d&#232;ske ou kontinye gen konfyans nan nou e wap kontinye ban nou tout soutyen moral ou w&#232; ki neses&#232;. Se yon fy&#232;te pou nou nan peyi sa a kote sa yo rele &#171; cr&#233;dibilit&#233; &#187; a fin al bwa chat.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nan okazyon 16 lane nou an, nan non Prezidant Kons&#232;y Administrasyon estasyon an, Madam Marie Claudette Pasquet Bastien ; nan non Vis-prezidant Kons&#232;y la, Madam Liliane Pierre Paul ; mwen menm, Trezorye Kons&#232;y la epi Direkt&#232; jeneral, mwen di tout ekip estasyon an m&#232;si, soti nan p&#232;son&#232;l soutyen (ki gen tou chof&#232; yo ak gadyen sit Boutilliers yo), rive nan Direksyon jeneral la, an pasan pa Direksyon enf&#242;masyon an St&#233;phane Pierre Paul ap dirije ; Sal d&#232; Nouv&#232;l la kote jounalis nou yo ap feraye ; operat&#232; ak pwodikt&#232; yo ; anplwaye nan administrasyon an (resepsyon, marketing ak kontabilite) ; sist&#232;m kontw&#242;l sit ent&#232;n&#232;t la ki tabli nan Kanada sou reskonsablite Harold Isaac, elatriye&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nou pwofite rem&#232;sye tou patn&#232; nou yo nan ANMH ; k&#242;mandit&#232; nou yo ; patn&#232; nou yo nan leta ak nan prive pou konkou sou div&#232;s f&#242;m yo pote ba nou nan resp&#232; endepandans ak diyite nou ; yon rem&#232;siman espesyal pou enjeny&#232; Yves Romain Bastien epi tout pou tout l&#242;t kolaborat&#232; ak zanmi ki patisipe nan jef&#242; pou ride estasyon an vanse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Anfen, malgre pa gen f&#232;t, nap di kanmenm : b&#242;n f&#232;t Radyo Kiskeya.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Marvel Dandin 7 me 2010&lt;/p&gt; &lt;p&gt;P.-S.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;P.-S.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Un cas de &#171; wont s&#232;vi k&#242;l&#232; &#187;</title>
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		<description>Il y a quelque chose de path&#233;tique dans les cris de col&#232;re lanc&#233;s par quelques beaux messieurs et quelques bonnes dames clamant leur appartenance aux classes ais&#233;es, face aux constats ou propos de journalistes &#233;trangers sur les divisions sociales ha&#239;tiennes, sur l'odieuse injustice sociale qui ne r&#233;sume pas Ha&#239;ti, mais qui en reste l'une des caract&#233;ristiques les plus &#233;videntes pour qui veut regarder. Il y a eu le s&#233;isme. La terre n'a pas fait le tri. Et, dans toutes les (...)

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&lt;a href="http://radiokiskeya.com/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Editoriaux&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a quelque chose de path&#233;tique dans les cris de col&#232;re lanc&#233;s par quelques beaux messieurs et quelques bonnes dames clamant leur appartenance aux classes ais&#233;es, face aux constats ou propos de journalistes &#233;trangers sur les divisions sociales ha&#239;tiennes, sur l'odieuse injustice sociale qui ne r&#233;sume pas Ha&#239;ti, mais qui en reste l'une des caract&#233;ristiques les plus &#233;videntes pour qui veut regarder.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y a eu le s&#233;isme. La terre n'a pas fait le tri. Et, dans toutes les classes sociales il y a eu, face &#224; la d&#233;tresse des autres, des gestes de solidarit&#233;, de bravoure, m&#234;me d'h&#233;ro&#239;sme. Dans de telles situations, ce sont moins les classes qui sont vertueuses que les individus. Les journalistes &#233;trangers, dans leur majorit&#233;, n'ont pas assez signal&#233; la valeur de tels actes, le c&#244;t&#233; profond&#233;ment humain des r&#233;actions individuelles. Bien s&#251;r, il n'y a pas eu que &#231;a, il y eu les fuites pr&#233;cipit&#233;es vers l'ailleurs, quelques entrepreneurs qui ont pr&#233;f&#233;r&#233; s&#233;curiser coffres et marchandises, et quelques oreilles rest&#233;es sourdes aux appels de voisins&#8230; Mais tout cela existe partout. Comme le courage et la l&#226;chet&#233;, la bont&#233; humaine et l'individualisme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Saluer ces actes de courage et ces &#233;lans spontan&#233;s est une chose. Refuser de voir ce qui &#233;tait avant le s&#233;isme et qui demeure (le manque d'&#233;quit&#233;, de justice sociale ; l'indiff&#233;rence de classe ; le parti pris de l'exclusion) est une autre chose. Et refuser aux journalistes, comme &#224; tout individu ou groupe qui le voudrait, de voir ce que l'on ne veut pas voir, de dire ce que l'on ne veut pas entendre, ne fait pas de sens. On peut voir les deux choses en m&#234;me temps, et les actes de courage de quelques bonnes &#226;mes de quelque soit le milieu ne peuvent servir de masque au partage in&#233;gal qui fait les malheurs permanents de ce pays. Qu'il y ait eu des actes de courage, cela veut dire que la soci&#233;t&#233; n'est pas fond&#233;e sur l'injustice et que cela doit changer ! Qu'il y ait eu des actes de courage, cela veut dire que quand quelqu'un tient des propos qui allient beaut&#233; et teint clair, ce n'est pas du racisme ! Qu'il y ait eu des actes de courage, cela veut dire que quand quelqu'un se pr&#233;vaut de n'&#234;tre l&#224; que pour le commerce et ne s'int&#233;resse qu'&#224; son commerce, c'est de l'humanisme et du patriotisme ! Qu'il y ait des entrepreneurs et des entreprises qui se sont engag&#233;s dans l'aide sans penser &#224; leurs int&#233;r&#234;ts &#233;conomiques imm&#233;diats, voire &#224; perte (hommage leur soit rendu) cela veut dire que ce n'est pas injuste qu'en temps normal le travailleur ne puisse subvenir &#224; ses besoins primaires avec son salaire !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Allons donc. D&#233;non&#231;ons les journalistes pour ce qu'ils n'ont pas vu : des actes de solidarit&#233;, de bienveillance, de tous et de partout, la d&#233;brouillardise dans les milieux populaires&#8230; Pour ce qu'ils ont exag&#233;r&#233; par besoin de sensationnalisme : pillages, banditisme&#8230; Mais pas pour ce qui est visible &#224; tous, tremblement de terre ou pas : l'existence du racisme, le partage trop in&#233;gal des richesses, le m&#233;pris de l'autre par certains groupes sociaux ou au moins par certains membres de certains groupes sociaux. Aux yeux du peuple ha&#239;tien dans sa grande majorit&#233;, aux yeux du monde entier (il suffit de passer quelques heures ici et d'observer le fonctionnement de certains groupes) les &#233;lites &#233;conomiques ha&#239;tiennes ne sont pas jolies. En y mettant des nuances, on pourrait dire que tous les membres de ces &#233;lites n'ont pas forc&#233;ment le m&#234;me comportement, et ce serait sans doute vrai, mais c'est une loi humaine que l'&#233;vidence du pire. Folles, ces &#233;lites, ou fous les pires en elles s'ils croient que quelqu'un, en dehors de leurs cercles les trouve modernes, sympathiques&#8230; Quelle doit &#234;tre la solitude de celui qui n'est beau qu'&#224; ses propres yeux&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;LYONEL TROUILLOT&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#171; La n&#233;cessaire qu&#234;te de cr&#233;dibilit&#233; &#187;</title>
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		<dc:creator>Radio Kiskeya</dc:creator>



		<description>Les dirigeants du pays, d'une &#233;poque &#224; l'autre, m&#233;ritent bien de n'&#234;tre pas consid&#233;r&#233;s comme de vrais responsables, dans la mesure o&#249; ils n'arrivent jamais &#224; pr&#233;voir et &#224; pr&#233;venir des situations catastrophiques qui finissent toujours par se produire, en d&#233;pit des signes avant-coureurs. Il est plus qu'&#233;vident que le Conseil Electoral Provisoire (CEP) a entam&#233; le processus &#233;lectoral avec un s&#233;rieux d&#233;ficit de l&#233;gitimit&#233;. Si la formation de l'institution (...)

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&lt;a href="http://radiokiskeya.com/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Editoriaux&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les dirigeants du pays, d'une &#233;poque &#224; l'autre, m&#233;ritent bien de n'&#234;tre pas consid&#233;r&#233;s comme de vrais responsables, dans la mesure o&#249; ils n'arrivent jamais &#224; pr&#233;voir et &#224; pr&#233;venir des situations catastrophiques qui finissent toujours par se produire, en d&#233;pit des signes avant-coureurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est plus qu'&#233;vident que le Conseil Electoral Provisoire (CEP) a entam&#233; le processus &#233;lectoral avec un s&#233;rieux d&#233;ficit de l&#233;gitimit&#233;. Si la formation de l'institution &#233;lectorale avait d&#233;j&#224; soulev&#233; la controverse, ses premi&#232;res mesures, en particulier la publication du calendrier &#233;lectoral sans concertation avec les partis politiques et l'exclusion maintenant de la course &#233;lectorale de 16 partis, n'ont fait que renforcer la suspicion vis-&#224;-vis d'elle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si aucune d&#233;marche n'est rapidement entreprise en vue de rendre le CEP cr&#233;dible, on voit mal comment l'institution va pouvoir imposer ses d&#233;cisions dans le contexte naturellement conflictuel des &#233;lections et dans un pays o&#249;, g&#233;n&#233;ralement, personne n'accepte de perdre, m&#234;me dans les conditions les plus normales.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La cr&#233;dibilit&#233; de l'organisme &#233;lectoral constitue une exigence majeure du s&#233;rieux et de la cr&#233;dibilit&#233; d'un scrutin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette cr&#233;dibilit&#233;, dans le contexte actuel, devrait surtout concerner l'ind&#233;pendance de l'organisme &#233;lectoral par rapport, notamment, &#224; la pr&#233;sidence.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'impression g&#233;n&#233;rale quant &#224; pr&#233;sent, est que la pr&#233;sidence dirige le CEP. Perception ou r&#233;alit&#233; ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A d&#233;faut de r&#233;pondre de fa&#231;on cat&#233;gorique &#224; une telle question, on peut tout de m&#234;me rappeler qu'en politique, la perception compte autant, pour ne pas dire davantage, que la r&#233;alit&#233;. Comment le CEP peut-il s'y prendre pour, en un temps record, projeter une autre image, celle d'une institution souveraine, d&#233;termin&#233;e &#224; tenir la balance &#233;gale entre toutes les parties ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est la pr&#233;occupation de tous les secteurs. Mais, ce devrait &#234;tre aussi la pr&#233;occupation de l'Ex&#233;cutif et de son chef, en particulier. La pr&#233;occupation aussi de la communaut&#233; internationale suppos&#233;ment int&#233;ress&#233;e &#224; la stabilisation du pays.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La Pr&#233;sidence, fortement impliqu&#233;e dans le projet INITE, aurait des signaux &#224; envoyer pour que tout un chacun sache qu'elle n'entend v&#233;ritablement pas torpiller &#224; son profit, le processus &#233;lectoral. Plus que des signaux, des dispositions concr&#232;tes devraient &#234;tre prises en urgence en vue de renseigner l'opinion sur l'ampleur de son implication dans le projet INITE, la provenance des ressources financi&#232;res que cette plate forme aurait d&#233;j&#224; &#224; sa disposition et les modalit&#233;s des rapports entre la Pr&#233;sidence et le Conseil Electoral Provisoire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il ne serait pas de bon ton d'appeler d&#233;lib&#233;r&#233;ment la communaut&#233; internationale &#224; s'immiscer dans les affaires internes du pays. Mais, malheureusement, on le sait : sa pr&#233;sence sur le terrain et dans les avenues les plus intimes du pouvoir n'est pas une vue de l'esprit. N'est-ce pas elle qui transporte les bulletins ? N'est-elle pas impliqu&#233;e, au Centre de Tabulation, dans l'organisation du d&#233;pouillement des proc&#232;s-verbaux des bureaux de vote ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si la stabilisation est vraiment son objectif, on comprend mal qu'elle finance les &#233;lections, encadre le CEP et reste dans le m&#234;me temps impassible face &#224; la dangereuse tournure que risquent de prendre les &#233;v&#233;nements. En ce sens, la communaut&#233; internationale n'a-t-elle pas, au m&#234;me titre que les instances nationales concern&#233;es, l'obligation de convaincre de sa cr&#233;dibilit&#233; ? Sinon, est-elle pr&#234;te &#224; faire face &#224; d'&#233;ventuelles accusations de complicit&#233; dans l'organisation d'&#233;lections frauduleuses et officielles ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il convient enfin de souligner que la responsabilit&#233; par rapport au redressement de la barque &#233;lectorale, ne saurait uniquement incomber au CEP, &#224; la Pr&#233;sidence et &#224; la Communaut&#233; internationale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En qu&#234;te de cr&#233;dibilit&#233; &#233;galement, les partis, groupements et regroupements politiques ont l'imp&#233;rieuse obligation d'&#233;viter de s'enfoncer sans discernement dans un processus dont l'issue d&#233;sastreuse peut &#234;tre entrevue &#224; l'avance. Ils doivent exiger la r&#233;union de conditions propres &#224; la tenue d'un scrutin fiable. Sinon, ils se feront complices, par leur participation, de ceux qui pr&#233;parent ce qui s'apparente d&#233;j&#224; &#224; une v&#233;ritable mascarade.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La responsabilit&#233; d'&#233;viter la catastrophe qui s'annonce incombe aussi &#224; toutes les autres forces organis&#233;es du pays.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au nom de la responsabilit&#233; et de la n&#233;cessit&#233; d'emp&#234;cher que le pays s'enfonce dans d'interminables crises, il faut donc un grand sursaut de tous les secteurs de la vie nationale et des amis &#171; dits &#187; d'Ha&#239;ti, pour sauver ce qui peut encore l'&#234;tre&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Marvel DANDIN&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Il est temps de poser les vrais probl&#232;mes : sus aux mythes et aux mensonges politiques !</title>
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		<dc:creator>Radio Kiskeya</dc:creator>



		<description>L'impasse politique dans laquelle se trouve actuellement le pays invite &#224; une r&#233;flexion profonde sur un certain &#233;tat d'esprit et des modalit&#233;s de fonctionnement se situant aux antipodes des m&#233;thodes modernes de gestion et de gouvernance. La premi&#232;re r&#233;alit&#233; qui choque l'intelligence concerne le fait que, malgr&#233; plus d'un an de collaboration entre des repr&#233;sentants de partis politiques et le chef d'Etat, ils se retrouvent un beau matin face &#224; face, pour ne pas (...)

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&lt;a href="http://radiokiskeya.com/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Editoriaux&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'impasse politique dans laquelle se trouve actuellement le pays invite &#224; une r&#233;flexion profonde sur un certain &#233;tat d'esprit et des modalit&#233;s de fonctionnement se situant aux antipodes des m&#233;thodes modernes de gestion et de gouvernance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La premi&#232;re r&#233;alit&#233; qui choque l'intelligence concerne le fait que, malgr&#233; plus d'un an de collaboration entre des repr&#233;sentants de partis politiques et le chef d'Etat, ils se retrouvent un beau matin face &#224; face, pour ne pas dire dos &#224; dos, se renvoyant les accusations concernant le bilan de leur &#339;uvre commune.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cela traduit le fait que, sans aucun doute, le gouvernement dit pluriel n'a jamais constitu&#233; un lieu non seulement de r&#233;elle collaboration, mais de d&#233;bat constructif, ou m&#234;me de complicit&#233; active autour de l'objectif sacro-saint d'am&#233;liorer le sort des ha&#239;tiens.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;S'il en &#233;tait ainsi, jamais nous ne serions revenus, comme c'est bien le cas aujourd'hui, &#224; la case-d&#233;part, i.e. aux sempiternelles diatribes contre les partis politiques pr&#233;sent&#233;s comme les principaux responsables de l'&#233;chec. Ce faisant, on tente de faire accroire que, sit&#244;t qu'ils seraient &#233;cart&#233;s, d'une part, ceux qui les remplaceraient n'auraient aucune motivation politique, ; d'autre part, leur d&#233;part ouvrirait l'&#232;re du progr&#232;s et du succ&#232;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les divers gouvernements qui se sont succ&#233;d&#233;s en Ha&#239;ti et qui n'ont pas &#233;t&#233; de coalition, de consensus ou pluriel, ne nous ont pas convaincu de leur efficacit&#233; par le fait qu'ils ne comptaient pas de repr&#233;sentants directs de partis politiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est temps de poser les vrais probl&#232;mes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les gouvernements n'ayant r&#233;uni que des technocrates, ne nous ont pas convaincu davantage. Le fait que les ministres de ces gouvernements n'&#233;taient pas, du moins officiellement, inf&#233;od&#233;s &#224; des partis politiques, n'a pas assur&#233; le d&#233;collage tant souhait&#233;. Et nous sommes rest&#233;s la lanterne rouge du continent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est temps de poser les vrais probl&#232;mes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aujourd'hui, on semble promettre le succ&#232;s avec un gouvernement compos&#233; prioritairement de repr&#233;sentants de la soci&#233;t&#233; civile. Une telle option, telle qu'elle est pr&#233;sent&#233;e, suscite de pertinentes interrogations : d&#232;s qu'une personnalit&#233; n'est pas officiellement connue pour son appartenance &#224; un quelconque parti, cela suffit-il pour qu'on croit qu'elle n'est pas politiquement motiv&#233;e, qu'elle n'agit pas en faveur de tel ou tel secteur politique ? Le fait qu'un ministre d'un gouvernement n'appartienne &#224; un quelconque parti politique constitue-il, &#224; lui seul, la garantie que le ministre concern&#233; sera comp&#233;tent et performant, qu'il ne sera pas corrompu et que, jamais, en p&#233;riode &#233;lectorale, il ne tentera d'utiliser les ressources de l'Etat &#224; sa disposition pour soutenir un quelconque parti ou candidat&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est temps de poser les vrais probl&#232;mes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Telle que toute analyse s&#233;rieuse peut permettre de le comprendre, l'&#233;chec du gouvernement pluriel parait &#234;tre beaucoup plus celui du chef de ce gouvernement et du chef de l'Etat. Car, il est plus qu'&#233;vident qu'il s'est pos&#233; un grave probl&#232;me d'organisation, de coordination et d'action coh&#233;rente de ce gouvernement. Cela ne d&#233;responsabilise pas pour autant les partis politiques. Ils auraient pu, dans le cadre de la dynamique de participation &#233;voqu&#233;e plus haut, susciter le d&#233;bat autour du fonctionnement de l'&#233;quipe gouvernementale et proposer des modalit&#233;s d'une action plus coh&#233;rente. Mais, nous le r&#233;p&#233;tons, et vous conviendrez de la justesse d'un tel argument, il s'agissait beaucoup plus de la responsabilit&#233; des chefs d'orchestre d'impulser la dynamique et de s'assurer que tout convergeait effectivement vers la r&#233;alisation des objectifs d&#233;finis.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Faut-il que, pour accomplir pleinement leur mission, le chef de l'Etat et le nouveau premier ministre, doivent exclure les partis politiques ? Faudrait-il d'ores et d&#233;j&#224; croire que le chef de l'Etat fera mieux, en tant que chef d'orchestre, avec des repr&#233;sentants de la soci&#233;t&#233; civile, plut&#244;t qu'avec des repr&#233;sentants de partis politiques ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces questions en am&#232;nent d'autres, tout aussi pertinentes : ceux qui ont exprim&#233; la crainte apparemment justifi&#233;e que les partis politiques utilisent leur position au moment des &#233;lections, donnent-ils la garantie, qu'en les &#233;cartant, ils ne feront pas autant pour leur propres partis ou leurs propres candidats ? Serait-on finalement arriv&#233; au temps o&#249;, O grand dieu, nos autorit&#233;s ne seraient plus motiv&#233;es par des int&#233;r&#234;ts partisans et qu'elles planeraient, comme des anges, au-dessus des nuages naus&#233;abonds de la politique ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En posant les vrais probl&#232;mes aujourd'hui, il importe aussi de cesser de prendre pr&#233;texte de la faiblesse r&#233;elle des partis politiques pour ne pas cr&#233;er les conditions mat&#233;rielles et institutionnelles &#224; leur consolidation et &#224; leur institutionnalisation. Ainsi que cela se passe ailleurs, c'est &#224; l'Etat qu'il revient, non de les &#233;carter ou de les discr&#233;diter, mais de favoriser leur implantation et leur expansion. Et, ne vous y m&#233;prenez point : dans ces pays, comme le n&#244;tre, o&#249; l'Etat n'agit pas en faveur des partis politiques, rien n'est &#233;galement entrepris en faveur d'autres structures organis&#233;es, telles que les syndicats, les associations socio-professionnelles, les associations de paysans, les coop&#233;ratives, etc&#8230; Ce sont toutes les entit&#233;s pouvant garantir le fonctionnement d'une vraie d&#233;mocratie qui sont n&#233;glig&#233;es, pas seulement les partis politiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors, posons les vrais probl&#232;mes, si vraiment, la d&#233;mocratie est notre boussole, si vraiment, le sauvetage d'Ha&#239;ti est le v&#233;ritable objectif. [jmd/RK]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Derniers mots &#224; &quot;Jude Simon&quot; et &#224; son &quot;admirateur&quot; G&#233;rard Etienne</title>
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		<description>On voit bien de &#171; quel bon air vif et piquant &#187; se nourrissent certains &#171; intellectuels &#187; du pays au fait que l'un d'entre eux, G&#233;rard Etienne, manifeste une rare complaisance par rapport au texte de &#8220;Jude Simon&#8221; qu'il qualifie de &#171; magnifique &#187; par le simple fait qu'il rel&#232;ve beaucoup plus de la pol&#233;mique que du documentaire. A regarder de pr&#232;s, le texte en question n'apporte rien de neuf sur le coup d'Etat de 1991, sinon qu'il ne fait (...)

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&lt;a href="http://radiokiskeya.com/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Editoriaux&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On voit bien de &#171; quel bon air vif et piquant &#187; se nourrissent certains &#171; intellectuels &#187; du pays au fait que l'un d'entre eux, G&#233;rard Etienne, manifeste une rare complaisance par rapport au texte de &#8220;Jude Simon&#8221; qu'il qualifie de &#171; magnifique &#187; par le simple fait qu'il rel&#232;ve beaucoup plus de la pol&#233;mique que du documentaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A regarder de pr&#232;s, le texte en question n'apporte rien de neuf sur le coup d'Etat de 1991, sinon qu'il ne fait que remettre en question des faits et versions que, en toute honn&#234;tet&#233;, l'auteur de l'article de KISKEYA a cru bon de mettre &#224; la disposition des historiens et des chercheurs. Quelle est donc la version de &#8220;Jude Simon&#8221; de ce qui s'est r&#233;ellement pass&#233; les 29 et 30 septembre 1991 ? Quelle est sa contribution &#224; la connaissance des faits ? Cette contribution se r&#233;duit-elle &#224; d&#233;noncer la &#171; propagande lavalassienne &#187; ou &#224; pr&#233;senter Raoul C&#233;dras comme &#171; l'un des plus honn&#234;tes et brillants intellectuels de l'histoire nationale &#187; ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L&#224; r&#233;side la question. Il faut des faits et rien que des faits. Les opinions viendront apr&#232;s. Le &#171; t&#233;moignage tordu &#187; auquel vous vous r&#233;f&#233;rez ne comporte aucun jugement, encore moins des &#171; erreurs d'&#233;valuation &#187;, comme vous le pr&#233;tendez. Exercez davantage votre &#171; haute intellectualit&#233; &#187;, Messieurs, et vous vous en rendrez compte par vous-m&#234;mes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quant &#224; la r&#233;plique de &#8220;Jude Simon&#8221; &#224; la mise au point de KISKEYA, elle ne donnera pas lieu &#224; davantage de pol&#233;mique, maintenant que la mauvaise foi justifiant sa d&#233;marche est prouv&#233;e par son dernier argumentaire. Quand la mauvaise foi s'y m&#234;le, la meilleure logique s'av&#232;re tout &#224; fait inefficace.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si quelqu'un rapporte que Jean Bertrand Aristide a &#171; ordonn&#233; &#187; la r&#233;int&#233;gration d'officiers r&#233;voqu&#233;s, est-ce, de sa part, une prise de position en faveur d'Aristide ? Prend-il position contre les prescrits de la Constitution sur le statut du chef de l'Etat par rapport &#224; l'arm&#233;e ? Mauvaise foi, Messieurs !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quand un journaliste choisit d'identifier certaines personnes et d&#233;cide de ne pas en faire autant pour d'autres, son seul motif doit &#234;tre de vouloir mettre &#224; nues les premi&#232;res et de prot&#233;ger les secondes ? Simplisme et mauvaise foi, Messieurs !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quand, &#224; court d'arguments apr&#232;s la mise au point de KISKEYA, ne pouvant point r&#233;futer les diff&#233;rents points contenus dans ladite mise au point, &#8220;Jude Simon&#8221; laisse de c&#244;t&#233; la question du coup d'Etat pour s'en prendre maintenant au m&#233;dia par des critiques portant sur des articles de notre r&#233;daction relatives &#224; d'autres questions, la volont&#233; de nous &#171; coincer &#187; devient plus qu'&#233;vidente. Dans ces conditions, notre bonne volont&#233; d'argumenter et de d&#233;battre sereinement ne nous mettra pas &#224; l'abri d'une telle mauvaise foi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vous pourrez alors toujours trouver la coquille qu'il vous faut. Car, on ne pr&#233;tend pas &#234;tre parfait. L'exemple de J.E.B. que vous avez donn&#233; est en ce sens &#233;difiant. N&#233;anmoins, qu'est-ce qui vous autorise &#224; croire, sinon vos pr&#233;jug&#233;s, que l'omission a &#233;t&#233; d&#233;lib&#233;r&#233;e ? Seriez-vous pr&#234;ts &#224; proclamer que toute omission, g&#233;n&#233;ralement quelconque, est volontaire et fautive ? Nous voil&#224; donc en pr&#233;sence de nouvelles th&#233;ories sur la communication et la psychologie, &#171; pour les besoins d'une cause &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Concernant l'omission suspecte, selon vous, du nom de Jean-Claude Jean-Baptiste, dans un article relatif &#224; l'affaire Sylvio Claude, on est en droit de croire qu'il n'y a pas longtemps que vous nous suivez. L'int&#233;ress&#233; lui-m&#234;me &#233;claterait de rire &#224; vous entendre dire que KISKEYA le m&#233;nage. Car, il n'est pas pr&#234;t d'oublier tout le travail journalistique qu'on a d&#233;j&#224; fait le concernant, comme d&#233;l&#233;gu&#233; du Sud, en relation avec l'assassinat de Sylvio Claude. Il n'oubliera pas aussi, de si t&#244;t, toutes les protestations contre sa nomination au poste de Directeur G&#233;n&#233;ral de la Police diffus&#233;es par cette station.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En bons intellectuels, consultez les archives, Messieurs !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sur ce, permettez qu'on prenne d&#233;finitivement cong&#233; de vous. Nous conc&#233;dons ne rien pouvoir contre tant de suffisance, d'arrogance et de mauvaise foi. Le mieux, pour nous, est de poursuivre humblement notre qu&#234;te de v&#233;rit&#233; et de contribuer aux vrais d&#233;bats d'id&#233;es pour l'avancement du pays. Ce n'est malheureusement pas &#224; cela que nous convient vos &#233;lucubrations.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Soyez donc, Messieurs, fiers de l'&#233;tendue de vos connaissances et continuez &#224; vous admirer mutuellement.[jmd/RK]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour votre &#233;dification, suivent les textes respectifs de G&#233;rard Etienne et de &#8220;Jude Simon&#8221;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour une compr&#233;hension de l'ensemble du dossier, r&#233;f&#233;rez-vous &#224; notre article de samedi sur le coup d'Etat du 30 septembre 1991, puis &#224; celui intitul&#233; &#171; Remarques &#224; &#8220;Jude Simon&#8221; qui dit n'&#234;tre pas un militaire, mais qui en a bien l'air &#187; &#224; la rubrique Edito de notre site internet &lt;a href='http://www.radiokiskeya.com/' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;www.radiokiskeya.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Note du Dr G&#233;rard Etienne &#224; &#8220;Jude Simon&#8221;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ouf !Quel bon air vif et piquant respir&#233; &#224; pleine poitrine ce magnifique texte de &#8220;Jude Simon&#8221; contredisant ainsi toutes les d&#233;sinformations d'Aristide et de son mouvement terroriste.Je le confesse sans r&#233;serve:je pensais que j'&#233;tais le seul &#224; pouvoir contrer, dans une vingtaine d'articles publi&#233;s dans HAITI-OBSERVATEUR et dans un livre L'INJUSTICE, LA D&#201;SINFORMATION ET LE M&#201;PRIS DE LA LOI tout un monde de fripouilles qui auront utilis&#233; les mensonges et la d&#233;sinformation comme outils de d&#233;membrement d'une de nos fondamentales institutions, .Je devrai, d&#232;s aujourd'hui, neutraliser mes pulsions de journaliste d'enqu&#234;te.Car voici &#8220;Jude Simon&#8221;. C'est vrai qu'il dispose des m&#234;mes donn&#233;es repr&#233;sent&#233;es dans mon enqu&#234;te pour la r&#233;daction de mon rapport &#224; l'UNION INTERNATIONALE DES JOURNALISTES ET DE LA PRESSE FRAN&#199;AISE A PARIS, rapport publi&#233; dans Ha&#239;ti-Observateur, Washington Post,et &#224; CNN. Mais ce qui fait la force, je devrais dire la densit&#233; du texte de Simon,c'est sa pond&#233;ration.A aucun moment l'homme ne s'adresse pas &#224; un ennemi mais tout simplement &#224; quelqu'un qui aura produit un texte dont les donn&#233;es renvoient aux clich&#233;s lavalassiens entendus depuis la dissolution des FAR'H.En termes pr&#233;cis Simon rel&#232;ve toutes les failles d'un t&#233;moignage tordu, toutes les faiblesses d'un discours anti-journalistique ( il s'agit d'un m&#233;dium populaire ) qui ne peut ni &#233;mouvoir ni persuader par ce que j'appelais dans mes classes de journalisme le subjectivisme. Bien s&#251;r auteur du d&#233;molisseur de l'Arm&#233;e est trop l&#226;che pour admettre ses erreurs d'&#233;valuation subjective d'une institution qu'il ne conna&#238;t pas. Sauf qu'&#224; sa place je remercierais humblement &#8220;Jude Simon&#8221; pour avoir plac&#233; un &#233;v&#232;nement sur d'autres angles que ceux du salissage de l'un des plus brillants ( sur le plan intellectuel ) et des plus honn&#234;tes de notre histoire nationale,le g&#233;n&#233;ral Raoul C&#233;dras.
Dr G&#233;rard Etienne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Note &#224; Radio Kiskeya
&#8220;Jude Simon&#8221;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;4 octobre 2006 J'avais pris note de votre texte concernant mes r&#233;flexions sur votre version des &#233;v&#233;nements du 30 septembre. Si je n'y ai pas r&#233;pondu tout de suite c'est que je devais assister un ami et l'aider &#224; racler des fonds de tiroirs pour payer une ran&#231;on afin de r&#233;cup&#233;rer sa fille mineure enlev&#233;e par des hommes arm&#233;s. Un quotidien pr&#233;caire, incertain et angoissant ne nous permet pas toujours d'&#234;tre ma&#238;tres de notre temps, et parfois de notre vie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;M&#234;me s'il a &#233;t&#233; transmis de fa&#231;on cavali&#232;re, je vous remercie pour le renseignement concernant les initiales au bas de vos articles. Ne connaissant ni les r&#233;dacteurs, ni les cadres de votre agence, votre indication ne me sera pas d'une grande utilit&#233; et les auteurs de vos articles resteront toujours pour moi des anonymes. Je ne vais pas m'amuser &#224; coller des noms &#224; des initiales. Je pr&#233;f&#232;re essayer de r&#233;pondre &#224; vos interrogations, vos doutes et vos questions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai pris acte de votre d&#233;cision de ne pas r&#233;v&#233;ler l'identit&#233; de vos informateurs qui &quot;occupent aujourd'hui encore de hautes fonctions&quot;. C'est votre choix et votre droit. Mais je m'interroge encore sur le motif avanc&#233;. Il me semble que vous r&#233;velez les noms de ceux sur lesquels vous voulez taper et omettez l'identit&#233; de ceux que vous voulez prot&#233;ger pour une raison ou une autre. En effet, dans une courte d&#233;p&#234;che de votre agence je lisais la semaine derni&#232;re que vous mettiez sur le dos de vagues &quot;inconnus arm&#233;s&quot; la mort aux Cayes du Pasteur Sylvio Claude, leader du PDCH. Comment avez-vous pu oublier que la responsabilit&#233; de cet acte a &#233;t&#233; attribu&#233;e au D&#233;l&#233;gu&#233; du Sud de 1991 qui, dit-on, dirigeait personnellement les op&#233;rations. Certains poss&#232;dent encore les photos de ce drame. Vous pouvez me demander pourquoi on ne porte pas plainte contre lui. Vous devez savoir autant que moi que la justice est &#224; deux vitesses en Ha&#239;ti. On condamne certains sans indice r&#233;el, sur simple d&#233;nonciation ou selon la clameur publique. D'autres sont rel&#226;ches malgr&#233; des certitudes probantes. Vous pouvez encore r&#233;pliquer que vous n'avez pas de preuves concernant la participation de ce d&#233;l&#233;gu&#233; &#224; cet assassinat. Ce serait de la mauvaise foi. Dans votre version sur le 30 septembre vous tenez pour vrai tout ce que vos informateurs vous ont r&#233;v&#233;l&#233;, vous ne mettez jamais en doute le moindre d&#233;tail fourni. Cela ne vous emp&#234;che pas de publier leurs dires en absence de preuves. Pourquoi faudrait-il des preuves pour certaines choses et certaines personnes et pas pour d'autres ? Dans un autre article de Kiskeya sign&#233; spp, son auteur semi-anonyme s'acharne sans aucun scrupule sur le cadavre de Luckner Cambronne. ( N'allez pas dire que je d&#233;fends Cambronne, je ne le connais pas ). L'auteur de l'article rappelle, entre autres choses, le commerce du sang qu'il avait organis&#233;. Il arrive &#224; d&#233;nicher un associ&#233; fran&#231;ais de Cambronne. Curieusement, le nom de J.E.B., son principal associ&#233; ha&#239;tien dans ce commerce macabre n'a pas &#233;t&#233; mentionn&#233;. ( A votre tour, apprenez &#224; d&#233;chiffrer les initiales ). Avez-vous choisi de ne pas le citer parce qu' il a tra&#238;n&#233; sa bosse &#224; travers les deux r&#233;gimes d'Aristide et ceux de Pr&#233;val ? Ou le cotoyez-vous dans les r&#233;unions d'un certain cercle ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je questionne le sens de cette phrase : &quot; &#8220;Jude Simon&#8221; qui dit n'&#234;tre pas un militaire mais qui en a bien l'air &quot;. Cela vous &#233;tonne qu'un citoyen ha&#239;tien puisse parler de l'arm&#233;e, de son histoire ou de son administration ? Faites preuve d'une plus grande ouverture d'esprit. L'arm&#233;e est une institution nationale. Tout un chacun a le droit de s'y int&#233;resser et de l'&#233;tudier comme d'autres ont une passion pour l'histoire de la Banque nationale, de la Presse ou du Parlement. Un m&#233;decin tr&#232;s connu pourrait sur la question militaire nationale faire la le&#231;on &#224; vous, &#224; moi et &#224; beaucoup de militaires. On ne peut emp&#234;cher aux citoyens de s'int&#233;resser aux sujets de leur choix ou qui ont une importance pour leur vie. Un jour, un ami m' invita chez lui. Il entoura mon arriv&#233;e dans sa demeure de mille pr&#233;cautions. Dans sa maison d&#233;sert&#233;e par le personnel, il me montra des vid&#233;os, il me fit entendre des extraits de discours de leaders politiques et de bulletins de nouvelles de m&#233;dias, il me fit lire des coupures de journaux, il me fit feuilleter un album gonfl&#233; de photographies. Le th&#232;me central de cette impressionnante collection &#233;tait le P&#232;re Lebrun, le supplice du collier. Mon ami a collect&#233; durant des ann&#233;es tout ce qu'il a pu trouver sur le sujet. Ce jour-l&#224;, j'ai entendu la voix de journalistes r&#233;put&#233;s banalisant cette abomination, j'ai vu un homme, devenu c&#233;l&#232;bre par la suite, immoler par le feu un certain Gro Shiller, j'ai entendu un gouvernant recommander l'usage du p&#232;re Lebrun et un pr&#234;tre qui voulait en faire un &#233;v&#234;que. Il ne faut pas s'empresser d'accuser mon ami d'obsession morbide ou d'&#234;tre un &quot; lebruniseur &quot;. Ap&#232;s avoir tout vu, tout entendu, je me suis tourn&#233; vers lui pour lui demander ce qui l'avait pouss&#233; &#224; monter sa collection. Le visage ravag&#233;, baign&#233; de larmes, cach&#233; en partie par la p&#233;nombre de l'apr&#232;s-midi finissant, il me r&#233;pondit dans un souffle : &quot;Mon p&#232;re, un commer&#231;ant paisible, a subi le supplice du p&#232;re Lebrun. Je ne sais toujours pas pourquoi et je ne sais qui me rendra justice &quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme dans toute administration, il y avait peut &#234;tre des malversations dans l'arm&#233;e. C'est vous qui l'affirmez. Je n'en sais rien. Vous semblez douter du m&#234;me coup de l'efficacit&#233; des services du minist&#232;re des Finances. Je me souviens du d&#233;sespoir d'un ami, commandant d'une unit&#233; militaire, attendant le ch&#232;que pour payer les hommes sous ses ordres. Il se plaignait de la rigueur et de la minutie de M. Vertus qui &#233;tait, &#224; un certain moment, charg&#233; &#224; ce minist&#232;re de la v&#233;rification des ordonnances. Elles &#233;taient pass&#233;es au crible. Vu la complexit&#233; de l'administration et le chemin parcouru par un bordereau de d&#233;caissement, il faudrait une grande complicit&#233; entre l 'officier ordonnateur, les services au quartier g&#233;n&#233;ral et les instances des Finances pour r&#233;aliser un tirage indu de fonds. Ce ne serait pas une malversation mais un r&#233;seau. Pour ce qu'il s'agit de l'argent allou&#233; pour l'entretien, pour les biens et &#233;quipements ou pour le mess, il se peut bien que certains commandants aient retenu une partie pour leur poche. Dans tout groupe social, dans toute organisation il y a et il y aura toujours des malhonn&#234;tes. Il revient &#224; l'Etat d'appliquer les contr&#244;les pr&#233;vus ou de les mettre en place. A vous lire, on se demande si vous pensez r&#233;ellement qu'une organisation militaire &#233;tait en mesure de faire l'acquisition de biens, comme acheter un v&#233;hicule par exemple ? Vous vous fourvoyez. L'arm&#233;e n'avait ni le budget, ni les avantages de la Police nationale qui a re&#231;u en une seule ann&#233;e fiscale 2.372 v&#233;hicules. Vous semblez croire que les allocations allou&#233;es aux organisations militaires &#233;taient des sommes faramineuses. Vous devez pouvoir encore trouver un budget ventil&#233; de l'arm&#233;e. Vous seriez certainement tr&#232;s d&#233;&#231;u de constater l'indigence dans laquelle &#233;voluait l'institution militaire. Cent dix millions de gourdes (Gdes 110.000.000) &#224; l'ann&#233;e pour payer 7.000 hommes, pour leur donner &#224; manger, pour faire fonctionner l'h&#244;pital militaire, des cliniques dans chaque organisation de la capitale et en province, un garde-c&#244;tes, un service de communication, une aviation, une acad&#233;mie pour les officiers, un camp d'entrainement pour les enr&#244;l&#233;s, un service de g&#233;nie, un service de transports, toutes les prisons du pays, un corps des pompiers, une &#233;cole secondaire, des fanfares, etc. Ces donn&#233;es je les ai trouv&#233;es dans un article publi&#233; par le Dr. G&#233;rard Etienne, &#233;minent linguiste ha&#239;tien et auteur de nombreux livres traduits en plusieurs langues. Vous voyez, quand on s'int&#233;resse &#224; une institution ou quand on veut ecrire sur un sujet, on peut et on doit trouver les renseignements s'y r&#233;f&#233;rant. Le minist&#232;re de la D&#233;fense de 1991 voulait contr&#244;ler les fonds de l'arm&#233;e, dites-vous. C'est dommage qu'il ne l'avait pas fait car le gouvernement se serait rendu compte de la n&#233;cessit&#233; d'augmenter substantiellement le budget de l'institution militaire. Pour ma part je ne rabaisserai jamais la t&#226;che d'un ministre &#224; rechercher quelques &quot;ch&#232;ques zombis&quot; qui pourraient exister ou quelques &quot; morts&quot;. J'ai une plus haute id&#233;e de la fonction.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est toujours difficile de voir ses paroles travesties. Traitant du rapport entre l'arm&#233;e et le minist&#232;re de la D&#233;fense, je n'ai jamais dit que des donn&#233;es avaient &#233;t&#233; refus&#233;es audit minist&#232;re. Comment pourrais-je le savoir ? Relisez le texte. La phrase commence par &quot;Admettons&quot;. Ce qui est une hypoth&#232;se et non une affirmation. C'&#233;tait simplement pour faire ressortir le caract&#232;re secret que votre texte attribuait &#224; des donn&#233;es qui en r&#233;alit&#233; se promenaient dans plusieurs administrations de l'Etat.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour ma part, je ne crois pas qu'il faille continuer &#224; discuter des proc&#233;dures administratives de l'arm&#233;e. J'ai mes donn&#233;es et vous avez les v&#244;tres. Nous risquons de tourner en rond au long d'&#233;changes st&#233;riles. Nos passes d'armes ne feraient qu'amuser certains et ne seraient d'aucun profit ni pour vous, ni pour moi, ni pour ceux qui sont int&#233;ress&#233;s &#224; faire avancer les d&#233;b&#226;ts dans notre pays. Permettez-moi seulement de vous rappeler que la Cour sup&#233;rieure des Comptes est l'organe charg&#233; par la Constitution du &quot;contr&#244;le administratif et juridictionnel des recettes et d&#233;penses de l'Etat&quot;. Je ne crois pas que l'arm&#233;e ait d&#233;cid&#233; elle-m&#234;me de rendre compte de sa gestion &#224; la Cour des Comptes. C'&#233;tait la proc&#233;dure &#233;tablie depuis tr&#232;s tr&#232;s longtemps. Je ne suis pas responsable de cela, vous non plus. De plus, le fait par cet organe de recevoir les rapports sur les d&#233;penses de l'arm&#233;e, n'en faisait pas l'entit&#233; &quot; g&#233;rant&quot; l'institution militaire. Votre extrapolation est h&#226;tive. Pour ce qu'il s'agit de mon opinion concernant le dysfonctionnemet d'un minist&#232;re &#224; cause de l'absence de loi organique, je la maintiens. Comment, d'apr&#232;s vous pourrait-on arriver &#224; faire l'articulation de deux minist&#232;res fusionn&#233;s sans une nouvelle loi organique ? Si c'est le cas, vous avez raison en disant qu'en Ha&#239;ti il n'y a pas de &quot;correspondance directe entre les lois et les r&#233;alit&#233;s&quot;, et c'est dommage.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vous me reprochez de ne pas parler de la r&#233;quisition du colonel Arn&#233;. Je ne puis rien vous r&#233;pondre &#224; ce sujet. Je n'en sais rien. Tout au d&#233;but de mon texte du 1er octobre, j'ai mis cette phrase : &quot; Il reviendra aux acteurs des &#233;v&#233;nements du 30 septembre de prendre la responsabilit&#233; de leur version des faits&quot;. Je ne puis parler &#224; leur place. Vous affirmez que la non-r&#233;ception de ces armes et munitions explique la d&#233;fection de la garde pr&#233;sidentielle lors des &#233;v&#233;nements du 30 septembre. D'apr&#232;s vous, les unit&#233;s du palais ne pouvaient rien faire contre un &quot;seul char&quot; et un petit groupe de militaires. Je crois que vous ne savez pas de quoi vous parlez. Si je ne me trompe, il y avait un bataillon au palais. Un bataillon, c'est 600 hommes et plus. Selon vous, 600 hommes arm&#233;s de fusils automatiques, de grenades, de mitrailleuses 50 et de mortiers ne pouvaient faire face &#224; &quot;un petit groupe de militaires &quot; et &#224; un v&#233;hicule blind&#233; (l'arm&#233;e n'avait pas de char). Vous avez cependant laiss&#233; comprendre que les cent hommes du capitaine Fritz Pierre Louis &#233;taient pr&#234;ts &#224; repousser les assaillants.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je ne sais pas si le cas des &quot;officiers politiques&quot; (je ne connais pas le sens de cette appellation) avait &#233;t&#233; trait&#233; directement par C&#233;dras. C'est possible. Mais je doute de votre conclusion. Si l'information est venue de l'un des concern&#233;s avec lesquels vous aviez des &quot;liens particuliers&quot; , je vous dis sans ambages que ce &quot;concern&#233;&quot; ne comprenait pas grand-chose au m&#233;canisme de fonctionnement d'un commandement militaire. M&#234;me si le dossier avait &#233;t&#233; remis &#224; C&#233;dras pour &#233;tude, il revenait au chef de l'arm&#233;e, le g&#233;n&#233;ral Abraham, de prendre la d&#233;cision finale. Comment imaginer qu'un chef d'Etat-major aurait pu emp&#234;cher au commandant de l'arm&#233;e de r&#233;int&#233;grer des officiers. A moins que vous vouliez insinuer que le g&#233;n&#233;ral Abraham, jouant &#224; cache-cache avec le pr&#233;sident, lui faisait croire qu'il n'&#233;tait pour rien dans l'affaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour ce qu'il s'agit du colonel Sylva, comme vous l'avez pr&#233;cis&#233;, il est vivant et pourra expliquer sa conduite. Je ne puis le faire &#224; sa place.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai &#233;t&#233; stup&#233;fait de lire sous votre plume la phrase suivante : &quot;... par instruction &#233;crite, le chef de l'Etat a invoqu&#233; son titre de chef supr&#234;me des Forces arm&#233;es d'Ha&#239;ti pour ordonner la r&#233;int&#233;gration imm&#233;diate des officiers concern&#233;s&quot;. Aristide et vous, vous vous &#234;tes tromp&#233;s d'&#233;poque. La constitution de 1987 fait du pr&#233;sident le chef nominal des forces arm&#233;es (article143) . Ce statut de chef de l'arm&#233;e, conf&#233;r&#233; au pr&#233;sident &#224; partir de St&#233;nio Vincent et transform&#233; en chef supr&#234;me et effectif sous Duvalier p&#232;re et fils, a &#233;t&#233; modifi&#233; par notre charte de 1987. On sent de la satisfaction chez vous quand vous insistez que le pr&#233;sident a &#233;crit pour &quot;ordonner la r&#233;int&#233;gration imm&#233;diate des officiers concern&#233;s&quot;. Qu'est ce qui lui en donnait le droit ? La constitution lui a enlev&#233; cette pr&#233;rogative en pr&#233;cisant qu'il ne les (forces arm&#233;es) commande jamais en personne. (article 143). Cela veut dire que l'octroi de grades, les nominations, les d&#233;signations de postes, les renvois, les transferts, les r&#233;int&#233;grations, en r&#233;sum&#233; l'administration interne de l'arm&#233;e ne d&#233;pend plus du pr&#233;sident depuis la publication de la constitution de 1987. En ordonnant la r&#233;int&#233;gration de ces officiers, Aristide ne faisait que violer une charte qu'il avait jur&#233; de respecter et de faire respecter. Pour ne laisser aucun doute sur la question, les constituants ont rench&#233;ri avec l'article 264.1 : &quot;Les forces arm&#233;es sont command&#233;es effectivement par un officier g&#233;n&#233;ral..&quot; Les grades, les transferts, les nominations, les renvois, les r&#233;int&#233;grations rel&#232;vent donc uniquement du chef de l'arm&#233;e. Selon la constitution, la seule intervention du pr&#233;sident dans l'institution militaire se limite &#224; la nomination du commandant en chef. Ne m'accusez surtout pas d'avoir r&#233;dig&#233; le Titre XI de la constitution de 1987 traitant de la force publique. Il faut questionner les constituants qui ont voulu faire de l'institution militaire un corps autonome pour la prot&#233;ger de la politique. Ils n'ont m&#234;me pas pr&#233;vu un minist&#232;re de tutelle pour les Forces Arm&#233;es comme c'est pour le cas de la Police qui d&#233;pend de la Justice. V&#233;rifiez votre Constitution. Dans ce dossier, le pr&#233;sident violait en m&#234;me temps les r&#232;glements des FAd'H. Fritz Pierre Louis et d'autres avaient &#233;t&#233; jug&#233;s par cour martiale et renvoy&#233;s. Le pr&#233;sident Aristide n'avait aucun droit de les faire r&#233;int&#233;grer sans respecter la proc&#233;dure pr&#233;vue par la loi. Faut-il encore vous rappeler cet article du d&#233;cret du 10 juillet 1987 : &quot;Aucun officier r&#233;voqu&#233; ne pourra r&#233;int&#233;grer les FAd'H sauf si la r&#233;vision d'un jugement permet d'&#233;tablir que la d&#233;cision de l'instance l&#233;gale ayant entra&#238;n&#233; son renvoi &#233;tait entach&#233;e d'erreur.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vous conviendrez avec moi que le pr&#233;sident de la R&#233;publique n'est pas au-dessus des lois. Vous ne direz pas comme le P&#232;re Adrien que Aristide &#233;tait au-dessus de la Constitution puisqu'il avait &#233;t&#233; choisi par le peuple ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Involontairement peut &#234;tre, vous avez enfin donn&#233; une piste de recherche &#224; nos chercheurs qui devront, entre autres choses, d&#233;terminer la part de responsabilit&#233; des gouvernants dans les conflits ouverts ou latents qui les ont oppos&#233;s &#224; l'arm&#233;e et qui ont pu &#234;tre des facteurs non n&#233;gligeables amenant aux &#233;v&#233;nements du 30 septembre. Notez le conditionnel employ&#233;. Je n'affirme rien.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En parlant de d&#233;sinformation et de propagande lavalas, je ne visais pas Radio Kiskeya ou ses membres. Je pensais que vous auriez saisi la nuance. Je me r&#233;f&#233;rais aux informations se trouvant dans votre texte. Beaucoup de ceux qui parlent du 30 septembre r&#233;p&#232;tent et ressassent ce qu'ils tiennent des cercles lavalassiens, m&#234;me si aujourd'hui beaucoup d'entre eux et de leurs informateurs ont d&#233;sert&#233; le camp lavalas. Peu de livres ont &#233;t&#233; &#233;crits sur le sujet, mais tous ne font que reprendre les m&#234;mes racontars farfelus des proches d'Aristide, tout en &#233;tant dans l'impossibilit&#233; de produire le moindre document.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Votre paragraphe final m'a particuli&#232;rement &#233;tonn&#233;. Vous ecrivez : &quot; Nous nous contentons de mettre en garde les lecteurs contre la subtilit&#233; de certaines prises de position dont le moins qu'on puisse dire c'est qu'elles sont, en apparence, si savamment bien charpent&#233;es qu'elles peuvent induire en erreur plus d'uns (sic) &quot;. C'est &#233;norme ! Vous n'avez &#224; mettre personne en garde. Apr&#232;s le parti unique, vous voulez nous imposer la pens&#233;e unique. Laissez aux citoyens la libert&#233; de juger par eux-m&#234;mes. On aurait presque l'impression qu'on n'a pas le droit de discuter de vos propos. Avez-vous l'intention de confisquer la parole ? Le syndrome du pr&#234;tre en chair vous menace. Vos lecteurs et auditeurs ont le droit de penser par eux-m&#234;mes et de penser librement. Ne mettez pas en doute leur intelligence et leur maturit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;P.S. Je vous prie de corriger une erreur qui s'est gliss&#233;e dans mon texte du 1er octobre. Le budget de la Police nationale est de 2.785.174.852 gourdes et non de 1.875.000.000 gourdes comme mentionn&#233;. C'est quand m&#234;me 25 fois le budget de 110.000.000 gourdes de l'arm&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Remarques &#224; Jude Simon qui dit &#171; n'&#234;tre pas un militaire &#187; mais qui en a bien l'air</title>
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		<dc:date>2006-10-02T17:36:55Z</dc:date>
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		<description>La r&#233;action apparemment articul&#233;e de Jude Simon &#224; un article de Radio KISKEYA relatif au coup d'Etat du 30 septembre 1991 m&#233;rite les pr&#233;cisions suivantes : 1) Contrairement &#224; ce que d&#233;clare Jude Simon, l'article sur le coup d'Etat du 30 septembre publi&#233; sur le site de KISKEYA est sign&#233; &#171; jmd &#187;, initiales r&#233;f&#233;rant &#224; Jean Marvel Dandin. L'auteur de l'article n'est donc pas anonyme. Sachez d&#233;sormais v&#233;rifier les initiales au bas des articles. 2) Radio (...)

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&lt;a href="http://radiokiskeya.com/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Editoriaux&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La r&#233;action apparemment articul&#233;e de Jude Simon &#224; un article de Radio KISKEYA relatif au coup d'Etat du 30 septembre 1991 m&#233;rite les pr&#233;cisions suivantes :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1) Contrairement &#224; ce que d&#233;clare Jude Simon, l'article sur le coup d'Etat du 30 septembre publi&#233; sur le site de KISKEYA est sign&#233; &#171; jmd &#187;, initiales r&#233;f&#233;rant &#224; Jean Marvel Dandin. L'auteur de l'article n'est donc pas anonyme. Sachez d&#233;sormais v&#233;rifier les initiales au bas des articles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2) Radio KISKEYA n'est pas qu'une simple Agence de nouvelles. Elle ne produit pas que des d&#233;p&#234;ches.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;3) De fa&#231;on volontaire, l'auteur de l'article, qui a v&#233;cu 2 mois et demi &#224; l'ambassade de France avec les principaux membres du gouvernement renvers&#233; et des officiers en difficult&#233;, n'a pas voulu identifier nomm&#233;ment ses informateurs qui, pour la plupart, occupent aujourd'hui encore de hautes fonctions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;4) En &#233;voquant le d&#233;cret du 10 juillet 1987 faisant de l'arm&#233;e un service central techniquement d&#233;concentr&#233; du Minist&#232;re de la d&#233;fense, Jude Simon qui revendique une &#171; haute capacit&#233; d'analyse &#187;, semble vouloir nous dire qu'il existe en Ha&#239;ti une correspondance directe entre les lois et les r&#233;alit&#233;s. Du fait que l'arm&#233;e avait un tel statut dans les textes, dans la r&#233;alit&#233;, elle &#233;tait v&#233;ritablement un service d&#233;concentr&#233; du Minist&#232;re en question. Ce serait alors la seule institution en Ha&#239;ti &#224; s'&#234;tre conform&#233;e aux lois la r&#233;gissant. Par cons&#233;quent, selon Jude Simon, il n'y aurait naturellement aucun raidissement &#224; faire montre de la part de l'arm&#233;e quand l'autorit&#233; civile avait voulu lui rappeler son statut.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On sait bien que l'arm&#233;e, vassalis&#233; par le r&#233;gime duvali&#233;riste, a repris ses droits par rapport au pouvoir civil &#224; partir de 1986. Notre &#171; grand analyste &#187; serait-il le seul &#224; ne pas s'en &#234;tre rendu compte ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;5) La fusion des Minist&#232;res de la d&#233;fense et de l'int&#233;rieur dont fait &#233;tat notre &#171; grand analyste &#187; implique-t-elle que la nouvelle entit&#233; ait cess&#233; de remplir les fonctions respectives des deux anciennes ? Les pr&#233;rogatives de l'ancien Minist&#232;re de la d&#233;fense sur l'arm&#233;e n'&#233;taient-elles pas reconnues au nouveau Minist&#232;re de la D&#233;fense et de l'Int&#233;rieur ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;6) Phrase curieuse du &#171; grand analyste qui dit n'&#234;tre pas militaire &#187; : &#171; Qu'est-ce que cela ajouterait &#224; la question si le Minist&#232;re de la D&#233;fense avait ou non l'inventaire des armes et munitions en possession de l'institution militaire. De toute fa&#231;on c'&#233;tait l'arm&#233;e qui les gardait. &#187;. Cons&#233;quence, cher analyste : ce n'&#233;tait pas n&#233;cessaire que ces donn&#233;es existent au Minist&#232;re de l'Int&#233;rieur et de la D&#233;fense !!! On voit bien que vous n'&#234;tes pas militaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;7) Quand on &#233;voque le diff&#233;rend entre le Minist&#232;re de la d&#233;fense et l'arm&#233;e concernant la demande de communiquer la grille des salaires, cela ne signifie pas que ces donn&#233;es n'existaient pas. Le &#171; grand analyste &#187; ironise en disant que Radio KISKEYA croit avoir fait une trouvaille extraordinaire &#224; ce sujet. Il r&#233;f&#232;re en ce sens &#224; l'existence de ces donn&#233;es au Minist&#232;re des Finances, pr&#233;cisant que &#171; le Minist&#232;re de la d&#233;fense n'aurait qu'&#224; s'adresser &#224; celui des finances pour les avoir &#187;. On voit bien comment Jude Simon voudrait, &#224; l'instar des militaires, que le pouvoir civil fonctionne par rapport &#224; l'institution militaire.Le grand analyste nie au Minist&#232;re de tutelle de solliciter ces donn&#233;es directement de l'organisme d&#233;concentr&#233;. Le Minist&#232;re de la d&#233;fense devait donc se contenter de s'adresser au Minist&#232;re des finances et de ne pas s'adresser &#224; l'arm&#233;e. Donc par de rapport organique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;M&#234;me quand le Minist&#232;re de la d&#233;fense pouvait se renseigner aupr&#232;s du Minist&#232;re des Finances, il &#233;tait aussi de son devoir de les solliciter de l'arm&#233;e, juste pour comparer ou v&#233;rifier l'utilisation des ch&#232;ques des d&#233;serteurs et des membres d&#233;c&#233;d&#233;s de l'institution. Il y avait &#233;galment au sein de l'arm&#233;e des &#171; morts &#187; et des &#171; ch&#232;ques zombis &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;8) Le &#171; grand analyste &#187; surprend d'autres de sa trempe quand il essaie de faire accroire que, comme la plus parfaite des institutions, l'arm&#233;e ne g&#233;rait pas de fonds et que tout passait par le Minist&#232;re des finances : que peut-il nous dire des manipulations et malversations qui se faisaient &#224; partir des fonds allou&#233;s pour l'entretien des installations militaires, l'approvisionnement de biens et d'&#233;quipements n&#233;cessaires au fonctionnement, les fonds destin&#233;s aux mess, les fonds g&#233;n&#233;r&#233;s par la d&#233;livrance de permis de port d'armes ? Un chef de l'arm&#233;e, dont nous ne r&#233;v&#233;lons volontairement pas le nom, n'a-t-il pas &#233;t&#233; r&#233;voqu&#233; parce qu'il avait intim&#233; l'ordre au responsable militaire concern&#233; de lui remettre les fonds produits par les permis de port d'armes ??&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le &#171; grand analyste &#187; nous parle de rapports mensuels qui &#233;taient achemin&#233;s &#224; la Cour sup&#233;rieure des comptes concernant les d&#233;penses de chaque organisation de l'arm&#233;e. Il admet donc de ce fait que ces rapports n'&#233;taient pas transmis dans le m&#234;me temps au Minist&#232;re de la d&#233;fense. Trouve-t-il normal un fonctionnement pareil ? C'est donc la Cour Sup&#233;rieure des Comptes qui &#171; g&#233;rait &#187; l'arm&#233;e ??&lt;/p&gt; &lt;p&gt;9) Au sujet de l'homog&#233;n&#233;isation du commandement de l'arm&#233;e par l'entr&#233;e en sc&#232;ne de la promotion de 1973, une des donn&#233;es fournies par l'article. Notre &#171; grand analyste &#187; a-t-il not&#233; que, dans l'article, nous parlons bien de &#171; commandement &#187; et non de &#171; Haut commandement &#187; de l'arm&#233;e ? Sa haute capacit&#233; d'analyse lui permet-elle de comprendre qu'il s'agit de deux concepts diff&#233;rents ? Apparemment, il n'&#233;tablit aucune distinction entre les deux puisqu'il donne l'exemple de la pr&#233;sence &#224; la t&#234;te de l'institution des g&#233;n&#233;raux Abraham et Jean Pierre. Ils y &#233;taient effectivement, mais tous les d&#233;partements militaires &#233;taient alors plac&#233;s sous le commandement d'officiers de la promotion de 1973 apr&#232;s d&#233;cision prise en ce sens par le chef d'Etat major g&#233;n&#233;ral qui n'&#233;tait autre que le nouvel homme fort de l'arm&#233;e, le g&#233;n&#233;ral de brigade Raoul C&#233;dras qui deviendra commandant en chef par int&#233;rim en juillet 1991.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;10) On peut noter que, d&#233;fendant sans le dire le g&#233;n&#233;ral C&#233;dras en r&#233;f&#233;rence &#224; la tourn&#233;e des garnisons, notre &#171; grand analyste &#187; qui n'y voit pas les signes avant-coureurs du coup d'Etat omet curieusement de commenter l'information relative &#224; la vaine d&#233;marche men&#233;e &#224; la m&#234;me &#233;poque par le chef de la Garde pr&#233;sidentielle aupr&#232;s de M. C&#233;dras pour r&#233;approvisionner le Palais en munitions. Fait qui sera d&#233;terminant dans la &#171; d&#233;b&#226;cle &#187; du 30 septembre. Le Palais ne disposait pas d'anti-tanks et donc ne pouvait repousser l'unique char qui le mena&#231;ait.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;11) Concernant la r&#233;int&#233;gration des &#171; officiers politiques &#187;, dont Fritz Pierre Louis : nous devons souligner &#224; l'attention de notre &#171; grand analyste &#187; que, &#224; l'&#233;poque, l'auteur de l'article avait le privil&#232;ge de suivre de tr&#232;s pr&#232;s l'&#233;volution du processus en raison des liens particuliers qu'il avait avec l'un des concern&#233;s. Le dossier a &#233;t&#233; trait&#233; personnellement par M. C&#233;dras et non par le g&#233;n&#233;ral Abraham. Sur le plan juridique, il a fait l'objet de recommandations sp&#233;cifiques du juriste Carl Auguste au pr&#233;sident de la R&#233;publique. .Apr&#232;s maintes tergiversations du g&#233;n&#233;ral, par instruction &#233;crite, le chef de l'Etat a invoqu&#233; son titre de chef supr&#234;me des Forces arm&#233;es d'Ha&#239;ti pour &#171; ordonner &#187; la r&#233;int&#233;gration imm&#233;diate des officiers concern&#233;s au sein de l'arm&#233;e. Notre &#171; grand analyste &#187; doit se donner la peine de chercher le document dont l'auteur de l'article affirme avoir eu le privil&#232;ge d'en consulter une copie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;12) Concernant le colonel Sylva : celui-ci est bel et bien vivant. Il peut toujours r&#233;agir aux faits le concernant rapport&#233;s dans l'article. Cependant, il importe de souligner qu'&#224; son sujet, notre &#171; grand analyste &#187; commet encore une omission de taille : pourquoi ne fait-il aucune r&#233;f&#233;rence &#224; l'&#233;vocation dans l'article d'une communication sur radio Soleil, dans l'apr&#232;s-midi du 30 septembre, au cours de laquelle M. Sylva, niant qu'un coup d'Etat fut en cours contre le pr&#233;sident constitutionnel, introduisit un sous-officier qui, lui, a parl&#233; de mutinerie et pr&#233;sent&#233; 10 points de revendications de la base de l'arm&#233;e comprenant, de fa&#231;on explicite, la d&#233;mission du premier ministre et ministre de la d&#233;fense, Ren&#233; Pr&#233;val. S'agit-il d'une simple omission de la part de notre &#171; grand analyste &#187; ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;13) Concernant le &#171; sch&#233;ma &#187; d'un coup d'Etat en deux &#233;tapes, &#224; savoir l'&#233;ventuelle &#233;limination du premier ministre ou, &#224; d&#233;faut, la destitution du chef de l'Etat, l'article n'a fait que fournir des pistes de recherche, sur la base des informations fournies par les acteurs-cl&#233;s. Que &#171; notre grand analyste &#187; trouve ce sch&#233;ma ridicule, c'est &#224; lui qu'il importe de fournir des explications sur le fait que, aucun membre du Haut commandement n'a eu l'opportunit&#233; de parler au premier ministre et ministre de la d&#233;fense pendant tout le d&#233;roulement des &#233;v&#233;nements. Il devra &#233;galement expliquer la nature du diff&#233;rend entre le colonel Sylva et ses pairs qui l'amena &#224; prendre le chemin de l'exil.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;14) Que notre &#171; grand analyste &#187; inscrive l'article de KISKEYA sur le 30 septembre 1991 dans le cadre de la &#171; propagande lavalassienne &#187;, voil&#224; qui fait douter de sa &#171; haute capacit&#233; d'analyse &#187;. Car, l'une des r&#233;v&#233;lations de l'article c'est que les autorit&#233;s lavalas ont fait montre d'amateurisme et de l&#233;g&#232;ret&#233; dans la gestion de la situation ayant abouti &#224; la mort de plusieurs milliers de personnes. Qu'il n'ait pas pu r&#233;aliser que les faits ont &#233;t&#233; rapport&#233;s sans complaisance envers lavalas am&#232;ne &#224; la conclusion qu'il se prend bien pour ce qu'il n'est pas. On ne s'improvise pas &#171; grand analyste &#187; un beau matin !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En conclusion, nous faisons gr&#226;ce aux lecteurs d'autres consid&#233;rations autour de la d&#233;marche de &#171; Jude Simon qui pr&#233;tend n'&#234;tre pas un militaire &#187;. Nous nous contentons seulement de mettre en garde les lecteurs contre la subtilit&#233; de certaines prises de position dont le moins qu'on puisse dire c'est qu'elles sont, en apparence, si savamment bien charpent&#233;es, qu'elles peuvent induire en erreur plus d'uns.[jmd/RK]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;flexions au sujet de la version de Radio Kiskeya sur le 30 septembre 1991
Jude Simon
1er octobre 2006&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 30 septembre 1991, les Forces Arm&#233;es renvoyaient le pr&#233;sident Aristide. Quinze ans apr&#232;s nous n'en savons pas plus sur ce que certains appellent un coup d'Etat, d'autres un cuartelazo. Cette tranche de notre histoire nationale reste encore confuse. Les versions qui nous en sont livr&#233;es ne sont jamais, malheureusement, de premi&#232;re main. La passion, le parti-pris, l'int&#233;r&#234;t personnel, politique ou &#233;conomique n'ont pas permis &#224; ceux qui ont dissert&#233; sur le sujet d'avoir le recul n&#233;cessaire pour faire une analyse objective sur les causes de ces &#233;v&#233;nements, la responsabilit&#233; et le r&#244;le de chacun des acteurs. Radio Kiskeya vient de fournir sa version de ces &#233;v&#233;nements.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Radio Kiskeya a publi&#233; une note de cinq pages sur le sujet, ce qui est inhabituel et peu commun pour une agence de nouvelles. Nous n'arrivons pas &#224; savoir s'il s'agit d'une d&#233;p&#234;che d'agence, d'un &#233;ditorial ou d'un article. L'auteur anonyme nous livre une version obtenue de plusieurs sources dont il garde secr&#232;te l'identit&#233;. Bizarrement, le seul t&#233;moin identifi&#233;, le capitaine Fritz Pierre Louis, est celui qui ne peut ni corroborer ni infirmer les dires de Kiskeya, ni &#234;tre confront&#233; &#224; d'autres t&#233;moins puisqu'il est mort. Certes il reviendra aux acteurs des &#233;v&#233;nements du 30 septembre de prendre la responsabilit&#233; de leur version des faits. Pour notre part, nous signalerons seulement les contradictions et inexactitudes relev&#233;es dans le texte de Kiskeya.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Etablissant les causes du coup d'Etat, Radio Kiskeya nous dit que des &quot;dispositions prises au niveau du minist&#232;re de la D&#233;fense ont &#233;t&#233; particuli&#232;rement mal accueillies par le haut commandement&quot;. De quoi s'agissait-il ? Selon Radio Kiskeya, l'arm&#233;e ne serait plus qu'un service d&#233;concentr&#233; de la D&#233;fense. Il n'y avait l&#224; rien de nouveau qui pourrait provoquer l'ire de l'arm&#233;e. Le d&#233;cret du 10 juillet 1987 prescrivant les r&#232;glements g&#233;n&#233;raux des FAd'H et publi&#233; le 13 juillet de la m&#234;me ann&#233;e au Moniteur, fixe dans son article 1-1 le statut de cette institution :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Les Forces Arm&#233;es d'Ha&#239;ti sont un service central techniquement d&#233;concentr&#233; du minist&#232;re de la D&#233;fense.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les militaires en se soulevant contre cette &#233;ventuelle disposition du minist&#232;re de la D&#233;fense de 1991 ferait un coup pour rien, l'arm&#233;e &#233;tant d&#233;j&#224; un service d&#233;concentr&#233; depuis 1987. De plus, peut-on rappeler &#224; Radio Kiskeya qu'en 1991 le minist&#232;re de la D&#233;fense n'existait m&#234;me plus puisque le pr&#233;sident Aristide l'avait &quot;fondu&quot; avec celui de l'Int&#233;rieur, cr&#233;ant le minist&#232;re de l'Int&#233;rieur et de la D&#233;fense nationale. Ce qui laisse supposer la publication d'une nouvelle loi organique. Sans loi organique un minist&#232;re n'est pas op&#233;rationnel. Alors comment comptait-on faire d'un corps de la force publique un service d&#233;concentr&#233; d'une entit&#233; qui pratiquement n'existait pas ? Radio Kiskeya ne semble pas avoir une id&#233;e juste de ce qu'est un service d&#233;concentr&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Radio Kiskeya ajoute que l'arm&#233;e devait &quot;fournir &#224; son minist&#232;re de tutelle certaines informations qui curieusement n'ont jamais exist&#233; au niveu du minist&#232;re en question&quot; . Croyant faire une trouvaille extraordinaire, Radio Kiskeya cite ces informations secr&#232;tes qui sont : l'effectif r&#233;el de l'arm&#233;e, la grille des salaires, l'inventaire des biens meubles et immeubles, la liste d&#233;taill&#233;e des &#233;quipements militaires, armes et munitions. C'est &#224; &#233;clater de rire ! En accouchant de telles inepties, l'auteur de la note de Kiskeya prouve qu'il a une ignorance profonde de l'administration publique. Admettons que l'arm&#233;e aurait refus&#233; de fournir ces donn&#233;es, le minist&#232;re de la D&#233;fense n'aurait qu'&#224; s'adresser &#224; celui des Finances pour les avoir. Les officiers de l'arm&#233;e &#233;taient pay&#233;s mensuellement par ch&#232;ques &#233;mis par le minist&#232;re des Finances. Ce dernier n&#233;cessairement devait bien avoir une liste compl&#232;te pour payer tout le monde. L'arm&#233;e ne manipulant aucun compte de l'Etat, chaque organisation militaire devait faire une ordonnance avec les noms et grades de tous les enr&#244;les. Ces bordereaux &#233;taient achemin&#233;s au Quartier G&#233;n&#233;ral qui, apr&#232;s contr&#244;le, les transmettait au minist&#232;re des Finances. Ce dernier &#233;mettait un ch&#232;que global pour chaque organisation militaire pour payer la troupe. Le minist&#232;re des Finances, donc le gouvernement, savait exactement l'effectif de l'arm&#233;e, officiers et enr&#244;l&#233;s et la grille des salaires. Comment la grille des salaires pourrait &#234;tre une information confidentielle puisque les ch&#232;ques des officiers &#233;taient pay&#233;s par les caissiers de la Banque nationale. Pour ce qu'il s'agit des biens, chaque organisation militaire avait son compte de biens, meubles et immeubles &#224; la Cour sup&#233;rieure des comptes. Les nouveaux biens achet&#233;s &#233;taient automatiquement ajout&#233;s et ceux qui ne pouvaient plus servir &#233;taient d&#233;duits apr&#232;s expertise. Pour ce qu'il s'agit des armes, l'arm&#233;e n'en faisait pas elle-m&#234;me l'acquisition. Elle les recevait du gouvernement. Qu'est ce que cela ajouterait &#224; la question si le minist&#232;re de la D&#233;fense avait ou non l'inventaire des armes et munitions en possession de l'institution militaire. De toute fa&#231;on c'&#233;tait l'arm&#233;e qui les gardait.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Radio Kiskeya a fait une autre trouvaille : le minist&#232;re de la D&#233;fense allait prendre une mesure encore &quot;plus humiliante pour le commandement militaire en incorporant le budget de l'arm&#233;e au sien propre et serait le grand patron de l'institution militaire dont il g&#232;rerait les finances.&quot; Quelles finances ? Le budget de l'arm&#233;e de Cent Dix millions de gourdes (110.000.000 gdes) n'&#233;tait que de fonctionnement. Il comprenait la paie du personnel, le service de mess et l'entretien des postes. Comparons ce budget &#224; celui de la Police nationale &#224; qui on vient d'allouer pour 2006-2007, un montant de 1.875.000.000 de gourdes soit 25 fois celui des FAd'H. L'arm&#233;e n'avait aucune finance &#224; g&#233;rer puisque le budget que lui allouait la R&#233;publique se trouvait dans des comptes auxquels seul le minist&#232;re des finances avait acc&#232;s. Chaque organisation militaire recevait une allocation mensuelle pour l'entretien des edifices dont elle avait la charge, pour le fonctionnement administratif, pour l'entretien du mat&#233;riel roulant, pour l'achat de combustible, etc. Supposons que le ministre de la D&#233;fense de 1991 avait vraiment l'intention de manoeuvrer pour autoriser lui-m&#234;me les d&#233;penses de chaque organisation de l'arm&#233;e. Quand l'h&#244;pital militaire, par exemple, voudrait acheter des medicaments ou du coton pour panser les blessures, il devrait s'adresser au ministre de la D&#233;fense ? Cette situation serait plus humiliante pour le ministre de la D&#233;fense que pour l'arm&#233;e. Voil&#224; le genre d'aberration que Radio Kiskeya veut na&#239;vement nous faire avaler.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour nous conforter dans l'd&#233;e de son ignorance de l'administration publique, Radio Kiskeya affirme fi&#232;rement que l'arm&#233;e &quot;traditionnellement ne rend compte &quot;qu'&#224; des cercles restreints du pouvoir politique.&quot; De quels pouvoirs politiques parle-t-on ? Les d&#233;penses de chaque organisation de l'arm&#233;e faisaient l'objet de rapports mensuels qui &#233;taient achemin&#233;s &#224; la Cour sup&#233;rieure des Comptes. Ce contr&#244;le a posteriori est r&#233;gulier et pr&#233;vu dans les lois administratives.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En plus de ces consid&#233;rations concernant l'administration publique, d'autres points du texte de Kiskeya ont retenu notre attention.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Selon Radio Kiskeya, &quot;en &#233;cartant ce groupe d'officiers (ceux qui ont &#233;t&#233; renvoy&#233;s le 7 f&#233;vrier) Aristide n'avait plut&#244;t fait qu'offrir &#224; C&#233;dras la possibilit&#233; d'h&#233;g&#233;moniser le commandement militaire.&quot; Ceci n'est pas exact car, apr&#232;s le renvoi des officiers, le g&#233;n&#233;ral Abraham &#233;tait le commandant en chef et le g&#233;n&#233;ral Jean Pierre, son assistant. Ces deux officiers n'&#233;taient pas de la promotion de C&#233;dras.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On se demande pourquoi Radio Kiskeya trouve insolite que le commandement de l'arm&#233;e avait entrepris une &quot;tourn&#233;e d'inspection des garnisons&quot;. N'est-il pas du devoir de tout fonctionnaire civil ou militaire de prendre contact avec les hommes qui d&#233;pendent de lui et d'inspecter les biens dont la Nation lui a confi&#233; la responsabilit&#233; ? Quel autre motif auraient pu avoir ces visites ? Pr&#233;parer le coup d'Etat en donnant des &quot;consignes militaires&quot; &#224; la troupe ? Allons donc ! Radio Kiskeya pense que le commandement militaire &#233;tait si na&#239;f qu'il ne soup&#231;onnait pas que Aristide, dans chaque organisation militaire, avait des hommes &#224; lui, des fid&#232;les pr&#234;ts &#224; rapporter au Chef de l'Etat les propos s&#233;ditieux r&#233;pandus parmi la troupe. C'est de l'enfantillage. Radio Kiskeya doit trouver autre chose pour nous convaincre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme Radio Kiskeya nous n'avons aucune id&#233;e de ce que le gouvernement d'Aristide a fait de l'argent de Ta&#239;wan octroy&#233; &#224; l'arm&#233;e. Cependant il est int&#233;ressant d'apprendre de Radio Kiskeya qu'une somme donn&#233;e &#224; une oeuvre de bienfaisance, la Fami Selavi, a &#233;t&#233; utilis&#233;e pour construire le &quot;boulevard du 15 octobre &quot;. En administration cela aussi est un d&#233;tournement de fonds. Sur la m&#234;me lanc&#233;e, Radio Kiskeya devait nous renseigner sur l'utilisation des 16 millions donn&#233;s par le gouvernement chinois pour la route de Carrefour.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On se demande pourquoi C&#233;dras, selon Radio Kiskeya, serait g&#234;n&#233; de &quot;cotoyer des officiers qu'il avait personnellement poursuivi (sic) en cour militaire &#224; titre d'accusateur&quot;. Radio Kiskeya ignore-t-elle que le minist&#232;re public dans la justice civile et l'accusateur dans la justice millitaire n'ont pas d'&#233;tat d'&#226;me ? Il ne s'agit pas d'affaires ou de causes personnelles. L'accusateur s'efforce de faire accepter par la Cour les charges retenues contre l'accus&#233; par l'autorit&#233; de convocation. L'accusateur n'a rien contre l'accus&#233;. Il joue le r&#244;le qui lui a &#233;t&#233; assign&#233;, r&#244;le qu'il abandonne &#224; la fin du jugement. Cet argument de Kiskeya, pour expliquer l'opposition de C&#233;dras &#224; la r&#233;int&#233;gration d'officiers dans les rangs, est ridicule.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fritz Pierre Louis a &#233;t&#233; jug&#233; pour d&#233;sertion et renvoy&#233; de l'arm&#233;e. Si C&#233;dras s'&#233;tait effectivement oppos&#233; &#224; sa r&#233;int&#233;gration, il avait bien raison. Le d&#233;cret du 10 juillet 1987 cit&#233; plus haut, fixe les conditions de r&#233;int&#233;gration des oficiers renvoy&#233;s de l'arm&#233;e : &quot;Aucun officier r&#233;voqu&#233; ne pourra r&#233;int&#233;grer les FAd'H sauf si la r&#233;vision d'un jugement permet d'&#233;tablir que la d&#233;cision de l'instance l&#233;gale ayant entra&#238;n&#233; son renvoi &#233;tait entach&#233;e d'erreur&quot;. (Article 4-34).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La r&#233;int&#233;gration de Fritz Pierre Louis et de &quot;plusieurs de ses camarades&quot; &#233;tait donc ill&#233;gale. Mais comme nous le savions d&#233;j&#224;, Aristide ne s'embarrassait ni lois ni de r&#232;glements, il voulait toujours imposer sa volont&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans le Dictionnaire biographique des personnalit&#233;s politiques de Daniel Supplice, nous avons, &#224; la date du 5 juin 1991, trouv&#233; &#224; l'unit&#233; du palais national, la trace d'un officier qui avait &#233;t&#233; r&#233;int&#233;gr&#233; en m&#234;me temps que Fritz Pierre Louis. Ce qui met &#224; mal une autre assertion de Radio Kiskeya affirmant que C&#233;dras &quot;a d&#251; ent&#233;riner &#224; contre-coeur des mesures du Chef de l'Etat&quot;. C'est plut&#244;t Abraham qui avait proc&#233;d&#233; &#224; la r&#233;int&#233;gration des officiers lavalas puisqu'il n'a laiss&#233; l'arm&#233;e que le 2 juillet 1991.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Radio Kiskeya devait nous r&#233;server le clou de son histoire pour la fin. Le 30 septembre n'&#233;tait autre qu'un plan imagin&#233; par les puissances &#233;trang&#232;res, particuli&#232;rement l'ambassade am&#233;ricaine dans le but de remplacer...le Premier ministre Pr&#233;val. Soudain le 30 septembre ne visait plus Aristide mais son subalterne. De quel plan s'agissait-il ? On devait organiser une mutinerie au Camp d'Application et le commandant en Chef devait demander au Premier ministre d'aller solutionner le probl&#232;me. Et l&#224;, devait se perp&#233;trer l'acte sup&#234;me. On s'imagine la sc&#232;ne. Le Premier ministre atteint, agonisant, tournerait ses yeux mourants vers le commandant en chef et &#224; la mani&#232;re de C&#233;sar lui reprocherait : &quot;Tu quoque, fili ! &quot;. Radio Kiskeya nous fait savoir que le crime n'a pas eu lieu car, les militaires, &quot;habiles strat&#232;ges&quot; allaient &quot;rapidement transformer la mutinerie en coup d'&#233;tat&quot;. Radio Kiskeya pr&#233;cise que les puissances &#233;trang&#232;res n'&#233;taient pas seules dans l'affaire, il y avait aussi les &quot;secteurs traditionnels&quot;, &quot; les puissances d'argent&quot; et aussi l'opposition d'o&#249; devait sortir le nouveau Premier ministre. Les clich&#233;s habituels, quoi !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En &#233;crivant cette version vraiment tir&#233;e par les cheveux Radio Kiskeya doute de la capacit&#233; d'analyse de ses lecteurs et auditeurs. Le meilleur moyen trouv&#233; par la toute-puissance am&#233;ricaine &#233;tait une mutinerie. R&#233;ellement c'est pitoyable. De plus Radio Kiskeya croit vraiment que le commandant en chef de l'arm&#233;e pouvait demander au Premier ministre de se rendre &#224; un poste militaire. Qui d&#233;pendait de qui ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Radio Kiskeya continue dans son d&#233;lire en relatant l'&#233;tonnement du colonel Sylva de voir arriver au Quartier G&#233;n&#233;ral Aristide et non Pr&#233;val. Faut-il rappeler que Sylva &#233;tait l'assistant du Commandant en Chef. Cependant, num&#233;ro 2 de l'arm&#233;e, Sylva ignorait le plan du commandement mais s'attendait &#224; voir ex&#233;cuter celui de l'ambassade am&#233;ricaine. Que veut insinuer Radio Kiskeya ? Sylva &#233;tait-il au service des am&#233;ricains ou de son pays ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le r&#233;cit de Kiskeya continue, relatant que, Sylva, f&#226;ch&#233;, &quot;tenta de contraindre ses subalternes &#224; adopter l'attitude requise face au Chef de l'Etat.&quot; Alors, le film continue : les subalternes &quot;ouvrir (sic) le feu en sa direction&quot;. Puis c'est la fuite sous le feu des soldats, puis l'exil. Rappelons que dans la liste des militaires qui rencontr&#232;rent &#224; l'a&#233;roport international la d&#233;l&#233;gation de l'OEA arriv&#233;e apr&#232;s le d&#233;part d'Aristide pour le V&#233;n&#233;zu&#233;la, Sylva figure en deuxi&#232;me position. Alors Radio Kiskeya peut-elle nous expliquer comment Sylva r&#233;fugi&#233; en terre &#233;trang&#232;re se trouvait en m&#234;me temps en Ha&#239;ti. Il avait peut &#234;tre le don d'ubiquit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Radio Kiskeya semble vouloir nous faire croire qu'une rupture surgit entre les deux &quot;marassas&quot;. En effet, Pr&#233;val, pr&#233;venu du plan contre lui, &quot;se mit &#224; couvert pendant tout le week-end&quot; et ne devait r&#233;pondre &quot;&#224; aucune sollicitation venant de qui que ce soit &quot;. M&#234;me pas d'Aristide ? Ce n'est un portrait tr&#232;s flatteur que Radio Kiskeya fait de Pr&#233;val. Premier ministre et ministre de l'Int&#233;rieur et de la D&#233;fense, il se terre, se cache, fuyant ses responsabilit&#233;s, laissant se d&#233;velopper une situation dangereuse pour le pays alors qu'il est responsable de la s&#233;curit&#233; de la population. Il abandonne aussi son pr&#233;sident &#224; son sort. D&#233;cid&#233;ment, Radio kiskeya en fait !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour terminer nous voulons faire deux remarques. La premi&#232;re concerne le capitaine Fritz Pierre Louis. Radio Kiskeya qui voulait le camper comme un h&#233;ros, termine par donner une image peu professionnelle de cet officier. En effet, &quot;chef de la garde rapproch&#233;e du pr&#233;sident, il confia &#224; un fonctionnaire qu'un coup se tramait&quot;. Quelle irresponsabilit&#233; de parler aussi l&#233;g&#232;rement d'un sujet de s&#233;curit&#233; nationale &#224; un fonctionnaire qui pourrait bien faire partie de ceux qui fomentaient le complot. Encore plus, se trouvant &#224; Tabarre avec le pr&#233;sident, Fritz Pierre Louis confia au t&#233;l&#233;phone...&#224; un ami que le chef de l'Etat ne pouvait prendre une d&#233;cision. Encore pire, violant les r&#232;gles &#233;l&#233;mentaires de la s&#233;curit&#233;, il r&#233;v&#233;la aussi &#224; cet ami, l'effectif de cent hommes, civils et militaires, dont il disposait pour d&#233;fendre le chef de l'Etat. De gr&#226;ce, laissez dormir en paix ce citoyen.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Notons en passant la pr&#233;sence de civils arm&#233;s &#224; Tabarre. La mise en place des chim&#232;res avait-elle d&#233;j&#224; commenc&#233; ? Radio Kiskeya oublia de nous dire ce qu'il advint de ces cent hommes pr&#234;ts &#224; d&#233;fendre Aristide, quand le chef de l'Etat se trouva seul au Palais national apr&#232;s avoir &#233;t&#233; tir&#233; de son repaire s&#233;curis&#233; de Tabarre par l'ambassadeur Dufour qui le livra poings et mains li&#233;s aux militaires puschistes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La deuxi&#232;me remarque concerne la raison qui porterait C&#233;dras &#224; se soulever contre Aristide. Radio Kiskeya n'en dit rien, ne rapportant que les racontars de proches d'Aristide. Le g&#233;n&#233;ral, chef de l'arm&#233;e, b&#233;n&#233;ficiant de la confiance du pr&#234;tre-pr&#233;sident, se r&#233;veille un jour et prend Aristide en grippe. Radio Kiskeya rapporte la grande ascendance que le commandant en chef semblait avoir sur Aristide. Pourquoi, un officier ayant tant de pouvoir d&#233;ciderait-il de tenter un coup avec &quot;un petit groupe de militaires&quot; contre Aristide et Pr&#233;val avec lesquels il n'avait &quot;aucun contentieux&quot; ? Aucune explication logique ne nous est fournie par Kiskeya qui ne semble pas non plus s'y int&#233;resser. Nous avons lu la version de Kiskeya, il serait int&#233;ressant d'avoir d'autres opinions. Ceux qui ont fr&#233;quent&#233; C&#233;dras, civils et militaires, nous ont rapport&#233; sa pond&#233;ration et son intransigeance quant au respect des normes, des lois et des r&#232;glements. Pourquoi deciderait-il de s'attaquer &#224; un pouvoir sorti d' &#233;lections qu'il a aid&#233; &#224; r&#233;aliser ? Aristide et Pr&#233;val ont-ils, eux, respect&#233; les lois, les r&#232;glements de l'arm&#233;e ? Ont-ils pi&#233;tin&#233; les pr&#233;rogatives de l'institution militaire consacr&#233;es par la Constitution ? Il nous manque vraiment des &#233;l&#233;ments importants pour expliquer le 30 septembre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le coup du 30 septembre est le bouc &#233;missaire id&#233;al pour tous ceux qui veulent occulter leur laxisme ou expliquer leurs r&#233;sultats peu probants ou cacher leur incomp&#233;tence ou leur paresse. Le pr&#233;sident de la chambre des d&#233;put&#233;s, industriel dipl&#244;m&#233; de son son &#233;tat, dans une interview, n'h&#233;site pas &#224; dire que &quot;le coup d'Etat du 30 septembre 1991 contre Aristide a tu&#233; les espoirs d'un changement social dans le pays&quot;. En le d&#233;clarant il a oubli&#233; que le chef de Lespwa, son parti, avait pass&#233; cinq ans au pouvoir apr&#232;s le 30 septembre. Alors qu'est ce qui lui a emp&#234;ch&#233; de faire revivre les espoirs de ce changement social ? Un journaliste de &quot; Le Nouvelliste&quot; dans un reportage sur la ville de J&#233;r&#233;mie nous dit que c'est &#224; partir du coup d'Etat du 30 septembre que cette localit&#233; a commenc&#233; &#224; vendre du bois et du charbon. Comme cons&#233;quence, &#224; l'&#233;poque des pluies, la rue Destinville Martineau se tranforme en rivi&#232;re. Commentant l'article avec un J&#233;r&#233;mien d'un certain &#226;ge, ce dernier a &#233;clat&#233; de rire. Il me raconta que, bambin &#224; l'&#233;cole primaire &#224; J&#233;r&#233;mie, les classes &#233;taient suspendues car les &#233;l&#232;ves habitant le bas de la ville ne pouvaient assister aux cours quand la ravine Madan Codo transformait la rue Destinville Martineau en rivi&#232;re. Le journaliste est de mauvaise foi ou s'est inform&#233; aupr&#232;s de J&#233;r&#233;miens d'adoption, r&#233;cemment install&#233;s dans la ville.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Radio Kiskeya dit vouloir fournir des &quot;pistes de recherche&quot; pour une &#233;tude plus approfondie sur les &#233;v&#233;nements du 30 septembre. En v&#233;rit&#233;, si nos chercheurs devaient se fier &#224; ce genre d'informations, c'est une dr&#244;le histoire d'Ha&#239;ti que nos descendants devront apprendre. Il serait plus rentable de lire le livre de D&#233;jean B&#233;lizaire, l'un des acteurs de ces &#233;v&#233;nemets qui nous fournit son t&#233;moignage et des documents importants.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;N. B. Que Radio Kiskeya ne s'avise pas de m'affubler du titre de militaire. Je ne le suis pas. Je ne suis qu'un chercheur curieux et fouineur qui n'accepte pas de gober n'importe quoi. Et je suis surtout un citoyen fatigu&#233; de la propagande et de la d&#233;sinformation lavalas.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>American Airlines ou la raison du plus fort...</title>
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		<dc:creator>Liliane Pierre-Paul, Radio Kiskeya</dc:creator>



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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une semaine s'est d&#233;j&#224; &#233;coul&#233;e depuis l'incident qui a oppos&#233; des passagers m&#233;contents de la American Airlines au personnel de la compagnie &#224; l'a&#233;roport international Toussaint Louverture, &#224; la suite de l'annulation, le lundi 10 juillet dernier, du vol 1908 &#224; destination de Miami. Aucune compensation n'a encore &#233;t&#233; accord&#233;e par le transporteur a&#233;rien &#224; ses clients l&#233;s&#233;s comme cela aurait d&#251; &#234;tre le cas. Et pourtant, une vingtaine de voyageurs ha&#239;tiens avaient protest&#233;, d&#232;s le lendemain, &#224; Miami, aupr&#232;s des responsables de la compagnie am&#233;ricaine contre ses pratiques jug&#233;es &#171; discriminatoires &#187; &#224; l'&#233;gard de la client&#232;le ha&#239;tienne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce petit groupe de passagers courageux &#233;taient furieux contre le traitement que leur avait r&#233;serv&#233; la veille le personnel de la American Airlines Ha&#239;ti lors de l'annulation intempestive du dernier vol de la journ&#233;e. Ce jour-l&#224;, &#224; la salle d'embarquement de l'a&#233;roport de Port-au-Prince, les voyageurs avaient laiss&#233; &#233;clater leur col&#232;re en r&#233;action aux d&#233;clarations d'une porte-parole ha&#239;tienne qui ne leur reconnaissait pas le droit aux compensations courantes en pareille situation, le transport, l'h&#233;bergement et la nourriture. Le strict minimum exig&#233; par les standards internationaux et qui est appliqu&#233; partout par la American Airlines, sauf apparemment en Ha&#239;ti... Quoiqu'imm&#233;diatement apr&#232;s cet incident, les employ&#233;s de la compagnie aient tent&#233; de se rattraper en passant des contrats improvis&#233;s avec l'Association des chauffeurs-guides en faveur surtout des passagers les plus combatifs ou en provenance de la province (ceux-ci n'ayant g&#233;n&#233;ralement aucun endroit o&#249; loger &#224; Port-au-Prince). N&#233;anmoins, cela n'a pas &#233;t&#233; suffisant pour bonifier l'image g&#233;n&#233;ralement condescendante projet&#233;e par une multinationale jouissant -en dehors des r&#232;gles de passation de march&#233;- d'un monopole de fait tout en traitant les utilisateurs ha&#239;tiens de ses services comme des parias ou du b&#233;tail humain tout simplement. C'est ce sentiment de ras-le-bol ressenti par l'ensemble des voyageurs ce jour-l&#224; qui a justifi&#233; la d&#233;marche de ce petit groupe de passagers aupr&#232;s des responsables de la compagnie &#224; Miami, en d&#233;pit de la fatigue (li&#233;e au report du voyage), venue s'ajouter aux retards accumul&#233;s le jour suivant tant avant le d&#233;part qu'&#224; l'arriv&#233;e du vol AA 1908. Sans oublier bien s&#251;r les interminables tracasseries administratives qu'impose l'immigration am&#233;ricaine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette poign&#233;e d'individus, l&#233;gitimement frustr&#233;s, ont pu finalement, dans leur bon droit, dire leur fa&#231;on de penser aux responsables de la American Airlines sur place. Sauf qu'au comptoir du &#171; service &#224; la client&#232;le &#187; &#224; l'a&#233;roport international de Miami, ils se sont heurt&#233;s au formalisme impitoyable du plus embl&#233;matique des transporteurs a&#233;riens am&#233;ricains. S'exprimant en cr&#233;ole, l'h&#244;tesse d'accueil pr&#233;pos&#233;e &#224; la r&#233;ception des dol&#233;ances paraissait imperturbable devant l'agitation, l'exasp&#233;ration des clients. Rompue &#224; la langue de bois ambiante, elle n'avait communiqu&#233; que l'adresse du si&#232;ge social de la compagnie au Texas assortie de l'e-mail corporatif en guise de r&#233;ponse aux pr&#233;judices caus&#233;s &#224; tous ceux qui risquaient de perdre leur emploi, leurs rendez-vous m&#233;dicaux, leurs tests d'admission &#224; l'universit&#233; ou de rater leurs connexions vers une autre destination. Donc, elle &#233;tait -sans &#233;tat d'&#226;me aucun- l'expression d'un capitalisme froid qui ne s'embarasse ni d'&#233;motions ni de verbiage. Et c'est l&#224; que la notion de &#171; deux poids, deux mesures &#187; prend tout son sens. L'&#233;galit&#233; n'existe pas dans ce syst&#232;me : Tous les passagers de la American Airlines ne sont pas &#233;gaux en droit. Suivant qu'ils soient am&#233;ricains ou ha&#239;tiens, ils auront dans ce genre de situation pr&#233;cis&#233;ment un traitement diff&#233;renci&#233;, discriminatoire, d&#233;fini d'avance en fonction du poids du pays d'origine du passager sur l'&#233;chiquier mondial. C'est ce syst&#232;me perceptuel que ces gigantesques entreprises utilisent pour valoriser ou d&#233;valuer leur client&#232;le. Le conditionnement mental &#224; l'origine du camouflet inflig&#233; aux passagers le lundi 10 juillet 2006 est structurel. Ce comportement ne changera pas facilement. Il est li&#233; &#224; une capacit&#233; et &#224; une culture d'organisation cr&#233;dibles, susceptibles de transformer les moindres m&#233;contentements des consommateurs en causes collectives, batailles juridiques incluses. Cela rel&#232;ve du parcours du combattant. Ces structures existent aux Etats-Unis, mais elles font cruellement d&#233;faut chez nous. La American Airlines le sait autant que tous les autres prestataires de service, locaux et &#233;trangers, op&#233;rant en Ha&#239;ti. Ils savent que le consommateur ha&#239;tien n'ira jamais au-del&#224; des invectives, qu'il n'est pas organis&#233; pour franchir la fronti&#232;re de la col&#232;re passag&#232;re, qu'il n'a pas non plus les reins solides pour exercer des poursuites judiciaires. Ce qui exclut automatiquement toute possibilit&#233; d'obtenir gain de cause m&#234;me lorsqu'on a &#233;t&#233; victime des pi&#232;tres services fournis par une compagnie de renom.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 11 juillet 2006, au comptoir du &#171; service &#224; la client&#232;le &#187; de la American Airlines &#224; l'a&#233;roport international de Miami, ce valeureux groupe de passagers du vol 1908 en a fait l'am&#232;re exp&#233;rience. Une fois sa col&#232;re exprim&#233;e, il lui a &#233;t&#233; signifi&#233; une fin de non-recevoir. &#192; ses d&#233;pends, il a appris que dans ce cas pr&#233;cis, le courage de porte-&#233;tendard des victimes &#233;tait largement insuffisant. D&#233;pit&#233;s, ces compagnons d'infortune se sont s&#233;par&#233;s dans la confusion et l'impuissance malgr&#233; leur ferme opposition aux pratiques du num&#233;ro un mondial de l'aviation commerciale. Seules deux ou trois t&#234;tes br&#251;l&#233;es voulaient s'en prendre physiquement aux installations de la compagnie. Ce qui leur aurait valu un s&#233;jour tous frais pay&#233;s en prison car, la police am&#233;ricaine ne se serait pas fait prier pour remettre &#224; la justice des personnes surprises en flagrant d&#233;lit de violation de la sacrosainte l&#233;gislation du pays. Ainsi s'en sont-ils all&#233;s... Certains munis du mis&#233;rable bout de papier du &#171; service &#224; la client&#232;le &#187;, vraisemblablement l'unique compensation r&#233;serv&#233;e par une multinationale &#224; ses clients en plein d&#233;sarroi. Ils l'ont re&#231;u des mains d'une employ&#233;e apparemment d&#233;sabus&#233;e et habitu&#233;e &#224; un incident devenu courant... Certains ont laiss&#233; tomber au sol l'adresse de la compagnie comme pour anticiper la fatigue que leur causerait une m&#233;canique bureaucratique con&#231;ue pour briser l'impertinence des t&#233;m&#233;raires non contents d'&#234;tre arriv&#233;s sains et saufs &#224; destination. D'autres ont pr&#233;dit la fin de ce monopole et nourrissent l'espoir de l'av&#232;nement d'une v&#233;ritable ligne a&#233;rienne nationale, sensible &#224; leurs sp&#233;cificit&#233;s. V&#339;u pieux ? Quoiqu'il en soit, nous avons appris qu'au moins une famille parmi les 300 passagers a suivi scrupuleusement les proc&#233;dures de recours dict&#233;es par la compagnie a&#233;rienne. Et &#224; l'arriv&#233;e, un seul membre de cette famille a b&#233;n&#233;fici&#233; d'une compensation...une semaine apr&#232;s le psychodrame de Port-au-Prince ! lpp/RK&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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