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		<title>Le changement &#8230;Tel qu'il devrait &#234;tre, &#224; l'heure du bilan des 2 ans du gouvernement T&#232;t Kale</title>
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		<dc:creator>Radio Kiskeya</dc:creator>



		<description>Le changement promis par le candidat en campagne &#171; Sweet Micky &#187; se fait encore attendre, deux ans apr&#232;s la gestion du pr&#233;sident Michel J. Martelly. Le concept de changement d&#233;passe le cadre &#233;triqu&#233; des &#171; petits projets &#187;. Il s'entend comme une entreprise de remise en question des pratiques et des proc&#233;dures dans tous les domaines, l'instauration de nouvelles r&#232;gles et l'&#233;mergence de nouveaux rapports entre les diff&#233;rents secteurs et instances. Autrement, les initiatives prises ici et l&#224; peuvent n'&#234;tre (...)

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&lt;a href="http://radiokiskeya.com/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Editoriaux&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_665 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:200px;'&gt;
&lt;img src='http://radiokiskeya.com/IMG/jpg/MarvelDandin-200x100-ffb90_1_.jpg' width=&quot;200&quot; height=&quot;100&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le changement promis par le candidat en campagne &#171; Sweet Micky &#187; se fait encore attendre, deux ans apr&#232;s la gestion du pr&#233;sident Michel J. Martelly. Le concept de changement d&#233;passe le cadre &#233;triqu&#233; des &#171; petits projets &#187;. Il s'entend comme une entreprise de remise en question des pratiques et des proc&#233;dures dans tous les domaines, l'instauration de nouvelles r&#232;gles et l'&#233;mergence de nouveaux rapports entre les diff&#233;rents secteurs et instances. Autrement, les initiatives prises ici et l&#224; peuvent n'&#234;tre que de la poudre aux yeux. Dans la mesure o&#249; demeurent intactes les structures fondamentales d'in&#233;galit&#233;, d'ill&#233;galit&#233; et de d&#233;pendance g&#233;n&#233;ratrices de corruption, de gabegie, de mis&#232;re, de sous-d&#233;veloppement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Petits projets versus statu quo&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il ne manquait pas de petits projets par-ci et de petits projets par l&#224; &#224; Duvalier. Mais, les rapports de production, la mauvaise r&#233;partition des richesses nationales, le d&#233;s&#233;quilibre entre les importations et les exportations, la balance d&#233;favorable des paiements, les relations d'Ha&#239;ti avec l'&#233;tranger ont &#233;t&#233; tels que le sort du gros de la population a toujours &#233;t&#233; malheureux. Pendant que la &#171; r&#233;volution &#187; vantait ses exploits, les ha&#239;tiens fuyaient la mis&#232;re par centaines de milliers par la fronti&#232;re et par les mers.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il ne manquait pas de petits projets par-ci et de petits projets par l&#224; &#224; tous ceux qui ont succ&#233;d&#233; &#224; Duvalier. Mais, Ha&#239;ti est rest&#233; un pays o&#249; les gouvernements ne d&#233;fendent pas les int&#233;r&#234;ts de la population, mais plut&#244;t ceux de l'&#233;tranger. Des gouvernements qui se sont tous ligu&#233;s contre la d&#233;centralisation et donc contre la participation de la population, ou, tout au moins, de ses structures repr&#233;sentatives, dans la gestion de la chose publique. La R&#233;publique de Port-au-Prince demeure une &#171; place forte &#187; en d&#233;pit des v&#339;ux pieux sur la n&#233;cessaire d&#233;centralisation &#233;mis par les uns et par les autres au lendemain du tremblement de terre. Le fameux amendement de la Constitution est venu renforcer la toute puissance de Port-au-Prince dans la mise &#224; l'&#233;cart des collectivit&#233;s territoriales dans la formation du CEP. D&#233;sormais, les &#171; politiciens &#187; des 3 pouvoirs, bas&#233;s &#224; Port-au-Prince, sont les seuls &#224; pouvoir former leur CEP gr&#226;ce auquel l'&#233;tranger pourra exercer un contr&#244;le plus direct sur les choix politiques. L'&#233;tranger qui tient les dirigeants en laisse reste de moins en moins &#224; l'ombre. Par les temps qui courent, il op&#232;re &#224; visi&#232;re lev&#233;e. Les r&#233;centes visites au parlement de diplomates &#233;trangers pour exiger ceci ou pour imposer cela, en disent long sur le degr&#233; de contr&#244;le des dirigeants ha&#239;tiens par l'&#233;tranger.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le vrai changement&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour parler de changement, il faudrait d'abord manifester la volont&#233; de se soustraire de cette situation de tutelle et, sur le plan interne, d&#233;montrer qu'on s'est attaqu&#233; aux causes fondamentales de la chute vertigineuse de la production nationale (agricole et industrielle), responsable, fondamentalement, de l'effondrement de la gourde, (1dollar US pour 44 gourdes quant &#224; pr&#233;sent) et de l'inflation galopante. Il importe de prouver qu'on a adopt&#233; les mesures fiscales appropri&#233;es visant &#224; stimuler et &#224; prot&#233;ger la production locale. Pour que l'on puisse croire au changement v&#233;ritable, il faudrait qu'on assiste &#224; une r&#233;elle consolidation des collectivit&#233;s territoriales et &#224; la mise &#224; leur disposition de moyens essentiels &#224; la gouvernance locale ; un changement v&#233;ritable passe par la r&#233;elle ind&#233;pendance des 3 pouvoirs de l'Etat, ce qui n'exclut pas leur interaction au b&#233;n&#233;fice du pays ; parler de changement implique l'instauration r&#233;elle d'un Etat de droit o&#249; les int&#233;r&#234;ts et les droits de chacun sont garantis et o&#249; l'impunit&#233; est combattue avec la derni&#232;re rigueur ; (dans un tel syst&#232;me, il va sans dire que les grands criminels ne disposeraient pas de passeport diplomatique) ; parler de changement implique que les dirigeants ne puissent plus disposer, comme ils l'entendent, des ressources publiques, et qu'ils se soumettent sans broncher aux instances de contr&#244;le tels que le parlement et la CSCCA qui, elles-m&#234;mes, seront pourvues des moyens tant l&#233;gaux que mat&#233;riels pour accomplir leur mission ; (la persistance de la corruption demeure symptomatique de l'absence de changement) le changement en Ha&#239;ti doit aussi concerner le r&#232;glement des graves probl&#232;mes fonciers dans le secteur agricole ; l'&#233;laboration d'un cadastre national ; le r&#233;am&#233;nagement du territoire en fonction d'un plan de d&#233;veloppement bien con&#231;u ; la protection agressive de l'environnement en d&#233;labrement permanent ; la protection de nos fronti&#232;res terrestres, maritimes et a&#233;riennes par des entit&#233;s nationales ; la d&#233;fense permanente de la culture et de l'identit&#233; nationales face aux influences &#233;trang&#232;res ; le changement, le vrai, suppose aussi une v&#233;ritable politique &#233;nerg&#233;tique nationale, bas&#233;e sur les sources alternatives d'&#233;nergie ; une politique de s&#233;curit&#233; sociale d'envergure allant &#224; contre-courant de la formule mystificatrice et propagandiste de &#171; Ti manman cheri &#187;, le respect de l'alternance politique avec des &#233;lections d&#233;mocratiques organis&#233;es dans les d&#233;lais constitutionnels requis&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Maintien du statu quo ante&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voil&#224; donc certains points fondamentaux qui indiqueraient qu'on serait bel et bien embarqu&#233; dans le changement. Quoiqu'ils soient importants et produisent un certain impact, on ne peut pr&#233;senter comme changement &#224; proprement parler le projet b&#226;cl&#233; de scolarisation gratuite et de transport scolaire partiel, la r&#233;fection ou l'asphaltage de quelques Km de rues et de routes, le curage partiel et localis&#233; de canaux d'irrigation et de drainage, l'am&#233;nagement et le r&#233;am&#233;nagement de places publiques, l'installation de lampadaires solaires, la subvention aux &#171; ti manman cheri &#187;. Alors que dans la r&#233;alit&#233; le sous-emploi devient plus visible, la vie ch&#232;re atteint un niveau jamais &#233;gal&#233; depuis des d&#233;cennies, la fr&#233;quence des coupures d'&#233;lectricit&#233; augmente.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le changement renvoie-t-il au retour aux pratiques de gestion les plus r&#233;trogrades de la chose publique : gaspiller les deniers publics dans des sommets-dont on ne per&#231;oit pas les retomb&#233;es, dans les festivit&#233;s carnavalesques ou pour f&#234;ter son av&#232;nement au pouvoir comme au temps des c&#233;l&#233;brations des 22 ? Interdire les manifestations publiques, affirmer la vell&#233;it&#233; d'&#234;tre &#224; vie au pouvoir et mettre en place un dispositif pour manipuler les pauvres et asphyxier ceux qui osent contester ce brigandage ? Est-cela le changement ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme il en est ainsi, la conclusion &#224; laquelle on aboutit est simple : on n'est pas sorti de l'auberge de l'archa&#239;sme, de l'obscurantisme, de l'arbitraire, de l'analphab&#233;tisme et donc, pour faire court, du sous-d&#233;veloppement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Marvel Dandin&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Radio Kiskeya : 19 ans de combat !</title>
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		<description>Radio Kiskeya atteint ce 7 mai 2013 sa 19&#232;me ann&#233;e. Notre ch&#232;re station a en effet &#233;t&#233; inaugur&#233;e le 7 mai 1994. Ce fut un coup d'audace, en pleine p&#233;riode de coup d'Etat. Mais aussi et surtout un risque calcul&#233; : les militaires n'allaient pas pouvoir tenir face &#224; la pression conjugu&#233;e des forces d&#233;mocratiques tant locales qu'internationales et des pays dits &#171; amis d'Haiti &#187;. Le chemin a &#233;t&#233; long et difficile. Il continue malheureusement de l'&#234;tre. Cela ne nous a pas emp&#234;ch&#233; de cr&#233;er le site internet de la (...)

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&lt;a href="http://radiokiskeya.com/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Editoriaux&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_665 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:200px;'&gt;
&lt;img src='http://radiokiskeya.com/IMG/jpg/MarvelDandin-200x100-ffb90_1_.jpg' width=&quot;200&quot; height=&quot;100&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Radio Kiskeya atteint ce 7 mai 2013 sa 19&#232;me ann&#233;e. Notre ch&#232;re station a en effet &#233;t&#233; inaugur&#233;e le 7 mai 1994. Ce fut un coup d'audace, en pleine p&#233;riode de coup d'Etat. Mais aussi et surtout un risque calcul&#233; : les militaires n'allaient pas pouvoir tenir face &#224; la pression conjugu&#233;e des forces d&#233;mocratiques tant locales qu'internationales et des pays dits &#171; amis d'Haiti &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le chemin a &#233;t&#233; long et difficile. Il continue malheureusement de l'&#234;tre. Cela ne nous a pas emp&#234;ch&#233; de cr&#233;er le site internet de la station (&lt;a href=&quot;http://www.radiokiskeya.com/&quot; class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'&gt;www.radiokiskeya.com&lt;/a&gt;) riche en textes en cr&#233;ole et en fran&#231;ais de qualit&#233; portant sur des th&#232;mes vari&#233;s. Il offre les options &#171; live stream &#187; (&#233;coute en direct de nos programmes), &#171; podcast &#187; (&#233;coute en diff&#233;r&#233;) et l'&#233;coute par t&#233;l&#233;phone partout sur la plan&#232;te via &#171; audio now &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voil&#224; maintenant que, depuis le 4 mai 2012, nous nous sommes lanc&#233;s dans l'aventure de la t&#233;l&#233;vision sur la chaine 14 et le 65, en digital c&#226;ble.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'exp&#233;rience, du d&#233;but &#224; aujourd'hui, continue d'&#234;tre tr&#233;pidante. Jamais, depuis le coup d'envoi donn&#233; par les fondateurs, Sony Bastien, Liliane Pierre-Paul et moi, nous n'avons eu de pause dans l'effort, encore moins de sentiment de compl&#232;te satisfaction. Outre le fait que les objectifs, &#224; divers niveaux, ne sont jamais pleinement atteints, mais des difficult&#233;s majeures se sont multipli&#233;es le long du parcours, rendant la cause ext&#233;nuante et, des fois d&#233;sesp&#233;r&#233;e. Mais, nous trouvons encore suffisamment de ressources morales et de motivation professionnelle et civique pour continuer la marche. La grande marche, pouvons-nous dire dans notre cas. Car, rien ne nous a &#233;t&#233; donn&#233;, nonobstant certainement le concours de commanditaires fid&#232;les, d'amis, de coll&#232;gues et de collaborateurs sur qui nous avons pu compter et qui ne nous ont jamais marchand&#233; leur collaboration. Nous voulons cependant insister sur le fait que nous sommes parvenus &#224; conserver une certaine place sur l'&#233;chiquier m&#233;diatique, disons-mieux sur le cadran, beaucoup plus par notre d&#233;termination &#224; servir et &#224; accomplir l'&#339;uvre entam&#233;e que par les faveurs de quiconque. On n'en a d'ailleurs jamais sollicit&#233;. Mais, on avait droit de croire, et on continue encore de croire, que l'effort, le travail bien fait, la performance, l'honn&#234;tet&#233; et la probit&#233; m&#233;ritaient et m&#233;ritent encore d'&#234;tre dignement r&#233;compens&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aujourd'hui, sans qu'on veuille g&#233;n&#233;raliser et porter atteinte &#224; des m&#233;dias dont le succ&#232;s d&#233;coule de situations et de facteurs bien particuliers, force est de reconnaitre que la m&#233;diocrit&#233; et la servilit&#233; sont &#224; leurs heures de gloire et que, dans bien des cas, elles attirent fortune. Mais, tout le monde a fini par savoir que ce n'est pas de cette fortune qu'il faut &#224; l'&#233;quipe Kiskeya. Car elle croit que, pour &#234;tre utile et efficace, la presse se doit d'&#234;tre cr&#233;dible. Et que la cr&#233;dibilit&#233; est une fleur qui s'&#233;tiole l&#224; o&#249; la m&#233;diocrit&#233; et la corruption s'installent et r&#232;gnent en maitres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Malgr&#233; les inconv&#233;nients et les infortunes de toutes sortes, ce 7 mai nous offre l'occasion de renouveler l'engagement de d&#233;part des fondateurs en faveur du travail bien fait, du respect et de l'application des normes professionnelles, dans la voie de l'ind&#233;pendance par rapport aux sources d'influence, tant publiques que priv&#233;es. Nous demeurons toutefois ouverts &#224; tous, avec la conviction qu'il faut au pays une presse libre et forte, en laquelle la population place sa confiance et dont l'organisation, la coh&#233;sion et le professionnalisme sont autant d'atouts destin&#233;s &#224; influencer positivement les d&#233;cideurs. Une presse qui puisse aider Ha&#239;ti &#224; abandonner les sentiers tortueux, sablonneux et malais&#233;s de l'ill&#233;galit&#233; &#233;rig&#233;e en syst&#232;me ; une presse dont la contribution dans la lutte contre l'impunit&#233; est garantie. Il faut aussi que cette presse aide &#224; trouver le chemin qui nous &#233;loigne de l'improvisation et de l'amateurisme dans la gestion de la chose publique. Par l'institutionnalisation de la transparence et du d&#233;bat public sur les questions nationales, cette presse doit pouvoir contribuer &#224; combattre la pratique du pillage des ressources publiques et celle de l'&#233;sot&#233;risme dans le monde des affaires. Le secteur priv&#233; des affaires, autant que le secteur public, doit s'ouvrir &#224; l'information moderne. Cette presse dont nous parlons et dont nous avons besoin devra donc &#234;tre partie prenante dans l'&#233;dification d'une nouvelle culture d'ouverture aux id&#233;es et aux r&#233;alit&#233;s modernes, notamment aux fantastiques technologies de l'information et de la communication du 21&#232;me si&#232;cle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;F&#242;k nou s&#242;ti nan mwayennaj la, pou n antre nan mod&#232;nite ; s&#242;ti nan f&#232; nwa pou n antre nan klate ; pr&#232;s la dwe kapab ede nou f&#232; pasaj sa a pou n rive nan konstriksyon yon vizyon-peyi kote nap dekouvri ki moun nou ye tout bon vre, kote nap konte sou f&#242;s nou an priyorite, menm si nou kolabore ak etranje ; nap kaba sip&#232;stisyon e, sitou, nap bandonnen lide ki f&#232; n kontinye kw&#232; devlopman ak pwogr&#232; pa pou nou, se pou z&#242;t ; yon pr&#232;s kap ede popilasyon an ak dirijanl kw&#232; jef&#242; ak travay, nan kad yon vizyon ak yon plan-peyi byen defini, dwe bay rezilta nap chache a pou yon l&#242;t Ayiti ki posib, jan yo di a. Radyo ak Televizyon Kiskeya kw&#232; nan pr&#232;s sa a e se nan sans sa a travay li oryante.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nos prises de position ne seront jamais bassement partisanes. Que certains, dans leur &#233;troitesse d'esprit, assimilent des m&#233;dias comme le n&#244;tre &#224; des m&#233;dias d'opposition, c'est regrettable. Car, en fait, l'opposition dont ils parlent n'est autre que le rappel constant, par ces m&#233;dias, des prescrits constitutionnels ; l'appel permanent &#224; la saine distribution de la justice et &#224; la lutte contre l'impunit&#233; ; l'emphase sur la bonne gouvernance et l'&#233;limination de la corruption et de la gabegie administrative ; l'appel &#224; la renonciation au n&#233;potisme et au client&#233;lisme ; la demande incessante du respect des libert&#233;s publiques, de l'application du multipartisme et de la r&#232;gle de l'alternance politique. Les m&#233;dias, comme le n&#244;tre, plaident aussi en faveur de la souverainet&#233; nationale, de l'affranchissement du pays de la tutelle &#233;trang&#232;re actuelle, de la d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts nationaux et de notre identit&#233;, sans chauvinisme, sans x&#233;nophobie. Notre lutte concerne aussi la relance de la production nationale, la protection de l'environnement, la d&#233;fense de nos fronti&#232;res terrestres, maritimes et a&#233;riennes. Est-cela faire de l'opposition ? Eske, pou yo pa di w se pr&#232;s opozisyon, ou pap pale de demisyon otorite peyi a nan dosye plis pase 7 mil konpatriy&#242;t Kolera-Minista voye al bwa chat ?
Pou w pa pr&#232;s opozisyon, ou pap pale de mannigans pou eleksyon fo mamit oswa pou eleksyon pa f&#232;t nan moman yo dwe f&#232;t ?
Se pr&#232;s opozisyon si w poze kesyon sou p&#232;diy&#232;m ofisy&#232;l yo l&#232; yo vwayaje ? Pr&#232;s opozisyon l&#232; w mande benefis peyi a ap tire nan depanse milyon nan &#242;ganize som&#232; ent&#232;nasyonal ? Opozisyon pi r&#232;d l&#232; wap chache konnen sa k f&#232;t ak fon Petro Caribe ?
S'il en est ainsi, ceux que nous d&#233;rangeons en agitant ces questions et qui nous taxent d'intransigeance et d'opposition assument ouvertement qu'ils agissent contre la nation. Ils se r&#233;v&#232;lent et s'accusent. Ce faisant, ils ont suffisamment de leviers en main pour porter certains de ceux qu'ils favorisent dans les milieux d'affaires &#224; sanctionner ceux qui ne s'alignent pas, comme ce fut le cas pour &#171; Brothers Posse &#187; lors du carnaval, avec des sponsors qui se sont d&#233;marqu&#233;s &#224; la derni&#232;re minute en raison de la hargne du chef contre la m&#233;rengue &#171; a loral &#187; ; comme c'est le cas pour des m&#233;dias dont le discours critique, mais somme toute responsable, est pr&#233;sent&#233; comme de la s&#233;dition et leur vaut d'&#234;tre mis &#224; l'indexe et/ou &#224; l'&#233;cart dans les budgets publicitaires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qu'importe ! C'est le prix &#224; payer pour demeurer &#224; la hauteur des espoirs plac&#233;s en des m&#233;dias certes commerciaux, mais v&#233;ritablement au service de la d&#233;mocratie dont, paradoxalement, tout le monde a besoin &#224; un moment ou &#224; un autre. L'histoire r&#233;cente regorge d'exemples montrant qu'&#224; un moment donn&#233;, certains n'avaient cure de la Constitution et des lois, et de la presse aussi, et que, par la suite, ce sont les m&#234;mes qui, pour d&#233;fendre leurs propres causes, vont tenter d'&#234;tre plus d&#233;mocrates que les d&#233;mocrates eux-m&#234;mes. On les attend donc &#224; ce carrefour ironique de l'histoire. On en a vu de ces gens qui ont b&#234;tement cr&#251; en l'&#233;ternit&#233; d'un r&#232;gne, fut-il despotique ou faussement d&#233;mocratique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous gardons le cap malgr&#233; les difficult&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elles sont, ces difficult&#233;s, de tous ordres. DGI kap ponpe miz an dem&#232; sanl pa chache konnen ki pwobl&#232;m espesyal medya yo ap f&#232; fas, sitou apre tranblemann t&#232; a. Medya ki te pran move patasw&#232;l yo pa janm leve kanpe sou 2 pye yo tout bon vre. L&#242;t pwobl&#232;m : k&#242;mandit&#232; yo ki wete piblisite yo oswa ki mande plis pou mwens ; rate kouran ki pa janm sispann e ki f&#232; medya yo depanse sa yo pa genyen nan achte gaz ; f&#242;k nou di tou, b&#242;dwo kouran yo pa janm sispann wot&#232; sy&#232;l la, menm l&#232; ou pa jwenn kantite ou bezwen an pou w travay epi f&#232; benefis pou w ka peye. Anfen, nou kw&#232; manm sekt&#232; medya a, ki se yon sekt&#232; ekonomik tr&#232; dinamik ki devlope anpil pandan d&#232;nye ane sa yo, dwe chita pale, antann yo sou ansanm pwobl&#232;m medya yo ap f&#232; fas epi tanmen diskisyon ak negosyasyon ak pouvwa piblik yo sou mey&#232; fason sekt&#232; sa a ka devlope epi akonpaye peyi a nan devlopman l.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous sommes engag&#233;s dans l'aventure de la t&#233;l&#233;vision. Une v&#233;ritable aventure par laquelle nou vle moun yo w&#232; l&#242;t jan. Mais, voil&#224; que nous devrons bient&#244;t, d&#233;j&#224;, migrer vers le num&#233;rique. Mais, pourquoi et comment ? La question hante l'esprit des op&#233;rateurs du secteur qui ont consenti d'importants investissements. Comment parvenir au num&#233;rique en 2015 sans causer de s&#233;rieux pr&#233;judices aux investisseurs du secteur ? La question est pos&#233;e au CONATEL, mais tout aussi bien au Minist&#232;re des TPTC, &#224; celui de la Communication, au Minist&#232;re de la Culture, et aux associations de m&#233;dias. Des discussions et des n&#233;gociations s&#233;rieuses doivent &#234;tre engag&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous avons donc 19 ans, ce 7 mai. Une pens&#233;e sp&#233;ciale pour Sony qui n'a pas vu naitre T&#233;l&#233; Kiskeya. De vifs remerciements &#224; notre Directrice de la Programmation, Liliane Pierre Paul, pour son travail infatigable en vue de tenir la station dans le peloton de t&#234;te des m&#233;dias les plus importants du pays ; une salutation sp&#233;ciale &#224; la veuve de Sony, pr&#233;sidente de notre Conseil d'administration, et &#224; ses fils Marco et St&#233;phane, qui se souviendront davantage de Sony le 10 mai prochain, jour qui marquera le 57&#232;me anniversaire de sa naissance. Nos remerciements et nos salutations vont aussi &#224; notre Directeur de l'Information, St&#233;phane Pierre-Paul ; &#224; notre webmaster et principal concepteur et r&#233;alisateur de nos spots d'identification Harold Isaac ; nos remerciements s'&#233;tendent &#224; tout le personnel, &#224; nos commanditaires, &#224; nos fid&#232;les auditeurs et t&#233;l&#233;spectateurs, &#224; tous indistinctement, sans oublier notre infatigable collaborateur du Maryland, Jean Max Cadet.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous ne saurions oublier ceux qui nous ont quitt&#233;s, dont Jean Richard Louis Charles, brutalement fauch&#233;. Pour lui aussi, l'enqu&#234;te se poursuit, ind&#233;finiment&#8230; Nous saluons aussi ceux qui nous ont fauss&#233; compagnie pour diverses raisons, pour d'autres rives ou d'autres exp&#233;riences. Leur contribution dans notre itin&#233;raire compte.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Continuons l'&#339;uvre. Conduisons la station &#224; bon port pour le bien de la presse et pour celui du pays. Joyeux 19&#232;me anniversaire &#224; tous !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Marvel Dandin&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le &#171; Grand E &#187; de l'Etat de droit n'a que faire du 26 avril&#8230;</title>
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		<dc:creator>Radio Kiskeya</dc:creator>



		<description>Le gouvernement Martelly/Lamothe qui affirme vouloir construire un &#8216;'Etat de droit'', a rat&#233; l'occasion du 50&#232;me anniversaire des violences d'Etat du 26 avril 1963 pour convaincre les plus sceptiques d'entre nous de ses bonnes intentions. Un indice de plus prouvant encore le caract&#232;re fictif de cet &#8216;'Etat de droit'' d&#233;sir&#233; dans un contexte de gouvernance sous tutelle &#233;trang&#232;re. C'est pourtant une responsabilit&#233; d'Etat d'entretenir la m&#233;moire. L'Etat qui se dit d&#233;mocratique, respectueux des droits et des (...)

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&lt;a href="http://radiokiskeya.com/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Editoriaux&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_665 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:200px;'&gt;
&lt;img src='http://radiokiskeya.com/IMG/jpg/MarvelDandin-200x100-ffb90_1_.jpg' width=&quot;200&quot; height=&quot;100&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le gouvernement Martelly/Lamothe qui affirme vouloir construire un &#8216;'Etat de droit'', a rat&#233; l'occasion du 50&#232;me anniversaire des violences d'Etat du 26 avril 1963 pour convaincre les plus sceptiques d'entre nous de ses bonnes intentions. Un indice de plus prouvant encore le caract&#232;re fictif de cet &#8216;'Etat de droit'' d&#233;sir&#233; dans un contexte de gouvernance sous tutelle &#233;trang&#232;re. C'est pourtant une responsabilit&#233; d'Etat d'entretenir la m&#233;moire. L'Etat qui se dit d&#233;mocratique, respectueux des droits et des libert&#233;s, a pour responsabilit&#233; d'inculquer des valeurs correspondantes. Dans cette perspective, l'Etat d&#233;mocratique ou qui aspire &#224; devenir tel, ne peut ignorer des pans d'histoire au cours desquels des atrocit&#233;s et des ignominies ont &#233;t&#233; commises. La connaissance de ces faits renforce les valeurs d&#233;mocratiques et, tout aussi bien, la coh&#233;sion sociale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Never again ! &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il ne faut plus que certains actes ignobles soient pos&#233;s. Jamais, plus jamais ! C'est le slogan qui indique la n&#233;cessit&#233; d'un monde o&#249; les hommes transcendent leur animalit&#233; pour construire des rapports bas&#233;s sur le respect mutuel et la d&#233;fense pacifique, conventionnel et l&#233;gale des int&#233;r&#234;ts.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quand le monde occidental comm&#233;more la Shoa, ce n'est certes pas dans un esprit de vengeance. Les rwandais ne vont certainement pas oublier de tr&#232;s t&#244;t le massacre de 1994. Ces &#233;v&#233;nements constituent des r&#233;f&#233;rences de ce que le monde ne devrait pas &#234;tre, de ce qu'il ne doit pas &#234;tre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il faut donc questionner le fait que le gouvernement Martelly/Lamothe qui affirme vouloir construire un &#8216;'Etat de droit'', ayant en son sein, un ministre soi-disant charg&#233; des droits de l'homme, refuse de d&#233;livrer rien qu'un message dans lequel les tristes &#233;v&#233;nements de 1963 seraient rappel&#233;s, avec un mot sp&#233;cial pour les victimes et leurs parents, puis des enseignements tir&#233;s pour le pr&#233;sent et l'avenir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Duvali&#233;riste, n&#233;cessairement synonyme de fasciste ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le r&#233;alisateur Arnold Antonin s'&#233;tait demand&#233; un jour si un duvali&#233;riste pouvait &#234;tre un po&#232;te. Mais, &#224; regarder l'&#233;volution des membres de ce secteur politique, au pouvoir, et aux abords du pouvoir, on est enclin &#224; se poser bien d'autres questions. Serait-on moins duvali&#233;riste en prenant ses distances par rapport aux crimes de Papa Doc ? Serait-on moins duvali&#233;riste en condamnant le kidnapping et l'assassinat de b&#233;b&#233;s, de vieillards, de parents et d'amis d'opposants politiques ? Le fait d'&#234;tre parent d'un opposant politique, i.e. d'un &#8216;'kamoken'', implique-t-il ipso facto que je sois son alli&#233; politique ou m&#234;me son complice ? Et m&#234;me si ce serait le cas, cela justifierait-il que je sois enlev&#233;, emprisonn&#233;, tortur&#233;, tu&#233; ? Le duvali&#233;riste d'aujourd'hui aurait-il int&#233;r&#234;t &#224; endosser cet h&#233;ritage macabre ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qui d&#233;fend r&#233;ellement l'arm&#233;e ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si le gouvernement Martelly/Lamothe tenait vraiment &#224; construire ce grand E qu'est l'''Etat de droit'', il ne serait pas rest&#233; aussi silencieux &#224; l'occasion du 50&#232;me anniversaire des violences d'Etat du 26 avril 1963. Ce silence ne peut &#234;tre interpr&#233;t&#233; que comme un cautionnement de ces actes r&#233;pressifs. Il est encore plus expressif quand on consid&#232;re que ce gouvernement v&#233;n&#232;re l'arm&#233;e. Mais, de quelle arm&#233;e veut-il ? Car, ils &#233;taient plus d'une soixantaine de militaires et leurs familles &#224; avoir &#233;t&#233; massacr&#233;s ? En dehors de ceux qui se sont faits fusill&#233;s pour avoir abus&#233; des largesses du Ma&#238;tre, la plupart des officiers tu&#233;s sous la dictature ne jouissaient pas de r&#233;putation douteuse. Plusieurs d'entre eux ne faisaient d'ailleurs plus partie de l'institution militaire quand ils ont &#233;t&#233; appr&#233;hend&#233;s ou jet&#233;s dans les ge&#244;les lugubres de Fort-Dimanche.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;conciliation nationale : v&#339;ux pieux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La r&#233;conciliation nationale pr&#233;conis&#233;e par certains, passe n&#233;cessairement par la reconnaissance des faits qui ont marqu&#233; l'histoire. Elle implique aussi le courage d'aborder et de vider les contentieux. Toutes les parties concern&#233;es auront alors &#224; r&#233;aliser leur bilan en se questionnant courageusement. Il importe donc qu'ensemble, nous prenions connaissance des faits historiques et que nous parvenions &#224; en tirer des enseignements salutaires. Vouloir ignorer l'histoire, vouloir la r&#233;&#233;crire ou s'engouffrer dans le n&#233;gationnisme, comme viennent de le faire les &#8216;'petits-fils de Papa Doc'' &#233;voluant dans un contexte de contr&#244;le direct de l'&#233;tranger, ne feront qu'envenimer les contentieux et les rendre encore plus difficiles &#224; r&#233;soudre. Et dire qu'ils ont pu librement s'exprimer dans un journal. Ce que les &#171; kamoken &#187; n'ont pas pu faire sous Papa Doc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une kyrielle d'actes anti-Etat de droit&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le silence du gouvernement &#224; l'occasion du 26 avril nous am&#232;ne &#224; passer en revue les nombreux autres faits en contradiction avec la notion d'Etat de droit : la nomination de d&#233;l&#233;gu&#233;s d&#233;partementaux, de directeurs g&#233;n&#233;raux et de conseillers &#233;lectoraux en dehors du conseil des ministres ; l'arrestation d'un d&#233;put&#233; en fonction ; les nominations et transferts illicites dans le syst&#232;me judiciaire ; la manipulation de certains membres du CSPJ ; la lib&#233;ration surprenante et scandaleuse du conseiller pr&#233;sidentiel Calixte Valentin ; le renvoi de maires &#233;lus et leur remplacement par des agents ex&#233;cutifs int&#233;rimaires ; l'utilisation de fonds d'urgence sans rendre des comptes au parlement ; la mise &#224; l'&#233;cart du parlement, comme pouvoir, dans les grandes initiatives engageant l'Etat, notamment avec l'&#233;tranger&#8230; Il s'agit l&#224; d'une liste non exhaustive de faits qui, ajout&#233;s au silence monumental du gouvernement par rapport au 26 avril, d&#233;montrent que le r&#233;gime &#171; T&#232;t Kale &#187; par son net penchant pour les m&#233;thodes dictatoriales de gouvernance combin&#233; maladroitement &#224; son r&#244;le de commis de l'&#233;tranger, est loin d'&#234;tre qualifi&#233; pour instaurer l'Etat de droit qu'il promet.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Marvel Dandin&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'exemple v&#233;n&#233;zu&#233;lien&#8230;</title>
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		<description>Le syst&#232;me &#233;lectoral v&#233;n&#233;zu&#233;lien devrait &#234;tre une source d'inspiration pour les ha&#239;tiens en d&#233;pit de la controverse soulev&#233;e &#224; l'issue de la pr&#233;sidentielle du 14 avril ayant port&#233; au pouvoir le dauphin de Hugo Chavez, Nicolas Maduro. Le bulletin de vote v&#233;n&#233;zu&#233;lien vaut r&#233;ellement son pesant d'or. Le suffrage universel direct est devenu une r&#233;alit&#233; indiscutable dans ce pays. La question n'est pas, au Venezuela, de constituer un appareil &#233;lectoral charg&#233; de trafiquer le vote populaire. Elle est plut&#244;t de (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_665 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:200px;'&gt;
&lt;img src='http://radiokiskeya.com/IMG/jpg/MarvelDandin-200x100-ffb90_1_.jpg' width=&quot;200&quot; height=&quot;100&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le syst&#232;me &#233;lectoral v&#233;n&#233;zu&#233;lien devrait &#234;tre une source d'inspiration pour les ha&#239;tiens en d&#233;pit de la controverse soulev&#233;e &#224; l'issue de la pr&#233;sidentielle du 14 avril ayant port&#233; au pouvoir le dauphin de Hugo Chavez, Nicolas Maduro. Le bulletin de vote v&#233;n&#233;zu&#233;lien vaut r&#233;ellement son pesant d'or. Le suffrage universel direct est devenu une r&#233;alit&#233; indiscutable dans ce pays. La question n'est pas, au Venezuela, de constituer un appareil &#233;lectoral charg&#233; de trafiquer le vote populaire. Elle est plut&#244;t de convaincre le peuple de la n&#233;cessit&#233; d'un choix d&#233;termin&#233;. C'est la d&#233;marche du pouvoir chaviste. C'est aussi celle de l'opposition, adopt&#233;e sous la contrainte du chavisme qui a paralys&#233; ou contr&#233; ses man&#339;uvres d&#233;stabilisatrices.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fiabilit&#233; et perfection ne sont pas forc&#233;ment synonymes&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Certes, le syst&#232;me &#233;lectoral v&#233;n&#233;zu&#233;lien est loin d'&#234;tre parfait. La contestation ayant suivi la publication des r&#233;sultats en est la preuve. L'opposition a d&#233;nonc&#233; que le pr&#233;sident provisoire Maduro ne pouvait pas &#234;tre en mesure de mener campagne et qu'il a ill&#233;galement utilis&#233; les moyens de l'Etat dans cette perspective. Elle rel&#232;ve des irr&#233;gularit&#233;s majeures lors du scrutin et, n'acceptant pas la d&#233;faite, elle a sollicit&#233; un audit du vote. Quoiqu'il faille admettre que l'opposition n'a pas absolument tort et qu'il s'est tout de m&#234;me produit des irr&#233;gularit&#233;s, il convient de noter que les observateurs internationaux n'ont pas tellement &#233;mis d'avis n&#233;gatifs sur le scrutin qui s'est globalement d&#233;roul&#233; dans le plus grand calme. Apr&#232;s au moins deux jours de violences, le Conseil National Electoral (CNE) a finalement accept&#233; de souscrire &#224; la requ&#234;te d'audit du chef de l'opposition, Enrique Capriles. Ceci n'a toutefois pas emp&#234;ch&#233; que Nicolas Maduro pr&#234;te serment le vendredi 19 avril en pr&#233;sence de plusieurs d&#233;l&#233;gations officielles internationales de haut niveau, &#224; l'exception de repr&#233;sentants de Washington.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En d&#233;pit donc de ses insuffisances, le syst&#232;me &#233;lectoral v&#233;n&#233;zu&#233;lien demeure suffisamment cr&#233;dible. La derni&#232;re victoire de Chavez aux &#233;lections r&#233;sulta d'un processus dont la fiabilit&#233; a &#233;t&#233; reconnue par l'opposition et les observateurs internationaux dont certains sont loin d'&#234;tre des supporters du chavisme. Ce fut un tour de force r&#233;alis&#233; par Chavez d'avoir pu, &#224; la diff&#233;rence de ses grands alli&#233;s cubains, s'imposer &#224; travers des scrutins successifs auxquels ses opposants ont pleinement particip&#233;. Il a ainsi pu d&#233;montrer que le socialisme qu'il pr&#233;conise peut bien se frayer une voie dans le cadre d'un syst&#232;me &#233;lectoral multipartiste, pourvu qu'il soit globalement cr&#233;dible et souverain, c'est-&#224;-dire honn&#234;te, d&#233;mocratique et national. Cuba y parviendra-t-il un jour ? Eux-aussi, les cubains, doivent beaucoup apprendre de Chavez du point de vue de l'option &#233;lectorale. Ce n'est certes pas une voie ais&#233;e pour les tenants de l'option socialiste anti-imp&#233;rialiste. Mais, Chavez a montr&#233; qu'il est possible de s'imposer par les urnes. Il s'agit bien du socialisme du 21&#232;me si&#232;cle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'&#233;thique politique chaviste&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En d&#233;pit des limites et des d&#233;rives de la r&#233;volution bolivarienne, la question de l'adh&#233;sion populaire au chavisme n'a pas &#233;t&#233; pos&#233;e en termes de cooptation des votes et des cartes &#233;lectorales via la participation &#224; des programmes sociaux. Elle a &#233;t&#233; plut&#244;t acquise &#224; travers des programmes sociaux con&#231;us autour de probl&#232;mes essentiels. M&#234;me les opposants &#224; Chavez ont reconnu qu'il a vraiment aid&#233; les plus pauvres et pas forc&#233;ment &#224; travers des pratiques manipulatrices ou d&#233;magogiques de charit&#233; et de saupoudrage. La d&#233;marche chaviste ne s'est pas engag&#233;e dans la voie tortueuse de la cooptation ou de la vassalisation de parlementaires et d'&#233;lus locaux par la corruption. Encore moins de politiciens et de membres de la fonction publique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une v&#233;ritable campagne d'&#233;ducation populaire, passant par l'alphab&#233;tisation, est &#224; la base de la conscientisation et de la formation id&#233;ologique d'une grande majorit&#233; de v&#233;n&#233;zu&#233;liens. Dans le m&#234;me cadre, la d&#233;marche chaviste a port&#233; une grande majorit&#233; de v&#233;n&#233;zu&#233;liens &#224; croire d&#233;sormais en l'existence d'un pays qui leur appartient, en la souverainet&#233; nationale, en la capacit&#233; de tisser des liens fraternels avec d'autres peuples et en la possibilit&#233; d'un nouvel &#233;quilibre des relations internationales fond&#233; sur la non-ing&#233;rence et la coop&#233;ration horizontale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'on ne passera pas pour autant sous silence l'intol&#233;rance et la r&#233;pression vis-&#224;-vis des m&#233;dias de l'opposition et le contr&#244;le des m&#233;dias publics. De nombreux m&#233;dias publics ont &#233;t&#233; ferm&#233;s. M&#234;me quand ces d&#233;cisions ont &#233;t&#233; prises sur des bases l&#233;gales, il n'en demeure pas moins qu'elles rel&#232;vent de la politique. Lors de la r&#233;cente campagne &#233;lectorale, l'opposition n'a pas eu libre acc&#232;s aux m&#233;dias publics.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le fonctionnement du syst&#232;me &#233;lectoral v&#233;n&#233;zu&#233;lien est &#233;galement tributaire de la renonciation de l'opposition, soutenue par l'&#233;tranger et les anti-Chavez expatri&#233;s, &#224; l'option putschiste. Apr&#232;s maintes tentatives de renverser le pouvoir chaviste par des moyens ill&#233;gaux, et face &#224; la forte mobilisation populaire, l'opposition s'est r&#233;solue &#224; se mesurer &#224; la r&#233;volution bolivarienne par la voie des urnes. La mont&#233;e fulgurante du jeune leader de l'opposition Enrique Capriles, notamment face &#224; Chavez lors des derni&#232;res &#233;lections, est le r&#233;sultat tangible de cet engagement de l'opposition dans la voie d&#233;mocratique. Reste &#224; savoir si la contestation de l'&#233;lection du 14 avril n'ouvre pas la voie au retour &#224; l'option putschiste.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Risques de d&#233;stabilisation/N&#233;cessit&#233; du compromis&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'option de la d&#233;stabilisation et de la violence ne constitue tout de m&#234;me pas la formule id&#233;ale. La voie non-d&#233;mocratique peut &#234;tre fort co&#251;teuse pour l'opposition et les Etats-Unis qui la soutiennent. En raison de son poids sur le march&#233; p&#233;trolier, la d&#233;stabilisation du Venezuela peut avoir de s&#233;rieuses r&#233;percussions tant aux Etats-Unis (qui s'y approvisionnent abondamment) que dans le monde entier. Des formules d'accommodation doivent donc &#234;tre co&#251;te que co&#251;te trouv&#233;es afin que l'instabilit&#233; ne s'installe au Venezuela. Ce n'est donc pas pour rien que, tout en souhaitant l'audit &#233;lectoral, le secr&#233;taire d'Etat am&#233;ricain John Kerry a exprim&#233; la volont&#233; de Washington de ne pas enti&#232;rement fermer les portes vis-&#224;-vis de Caracas. La perspective est donc offerte au nouveau locataire du palais de Miraflores de tenter de redresser la barre et de permettre &#224; la r&#233;volution bolivarienne de revoir sa copie en mati&#232;re d'&#233;conomie et de s&#233;curit&#233;. Des p&#233;nuries inacceptables sont constat&#233;es dans ce riche pays p&#233;trolier. L'ins&#233;curit&#233; y fait &#233;galement rage. L'opposition reproche aussi au chavisme trop de largesses en ce qui concerne le programme Petrocaribe dont b&#233;n&#233;ficient les alli&#233;s du pouvoir, notamment Cuba et les autres pays membres de l'Alliance Bolivarienne des Peuples des Am&#233;riques (ALBA). En se disant ouvert au dialogue avec l'opposition et pr&#234;t &#224; discuter m&#234;me avec le diable, Maduro a sans doute montr&#233; qu'il comprenait la d&#233;licatesse de sa situation et celle du Venezuela.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Diff&#233;rentes composantes de la population v&#233;n&#233;zu&#233;lienne sont parties prenantes de l'ordre constitutionnel et r&#233;publicain. Les secteurs d'affaires y sont impliqu&#233;s, m&#234;me si plus d'uns en leur sein sont hostiles au chavisme et ont tent&#233; de le renverser par des moyens ill&#233;gaux. Une large fraction du patronat v&#233;n&#233;zu&#233;lien &#233;tait en effet impliqu&#233;e dans le coup d'Etat contre Chavez en 2002. Il est vrai, qu'&#224; la diff&#233;rence de secteurs d'affaires de certains autres pays, dont le n&#244;tre, ceux du Venezuela ne sont pas uniquement motiv&#233;s par la volont&#233; de soutenir ou de porter au pouvoir des individus ou des groupes r&#233;solus &#224; d&#233;fendre et &#224; entretenir les activit&#233;s mafieuses, la contrebande, les trafics de toutes sortes, la corruption.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le syst&#232;me judiciaire au Venezuela, est &#233;galement de la partie. Un avis de la plus haute instance judiciaire a clos le d&#233;bat sur l'impossibilit&#233; de Chavez de pr&#234;ter serment &#224; la date pr&#233;vue par la Constitution, en janvier dernier. Un autre avis de la m&#234;me instance a consacr&#233; le principe que le vice-pr&#233;sident Maduro pouvait devenir pr&#233;sident par int&#233;rim. Ce qui n'avait toutefois pas convaincu l'opposition selon qui c'est plut&#244;t le pr&#233;sident de l'Assembl&#233;e national, Diosdado Cabello, qui devait acc&#233;der au poste. La m&#234;me instance a estim&#233; inconstitutionnel le recomptage manuel des votes exig&#233; par l'opposition au lendemain des &#233;lections du 14 avril.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'arm&#233;e, force incontournable dans un pays comme le Venezuela, s'est &#233;galement engag&#233;e &#224; respecter l'ordre constitutionnel. Il convient de rappeler que ce fut encore l'arm&#233;e qui a d&#233;jou&#233; le coup d'Etat militaire contre Chavez en 2002. C'est encore l'arm&#233;e qui a ouvert une investigation sur certains militaires qui auraient second&#233; l'opposition lors des deux journ&#233;es de violences post&#233;lectorales des 15 et 16 avril derniers.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Des partis et des organisations politiques, d'autres organisations de la soci&#233;t&#233; civile, jouent &#233;galement leur partition au sein du syst&#232;me au point que, finalement, tout se joue sur le plan de la l&#233;galit&#233; et de l'ordre institutionnel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Discipline de parti/Sens de l'int&#233;r&#234;t national&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le sens de la mesure et des int&#233;r&#234;ts sup&#233;rieurs de la nation pr&#233;vaut &#233;galement au sein du parti bolivarien (le Parti Socialiste Unifi&#233; du Venezuela, PSUV dirig&#233; d'ailleurs par l'&#233;pouse de Nicolas Maduro). Tout le monde au sein du PSUV ne cherche pas &#224; devenir chef. Le parti a jusqu'ici fait preuve d'unit&#233; autour de Maduro. Et dire que, selon la constitution, c'est le pr&#233;sident de l'assembl&#233;e nationale, Diosdado Cabello, qui devait acc&#233;der &#224; la pr&#233;sidence provisoire. D&#233;j&#224;, certains anticipaient une grave rivalit&#233; au sein du parti bolivarien. La discipline de parti et la n&#233;cessit&#233; de sauver l'h&#233;ritage du &#171; commandante Chavez &#187; l'ont finalement emport&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Venezuela bolivarien : pas que Petrocaribe&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour nous autres ha&#239;tiens, notre int&#233;r&#234;t pour le Venezuela ne devrait pas se limiter &#224; jouir des b&#233;n&#233;fices de Petrocaribe. Le pragmatisme de MM. Martelly et Lamothe, passant par le port de la chemise rouge chaviste et l'annonce audacieuse de l'attribution du nom de Chavez &#224; l'a&#233;roport international du Cap-Ha&#239;tien, prive Ha&#239;ti des enseignements salutaires de l'exp&#233;rience bolivarienne. La possibilit&#233; de la mise en place d'un syst&#232;me &#233;lectoral cr&#233;dible en Ha&#239;ti demeure un d&#233;fi &#224; relever. Il faut, pour cela, un clair engagement de tous en faveur de la d&#233;mocratie et de la stabilit&#233;. Car, il est maintenant plus qu'&#233;vident que les mauvaises &#233;lections contribuent &#224; enfoncer Ha&#239;ti davantage dans les crises et dans la d&#233;pendance &#233;trang&#232;re. Elles nous &#233;loignent de la stabilit&#233; tant n&#233;cessaire au d&#233;veloppement &#233;conomique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les uns et les autres doivent continuer &#224; vouloir remporter les &#233;lections. Les uns et les autres doivent aussi &#234;tre pr&#234;ts &#224; les perdre d&#232;s que les processus sont cr&#233;dibles, avec des administrations &#233;lectorales ind&#233;pendantes et souveraines, non pi&#233;g&#233;es &#224; l'avance, comme c'est le cas pour notre CT-CEP. L'histoire r&#233;cente nous a malheureusement appris que le probl&#232;me des &#233;lections frauduleuses en Ha&#239;ti ne r&#233;side plus seulement dans le contr&#244;le de l'appareil &#233;lectoral par les pouvoirs en place, mais aussi dans la manipulation de plus en plus directe du processus et des r&#233;sultats par l'&#233;tranger. La r&#233;cup&#233;ration de la souverainet&#233; nationale passe par une remise en question de cette triste r&#233;alit&#233; et l'adoption de r&#233;solutions rigoureuses en faveur d'un projet national dans lequel nous pourrons tous nous retrouver, au-del&#224; des divergences et des diff&#233;rences.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Marvel Dandin&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Finalement, le conseil &#233;lectoral, et la &#171; provocation et demie &#187;&#8230;</title>
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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_665 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:200px;'&gt;
&lt;img src='http://radiokiskeya.com/IMG/jpg/MarvelDandin-200x100-ffb90_1_.jpg' width=&quot;200&quot; height=&quot;100&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le conseil &#233;lectoral est finalement constitu&#233;. Nous sommes en avril. Qu'est-ce qui va &#234;tre fait pour que des &#233;lections se tiennent v&#233;ritablement &#224; la fin de l'ann&#233;e ? C'est la question dont la r&#233;ponse permettra enfin de savoir si l'Ex&#233;cutif veut ou ne veut vraiment pas que des &#233;lections se tiennent cette ann&#233;e. Car, dans un cas comme dans l'autre, mille moyens existent pour aboutir ou non &#224; des r&#233;sultats.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En d&#233;pit de la formation du conseil, il y a &#233;norm&#233;ment de raison pour les uns et pour les autres de continuer &#224; nourrir de s&#233;rieuses appr&#233;hensions sur la volont&#233; de l'Ex&#233;cutif de r&#233;aliser des &#233;lections honn&#234;tes et cr&#233;dibles. L'origine politique de ses 3 nouveaux repr&#233;sentants au sein de l'organisme &#233;lectoral laisse perplexe. Personne ne viendra nous convaincre d'un quelconque int&#233;r&#234;t du secteur duvali&#233;riste et de la grande famille du 30 septembre 1991 dont ils sont issus, pour la d&#233;mocratie, encore moins pour des &#233;lections libres et honn&#234;tes. Tout laisse plut&#244;t croire &#224; une strat&#233;gie de blocage, &#224; un &#171; deux camps &#187; &#187; qui se pr&#233;pare au sein de l'organisme &#233;lectoral.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La d&#233;signation de ces 3 repr&#233;sentants constituerait-elle la provocation et demie promise par le grand conseiller sp&#233;cial ? Le choix de la fille du g&#233;n&#233;ral Claude Raymond au sein du conseil donne froid au dos quand on se souvient du fait que les massacreurs des &#233;lecteurs du 29 novembre 1987 sont partis de chez ce dernier ! Quel signal est donc lanc&#233; par rapport &#224; l'objectif de la tenue d'&#233;lections s&#233;rieuses ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au cas o&#249; ces repr&#233;sentants de l'ex&#233;cutif ne parviennent pas &#224; contr&#244;ler la machine &#233;lectorale pour organiser des &#233;lections officielles, il y a fort &#224; craindre qu'ils ne tentent de la bloquer jusqu'&#224; la situation o&#249; un deuxi&#232;me tiers du S&#233;nat devra partir.
Les choix de M. Martelly doivent amener ceux qui le croient amateur en politique &#224; se raviser : il sait bien qui il est, d'o&#249; il vient et o&#249; il va. Du moins o&#249; il veut aller. O&#249; il souhaiterait aller. Car, en politique, vouloir n'est pas toujours pouvoir. Le r&#233;cent projet Pr&#233;val de propulser Jude C&#233;lestin au timon des affaires en est un exemple entre mille.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Financement des &#233;lections&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans la strat&#233;gie de contr&#244;le et/ou de blocage de l'appareil &#233;lectoral, il ne faut sans doute pas sous-estimer le fait que le financement de la moindre activit&#233; du conseil &#233;lectoral va d&#233;pendre du gouvernement, via le Minist&#232;re des finances. Il sera donc toujours possible de contr&#244;ler le rythme des op&#233;rations de l'institution &#233;lectorale. Si, comme on le pressent, la volont&#233; est de ne pas aboutir dans le meilleur d&#233;lai &#224; la tenue d'un scrutin libre et honn&#234;te, on imagine tout de suite que ce ne sont pas les moyens qui vont manquer pour y parvenir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mainmise sur de l'appareil &#233;lectoral&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y a les mises en place d&#233;j&#224; effectu&#233;es au niveau de l'appareil &#233;lectoral avec la Directrice g&#233;n&#233;rale longtemps install&#233;e &#224; Place St-Pierre par le Palais national et qui a b&#233;n&#233;fici&#233; pendant plusieurs mois du concours, &#244; combien pr&#233;cieux, d'un Josu&#233; Pierre-Louis pr&#233;sident provisoire certes contest&#233;, mais qui a effectivement administr&#233; le conseil jusqu'&#224; son remplacement. Combien faudra-t-il d'effort et de temps pour &#171; d&#233;miner &#187; l'organisme &#233;lectoral ? De nombreuses nominations y ont auraient &#233;t&#233; effectu&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'embrigadement des pouvoirs locaux&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Des mises en place ont &#233;t&#233; &#233;galement effectu&#233;es au niveau des pouvoirs locaux. Une r&#233;cente rencontre du chef de l'Etat au Palais municipal de Delmas avec les CASECs et les ASECs &#171; de facto &#187; (leur mandat ayant pris fin depuis belle lurette) ne laisse aucun doute sur sa volont&#233; de disposer de ce levier de terrain pour des actions allant dans le sens de la politique arr&#234;t&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Des armes, des motos, des t&#233;l&#233;phones et de l'argent leur ont &#233;t&#233; promis. A quelle fin ? Pourtant, ces derniers devraient &#234;tre candidats &#224; un nouveau mandat vu qu'ils sont pour le moment des agents int&#233;rimaires de l'Ex&#233;cutif.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le pion &#171; de la majorit&#233; pr&#233;sidentielle &#187; au parlement&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au parlement o&#249; une nouvelle loi &#233;lectorale doit &#234;tre &#233;labor&#233;e, il va falloir suivre de pr&#232;s l'attitude des membres de la majorit&#233; pr&#233;sidentielle. Vont-ils faire preuve de c&#233;l&#233;rit&#233; ou vont-ils trainer les pas ? Des consignes leur seront-elles pass&#233;es pour qu'ils ne se livrent pas &#224; des man&#339;uvres dilatoires ? Car, &#224; ce niveau, la possibilit&#233; existe encore de ralentir ou m&#234;me de bloquer le processus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;M. Martelly doit tout de m&#234;me reconsolider cette majorit&#233; apr&#232;s les bavures ayant succ&#233;d&#233; le choix des repr&#233;sentants du parlement au conseil &#233;lectoral. L&#224;, il faudrait peut-&#234;tre mieux qu'un Th&#233;ano comme m&#233;diateur. Mais, comme l'argent, les privil&#232;ges et les faveurs arrangent tout, qui sait si l'objectif de reconsolider la majorit&#233; n'est pas plus facile &#224; atteindre qu'on ne l'imagine ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les sc&#233;narios&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si donc, suite aux pressions internes et externes, l'Ex&#233;cutif s'est trouv&#233; dans l'obligation d'avancer en formant le conseil &#233;lectoral, rien n'indique qu'il ait pour autant renonc&#233; &#224; sa strat&#233;gie d'aboutir &#224; la situation o&#249; un nouveau tiers du S&#233;nat devra s'en aller et le parlement sera tout &#224; fait dysfonctionnel. A partir de ce moment, au moins 3 situations pourraient se pr&#233;senter :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1-Le parlement devenu dysfonctionnel, le gouvernement dirige unilat&#233;ralement ;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2-Le gouvernement renvoie le parlement et forme une assembl&#233;e constituante pour l'&#233;laboration d'une nouvelle charte fondamentale ;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;3-Le gouvernement d&#233;cide que les postes vacants au S&#233;nat seront combl&#233;s lors de prochaines &#233;lections g&#233;n&#233;rales.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Remarquez que la derni&#232;re &#233;ventualit&#233; pourrait ne point d&#233;plaire &#224; certains des &#171; grands amis d'Ha&#239;ti &#187;. Ils ne sont pas unanimes &#224; souhaiter des &#233;lections libres et fr&#233;quentes dans le pays. C'est la raison pour laquelle il faut prendre le soin de bien analyser les donn&#233;es de la conjoncture afin de ne pas, avec na&#239;vet&#233;, aboutir rapidement &#224; la conclusion que ce soit uniquement Martelly qui ne serait pas int&#233;ress&#233; &#224; la tenue d'&#233;lections cette ann&#233;e. En d&#233;pit des d&#233;clarations tonitruantes de certains t&#233;nors internationaux, il se pourrait qu'ils ne soient pas vraiment int&#233;ress&#233;s &#224; la tenue de l&#233;gislatives partielles et d'&#233;lections municipales et territoriales cette ann&#233;e. On connait leur argument sp&#233;cieux sur la multiplicit&#233; des scrutins, leur co&#251;t &#233;lev&#233; et les probl&#232;mes politiques qu'ils engendrent et qui nuisent &#224; la stabilit&#233;. Et quelle stabilit&#233; !?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les ha&#239;tiens doivent donc faire leur l'agenda &#233;lectoral. Et lutter en faveur de la tenue des &#233;lections cette ann&#233;e. Ce n'est donc pas aux &#233;trangers d'en d&#233;cider.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour la tenue d'&#233;lections libres et honn&#234;tes&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En clair, la formation du conseil &#233;lectoral ne constitue pas, en soi, une garantie que les &#233;lections vont se tenir. Pour qu'on y aboutisse, si vraiment c'est l'objectif, il faut un ensemble de conditions dont la concr&#233;tisation ne peut souffrir m&#234;me d'un semblant de tergiversation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;a) D'abord, il importe que toutes les parties concern&#233;es admettent le principe de la c&#233;l&#233;rit&#233; dans l'urgence en ce qui concerne le d&#233;marrage du processus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;b) Il faut aussi l'ouverture d'un dialogue national pour que toutes les parties puissent avoir la confiance dans le processus et y apporter leur contribution. Le type d'&#233;lections (vote &#233;lectronique ou vote traditionnel), le niveau et la provenance de leur financement devraient figurer &#224; l'agenda des discussions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;c) Les parlementaires devraient s'engager &#224; adopter des dispositions afin qu'une loi &#233;lectorale soit &#233;labor&#233;e dans le meilleur d&#233;lai. La majorit&#233; pr&#233;sidentielle comme la minorit&#233; de l'opposition au parlement devraient s&#233;rieusement se mettre au travail dans le cadre d'un calendrier strict qu'il devrait arr&#234;ter de bonne foi. Elles devraient &#233;viter de se livrer &#224; des querelles byzantines en dotant rapidement le pays de cette nouvelle l&#233;gislation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;d) Au niveau de l'Office National d'Identification (ONI), des dispositions devraient &#234;tre prises d&#232;s maintenant afin que, d'une part, les cartes puissent &#234;tre d&#233;livr&#233;es aux contribuables et, particuli&#232;rement aux jeunes ayant fraichement atteint la majorit&#233;, aptes donc &#224; participer aux &#233;lections ; d'autre part, il faudrait qu'un ensemble de correctifs soient apport&#233;s aux proc&#233;dures afin d'&#233;viter d&#233;sormais les graves probl&#232;mes relev&#233;s dans les listes &#233;lectorales et qui sont &#224; l'origine de nombreux incidents lors des scrutins.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;e) Une &#233;valuation rigoureuse et non partisane du travail effectu&#233; jusqu'ici au niveau de l'appareil &#233;lectoral par la Direction g&#233;n&#233;rale mise en place par le gouvernement Martelly.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;f) Enfin, la derni&#232;re condition et pas du tout la moindre pour la tenue d'&#233;lections libres et honn&#234;tes c'est le niveau de mobilisation et d'organisation des forces d&#233;mocratiques et leur capacit&#233; &#224; impliquer les masses populaires dans la bataille. A ce niveau, il y a &#233;galement lieu d'&#234;tre perplexe et m&#234;me inquiet compte tenu des errances du pass&#233; et de celles d'aujourd'hui&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Marvel Dandin&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Immunit&#233; ne rime pas forc&#233;ment avec impunit&#233; !</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Radio Kiskeya</dc:creator>



		<description>L'immunit&#233; parlementaire ne doit en aucun cas constituer un facteur d'impunit&#233;. Telle que d&#233;finie, l'immunit&#233; dont jouit le parlementaire pendant son mandat le prot&#232;ge contre toute poursuite qui concernerait ses actes et ses prises de position en tant que parlementaire. Tout ce dont il peut &#234;tre responsable, en dehors de sa fonction, rel&#232;ve du droit ordinaire. Certes, dans le cas d'un parlementaire, il importe que l'&#233;vidence soit toujours &#233;tablie au sujet du caract&#232;re et du fondement des poursuites dont (...)

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&lt;a href="http://radiokiskeya.com/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Editoriaux&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_665 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:200px;'&gt;
&lt;img src='http://radiokiskeya.com/IMG/jpg/MarvelDandin-200x100-ffb90_1_.jpg' width=&quot;200&quot; height=&quot;100&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'immunit&#233; parlementaire ne doit en aucun cas constituer un facteur d'impunit&#233;. Telle que d&#233;finie, l'immunit&#233; dont jouit le parlementaire pendant son mandat le prot&#232;ge contre toute poursuite qui concernerait ses actes et ses prises de position en tant que parlementaire. Tout ce dont il peut &#234;tre responsable, en dehors de sa fonction, rel&#232;ve du droit ordinaire. Certes, dans le cas d'un parlementaire, il importe que l'&#233;vidence soit toujours &#233;tablie au sujet du caract&#232;re et du fondement des poursuites dont il est l'objet. Car, il peut bien s'agir de formules d&#233;tourn&#233;es pour le pers&#233;cuter pour ses prises de position en tant que parlementaire. D'o&#249; la n&#233;cessit&#233; que les bureaux et les assembl&#233;es parlementaires s'assurent que les proc&#233;dures sont rigoureusement respect&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En aucune fa&#231;on, cependant, des strat&#233;gies ne doivent &#234;tre arr&#234;t&#233;es, en vue de faire syst&#233;matiquement obstruction ou &#233;chec &#224; la justice. L'honorabilit&#233; et la toute puissance du Parlement en d&#233;pendent. En aucune mani&#232;re, le Parlement ne saurait &#234;tre un rep&#232;re de malfrats intouchables. Il s'agit d'une institution d&#233;positaire d'une partie de la souverainet&#233; populaire et dont la mission est justement de servir le peuple, c'est-&#224;-dire la R&#233;publique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quand on analyse &#224; fond l'ordonnance du juge d'instruction dans l'affaire Walky Calixte, on aboutit irr&#233;m&#233;diablement &#224; d'inqui&#233;tantes interrogations.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quelle autorit&#233; a pu contrecarrer celle du commissaire du gouvernement d'alors (avril 2012) qui avait ordonn&#233; que le cadavre d'un des meurtriers du policiers, Junior Thermidor, soit transf&#233;r&#233; &#224; l'HUEH pour les suites l&#233;gales ? Touch&#233; par balle au moment de l'op&#233;ration, l'agresseur a rendu l'&#226;me &#224; l'h&#244;pital le m&#234;me jour que sa victime. Son corps a &#233;t&#233; d&#233;lib&#233;r&#233;ment soustrait &#224; la justice et conduit &#224; une morgue priv&#233;e ? Quelle autorit&#233; est intervenue pour que cela se passe ainsi ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Autre interrogation : qui sont ces individus et ces policiers, auxquels l'ordonnance fait r&#233;f&#233;rence, qui auraient vers&#233; de l'argent aux parents du bandit tu&#233; et qui l'auraient pr&#233;sent&#233; comme un soldat tomb&#233; sur le champ de bataille. Quel champ ? Quelle bataille ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La r&#233;v&#233;lation la plus troublante de l'ordonnance est celle-ci : &#171; L'analyse des t&#233;l&#233;phones portables des bandits &#224; partir d'un relev&#233; des appels entrants et sortants r&#233;v&#232;le qu'ils ont &#233;t&#233; en contact &#233;troit avec les d&#233;put&#233;s Jean-Baptiste N'Zounaya Bellange et Rodriguez S&#233;jour ainsi que le policier attach&#233; &#224; la s&#233;curit&#233; du d&#233;put&#233; Bellange Jean-Baptiste &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est &#233;galement rapport&#233;, dans l'ordonnance, que le d&#233;put&#233; Bellange Jean-Baptiste a pratiquement identifi&#233; les auteurs du meurtre sur le policier Calixte : &#171; Le d&#233;put&#233; Jean-Baptiste Bellange N'Zounaya de la 3&#232;me circonscription de Port-au-Prince avait, au cours d'une &#233;mission &#224; T&#233;l&#233; Eclair, d&#233;clar&#233; que le policier Walky Calixte n'a pas &#233;t&#233; tu&#233; par son coll&#232;gue Rodriguez S&#233;jour mais par des bandits de grand Ravine &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Autre fait troublant r&#233;v&#233;l&#233; dans l'ordonnance : &#171; Le policier Aubner Versaille, affect&#233; &#224; la s&#233;curit&#233; rapproch&#233;e du d&#233;put&#233; Jean-Baptiste N'Zounaya Bellange, arr&#234;t&#233; et &#233;crou&#233; au P&#233;nitencier National pour les besoins de l'instruction, dans sa d&#233;position &#224; la chambre d'instruction criminelle a fait des d&#233;clarations qui m&#233;ritent d'&#234;tre approfondies [&#8230;] ; des mensonges et des contradictions &#233;tonnants ont &#233;t&#233; relev&#233;s dans les dispositions du d&#233;put&#233; N'Zounaya Bellange et du policer Aubner Versaille affect&#233; &#224; sa s&#233;curit&#233; rapproch&#233;e &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il ressort de tous ces &#233;l&#233;ments de l'ordonnance que les parlementaires ne devraient pas badiner avec un tel dossier. Mais, pas uniquement les parlementaires. La question interpelle tous les secteurs, si tant est qu'ils soient vraiment int&#233;ress&#233;s &#224; l'existence et au fonctionnement d'un Parlement au-dessus de tout soup&#231;on, au respect de la Constitution et des Lois, au respect de la vie et des droits humains en g&#233;n&#233;ral, &#224; l'application dans les limites l&#233;gales du privil&#232;ge de l'immunit&#233; afin que le troupeau ne soit pas d&#233;vor&#233; par ses propres bergers.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sans pr&#233;juger de la culpabilit&#233; de qui que ce soit dans cette affaire, il est dans notre int&#233;r&#234;t &#224; tous de souhaiter que le Parlement collabore &#224; la manifestation de la v&#233;rit&#233; et de la justice et que les d&#233;put&#233;s concern&#233;s puissent &#233;ventuellement en sortir blanchis. Ils y ont donc int&#233;r&#234;t, eux aussi. Car, si la justice n'aboutit pas, ils seront &#233;ternellement soup&#231;onn&#233;s d'implication ou m&#234;me de responsabilit&#233; dans le crime, m&#234;me quand l'immunit&#233; les pr&#233;serverait aujourd'hui contre d'&#233;ventuelles poursuites.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Immunit&#233; ne rime pas forc&#233;ment avec impunit&#233; : il importe de le prouver, Messieurs et Dames les parlementaires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'Etat d&#233;linquant</title>
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		<dc:date>2013-03-25T12:10:23Z</dc:date>
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		<dc:creator>Radio Kiskeya</dc:creator>



		<description>Le non-respect par les 3 pouvoirs d'Etat de leurs obligations principales caract&#233;rise l'Etat d&#233;linquant dont notre pays constitue malheureusement un prototype parfait. Lequel des 3 pouvoirs, l'Ex&#233;cutif, le L&#233;gislatif, le Judiciaire, peut-il pr&#233;tendre le contraire ? Ils ne sont pas uniquement dans la situation de ne pouvoir remplir leurs obligations par rapport &#224; la communaut&#233;. Ils sont dans l'impossibilit&#233; de remplir les obligations par rapport &#224; eux-m&#234;mes, de sorte qu'ils ne sont des pouvoirs que de (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_665 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:200px;'&gt;
&lt;img src='http://radiokiskeya.com/IMG/jpg/MarvelDandin-200x100-ffb90_1_.jpg' width=&quot;200&quot; height=&quot;100&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le non-respect par les 3 pouvoirs d'Etat de leurs obligations principales caract&#233;rise l'Etat d&#233;linquant dont notre pays constitue malheureusement un prototype parfait.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lequel des 3 pouvoirs, l'Ex&#233;cutif, le L&#233;gislatif, le Judiciaire, peut-il pr&#233;tendre le contraire ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ils ne sont pas uniquement dans la situation de ne pouvoir remplir leurs obligations par rapport &#224; la communaut&#233;. Ils sont dans l'impossibilit&#233; de remplir les obligations par rapport &#224; eux-m&#234;mes, de sorte qu'ils ne sont des pouvoirs que de nom. L'ordre interne de chaque pouvoir n'existe pas. Chacun d'eux se comporte et &#233;volue en dehors des normes fondamentales qui le d&#233;finissent. Comment alors pourraient-ils, vu qu'ils n'existent m&#234;me pas en tant qu'entit&#233;s, garantir la coh&#233;sion et l'&#233;quilibre de l'ordre social, &#233;conomique et politique ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les sociologues classent ce genre d'Etat dans la cat&#233;gorie d'Etats faillis. Le concept d'entit&#233;s chaotiques ingouvernables leur sied &#224; merveille. D'o&#249; la n&#233;cessit&#233; de les placer sous tutelle afin qu'ils ne constituent pas une menace pour les pays voisins et l'ordre international.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est dans cette triste situation que notre pays se trouve. Et, rien ne permet d'esp&#233;rer que ce soit pour une p&#233;riode limit&#233;e. Car, au fur et &#224; mesure que les jours passent, on se rend compte que les responsables des 3 pouvoirs d'Etat n'aspirent aucunement &#224; assumer leurs responsabilit&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les autres secteurs de la soci&#233;t&#233; ne d&#233;montrent pas, tout aussi bien, leur capacit&#233; &#224; assumer les leurs. Car, un pays n'est pas form&#233; que des 3 pouvoirs. Il est aussi et surtout constitu&#233; par la communaut&#233; des citoyens. Quand ces derniers ne sont pas conscients de leur r&#244;le, quand ils ne se prennent pas en charge, quand ils ne s'organisent pas, quand ils demeurent indiff&#233;rents &#224; l'anarchie institutionnelle instaur&#233;e par les autorit&#233;s qu'ils ont eux-m&#234;mes mis en place, quand ils renoncent &#224; leur droit &#224; l'indignation, ils contribuent &#224; maintenir et &#224; entretenir l'ordre anarchique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'Etat d&#233;linquant est donc le r&#233;sultat de l'irresponsabilit&#233; combin&#233;e &#224; la fois des autorit&#233;s constitu&#233;es et des citoyens. Une certaine dialectique les lie les uns aux autres. L'adage cr&#233;ole r&#233;sume ainsi la situation : &#171; si pa gen sitir&#232; pa gen v&#242;l&#232; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si les citoyens restent donc les bras crois&#233;s &#224; assister aux d&#233;rives des autorit&#233;s, ils deviennent ipso facto leurs complices. Le r&#233;sultat final est la d&#233;b&#226;cle g&#233;n&#233;ralis&#233;e. L'instabilit&#233; s'&#233;rige en syst&#232;me. Cet ordre d&#233;sarticul&#233; g&#233;n&#232;re en permanence des crises. L'ins&#233;curit&#233; &#224; tous les niveaux (criminelle, judiciaire, environnementale) devient la norme. La barque va &#224; la d&#233;rive. Et, c'est le sauve-qui-peut g&#233;n&#233;ral. Le &#171; naje pou s&#242;ti &#187;. &#171; Chen manje chen &#187;. &#171; Chak koukouy klere pou je l &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est g&#233;n&#233;ralement le rapport de force qui pr&#233;vaut dans un tel syst&#232;me. Et, jamais la r&#232;gle de droit. Pour survivre, il faut bien souvent transgresser soi-m&#234;me les r&#232;gles &#233;thiques et d&#233;ontologiques qu'on croit pourtant &#234;tre justes et n&#233;cessaires. Le syst&#232;me vous tient donc au collet et vous tire vers le bas. La situation autant que l'environnement sont d&#233;l&#233;t&#232;res. On &#233;volue dans la fange, dans la boue et le marasme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tous les aspects de l'existence s'en ressentent. Le &#171; cocoratisme &#187; des m&#339;urs, du langage et de la culture s'impose. On devient de plus en plus laid, ind&#233;sirable pour soi-m&#234;me et pour les autres. Ici comme ailleurs. Ha&#239;tien devient un mauvais qualificatif dont on se sert pour d&#233;signer les comportements atypiques et n&#233;gatifs. Personne ne nous respecte. On nous craint m&#234;me.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Est-ce que l'on se rend compte &#224; quel point de d&#233;gradation on est parvenu ? C'est la question &#224; laquelle la r&#233;ponse pourrait ouvrir la voie &#224; la recherche des formules indispensables de sortie. Sortir du gouffre puant dans lequel nous nous sommes enferm&#233;s depuis plus de 2 si&#232;cles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Le pi&#232;ge de la Constitution amend&#233;e&#8230;</title>
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		<dc:date>2013-03-18T16:06:48Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Radio Kiskeya</dc:creator>



		<description>Le dossier du conseil &#233;lectoral annonce une crise encore plus grave que celles qu'on a connues jusqu'ici. Jamais les 3 pouvoirs ne s'entendront pour mettre sur pied un organisme &#233;lectoral digne de confiance. C'est plut&#244;t le rapport de force entre les 3 qui d&#233;terminera dans quelle direction penchera la balance. La tentative de certains parlementaires d'introduire des &#233;l&#233;ments de la soci&#233;t&#233; civile au sein de l'organisme &#233;lectoral demeurera vaine. Elle ne trouvera pas suffisamment d'&#233;cho m&#234;me au parlement. (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_665 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:200px;'&gt;
&lt;img src='http://radiokiskeya.com/IMG/jpg/MarvelDandin-200x100-ffb90_1_.jpg' width=&quot;200&quot; height=&quot;100&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le dossier du conseil &#233;lectoral annonce une crise encore plus grave que celles qu'on a connues jusqu'ici. Jamais les 3 pouvoirs ne s'entendront pour mettre sur pied un organisme &#233;lectoral digne de confiance. C'est plut&#244;t le rapport de force entre les 3 qui d&#233;terminera dans quelle direction penchera la balance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La tentative de certains parlementaires d'introduire des &#233;l&#233;ments de la soci&#233;t&#233; civile au sein de l'organisme &#233;lectoral demeurera vaine. Elle ne trouvera pas suffisamment d'&#233;cho m&#234;me au parlement. Encore moins au niveau des deux autres pouvoirs. La formation du conseil &#233;lectoral exclusivement par les 3 pouvoirs, telle que d&#233;finie dans la Constitution amend&#233;e, induit une logique de guerre entre ces derniers. Celui des 3, en l'occurrence l'Ex&#233;cutif, qui dispose de tous les moyens aura toujours la possibilit&#233; de l'emporter. Et, c'est ce &#224; quoi on assiste. &#171; P&#242;t an f&#232;/P&#242;t an bwa &#187; auquel il faut ajouter l'esprit de rapine, la corruption, le go&#251;t du lucre des politiciens traditionnels, des parlementaires : ils vendent tout ce qu'ils poss&#232;dent, mais vraiment tout par les temps qui courent. Feu Fran&#231;ois Latour dirait qu'il n'y a personne dans la maison.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'enjeu est d'autant plus de taille aujourd'hui que l'objectif final est la mise en place du conseil &#233;lectoral permanent. Sa dur&#233;e d'existence est de 10 ans. Un organisme dont le chef de l'Etat doit s'assurer du contr&#244;le dans le cadre de son projet de briguer un second mandat &#224; l'issue de celui de son successeur, comme il l'a annonc&#233; la semaine derni&#232;re lors d'une rencontre avec les Casecs, entre &#171; 2 griyen dan &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans un tel contexte, il ne fait aucun doute que l'organisme &#233;lectoral qui sera mis en place ne pourra jamais &#234;tre neutre et cr&#233;dible. Les scrutins qu'il organisera ne seront jamais honn&#234;tes, cr&#233;dibles et d&#233;mocratiques. En cons&#233;quence, il y aura toujours des contestations. Et donc on est bien parti pour une longue p&#233;riode d'instabilit&#233; chronique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, tous les probl&#232;mes ne d&#233;coulent pas du seul fait que le conseil &#233;lectoral soit constitu&#233; par les 3 pouvoirs de l'Etat. Il se situe plut&#244;t dans le fait que, d'abord, il n'existe, dans l'&#233;tat actuel des choses, qu'un seul pouvoir : l'ex&#233;cutif. De plus, et l'Ex&#233;cutif et les deux autres pouvoirs n'ont pas atteint un niveau d'institutionnalisation tel qui eut pu leur permettre de se placer au-dessus de la m&#234;l&#233;e par l'adoption de dispositions allant dans le sens de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral. On a de pr&#233;f&#233;rence affaire &#224; des instances de pouvoir &#171; ti koulout &#187; contr&#244;l&#233;es par des bandes, des cliques et, dans le pire des cas, par un caudillo qui exerce droit de vie et de mort sur tout le monde. Les soucis, les vues n'ont absolument rien d'Etat. Tout se ram&#232;ne aux bas instincts du manger et du boire, &#224; l'enrichissement illicite, &#224; la pr&#233;dation et au pillage, aux violations et &#224; l'&#233;limination rituelle des adversaires politiques. Il faut les terrasser. Les mettre en d&#233;route et occuper toute la place. Il en d&#233;coule toutes sortes de mystification et de travers dont la manipulation des masses, la corruption des esprits et des m&#339;urs. Car, il faut justifier l'injustifiable en instaurant un ordre inique et d&#233;l&#233;t&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'exclusion du pays (entendez par l&#224; l'exclusion de la population) dans la constitution du CEP, au profit des politiciens de la capitale, car les t&#233;nors des 3 pouvoirs sont &#224; la capitale, s'inscrit donc dans le cadre de la perp&#233;tuation de l'instabilit&#233; chronique. La seule stabilit&#233; possible, s'il faut donc appliquer la constitution amend&#233;e rien que pour ce qui concerne le CEP, ne viendra que d'un syst&#232;me autoritaire et despotique. Car, apr&#232;s ou avant chaque &#233;lection, il faudra mater les contestations et r&#233;primer avec la derni&#232;re rigueur les actions jug&#233;es subversives. Puisqu'il y en aura&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La formule non d&#233;mocratique de constitution du CEP ouvre la voie &#224; toutes sortes d'imbroglio. Elle laisse &#233;galement la voie ouverte aux ing&#233;rences &#233;trang&#232;res. Comme en t&#233;moignent les visites impromptues et intempestives de diplomates au parlement et les communiqu&#233;s tonitruants qui, en quelque sorte, anticipent sur les d&#233;cisions des instances de pouvoir. Comme dernier cas, on a celui de ce communiqu&#233; de l'ambassade US dans lequel la mission diplomatique salue la nomination des 3 repr&#233;sentants du parlement au conseil &#233;lectoral et, dans le m&#234;me communiqu&#233;, il est demand&#233; aux pr&#233;sidents des 2 chambres de confirmer les nominations.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans les jours &#224; venir, pour ne pas dire les heures, on va bien apercevoir la couleur du temps. On n'aura aucun mal &#224; r&#233;aliser que le CEP ne pourra pas &#234;tre ind&#233;pendant, il sera majoritairement contr&#244;l&#233; par l'Ex&#233;cutif et les scrutins qu'il organisera, s'il arrive &#224; en organiser, ne seront que des farces. La surprise qui ne devrait surprendre personne sera le maintien ou l'introduction au Conseil &#233;lectoral d'individus peu recommandables pour une institution qui devrait plut&#244;t &#234;tre au-dessus de tout soup&#231;on, respectable et respect&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est vraiment dommage qu'il en soit ainsi pour un pays qui a tant besoin d'institutions fortes et cr&#233;dibles aptes &#224; organiser et &#224; cr&#233;er la confiance tant &#224; l'int&#233;rieur qu'&#224; l'ext&#233;rieur en sa capacit&#233; de s'autog&#233;rer et de conduire sa barque &#224; bon port.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La formation du Conseil constitutionnel nous r&#233;serve d'autres &#233;pisodes tr&#233;pidants. Ceux qui s'en prenaient &#224; la version initiale de la Constitution de 1987 sous pr&#233;texte qu'elle &#233;tait source d'instabilit&#233; auront bien travaill&#233; pour la stabilit&#233;. Ils nous renvoient cependant aux dictionnaires afin que nous puissions v&#233;rifier si, dans leur jugement, stabilit&#233; ne serait pas, tout simplement, synonyme d'instabilit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Marvel Dandin&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Qu'ont fait de notre pays les Duvalier et le syst&#232;me qu'ils ont install&#233; ? </title>
		<link>http://radiokiskeya.com/spip.php?article9456</link>
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		<dc:date>2013-03-04T01:53:50Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Radio Kiskeya</dc:creator>



		<description>R&#233;&#233;crire l'histoire est une tentation courante chez les r&#233;actionnaires et les r&#233;visionnistes. Dans un pays o&#249; le taux d'analphab&#233;tisme est &#233;lev&#233; et dont les rares lettr&#233;s, ou pr&#233;tendus tels, lisent peu ou pas du tout, l'art de r&#233;&#233;crire l'histoire brille de tous ses feux. Le faible niveau de la recherche en mati&#232;re d'histoire et l'enseignement inad&#233;quat de cette discipline constituent &#233;galement des facteurs favorisant les falsifications les plus scandaleuses des faits et des &#233;v&#233;nements historiques. C'est dans (...)

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&lt;a href="http://radiokiskeya.com/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Editoriaux&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_665 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:200px;'&gt;
&lt;img src='http://radiokiskeya.com/IMG/jpg/MarvelDandin-200x100-ffb90_1_.jpg' width=&quot;200&quot; height=&quot;100&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;R&#233;&#233;crire l'histoire est une tentation courante chez les r&#233;actionnaires et les r&#233;visionnistes. Dans un pays o&#249; le taux d'analphab&#233;tisme est &#233;lev&#233; et dont les rares lettr&#233;s, ou pr&#233;tendus tels, lisent peu ou pas du tout, l'art de r&#233;&#233;crire l'histoire brille de tous ses feux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le faible niveau de la recherche en mati&#232;re d'histoire et l'enseignement inad&#233;quat de cette discipline constituent &#233;galement des facteurs favorisant les falsifications les plus scandaleuses des faits et des &#233;v&#233;nements historiques. C'est dans ce cadre que l'ancien pr&#233;sident &#224; vie Duvalier s'est cru autoris&#233; &#224; traiter ses victimes de Fort Dimanche de &#171; d&#233;linquants &#187; et &#224; pr&#233;senter feu Jean L&#233;opold Dominique comme un de ses collaborateurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La v&#233;rit&#233; est que, comme d'autres journalistes invit&#233;s &#224; des tourn&#233;es en province, Jean Dominique a d&#251; prendre le &#171; Prince &#187; (comme il aimait &#224; le d&#233;signer au mot en croyant pouvoir l'aider &#224; sortir, comme il le pr&#233;tendait, des sentiers repugnants du duvali&#233;risme par la lib&#233;ralisation-d&#233;mocratisation offerte &#224; la consommation nationale et internationale. Il a d&#251; sinc&#232;rement croire en la bonne foi de l'h&#233;ritier du tr&#244;ne dans l'&#233;ditorial o&#249; il exprimait ses craintes pour le &#171; Prince &#187;, se r&#233;f&#233;rant aux sordides men&#233;es des &#171; dinosaures &#187; de son entourage. Il devait tr&#232;s vite se ressaisir quand il a r&#233;alis&#233;, apr&#232;s maints incidents troublants, que le &#171; Prince &#187; mentait et ne faisait autre chose qu'appliquer l'art de la roublardise propre &#224; son p&#232;re. Plus tard, apr&#232;s une kyrielle d'&#233;v&#233;nements douloureux et des actes les uns plus odieux que les autres, les slogans &#171; Pitit Tig se Tig ! &#187; et &#171; Bal la fini &#187; scand&#233;s par les thurif&#233;raires et les stipendi&#233;s allaient faire leur apparition, tirant de leur torpeur les na&#239;fs les plus inv&#233;t&#233;r&#233;s. Au nombre des actes perp&#233;tr&#233;s par le r&#233;gime : le d&#233;mant&#232;lement de la presse ind&#233;pendante et de l'opposition le 28 novembre 1980. Ce fut alors un tournant d&#233;cisif : le syst&#232;me de la peur et de la terreur &#233;tait r&#233;tabli !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le contenu de l'article annex&#233; au pr&#233;sent texte permettra sans aucun doute aux lecteurs et aux auditeurs de s'interroger sur la question de Jean-Claude Duvalier : &#171; Qu'avez-vous fait de mon pays ? &#187; Apr&#232;s la lecture dudit article on voudra bien poser des questions : qu'a-t-il fait de ces hommes et de toutes ces femmes dont les noms figurent dans la liste ci-apr&#232;s de victimes et de disparus sous son r&#233;gime ? Qu'a-t-il fait de leurs conjoints, de leurs conjointes, de leurs enfants ? S'il faut ajouter la liste ci-apr&#232;s &#224; celle des victimes de son p&#232;re, ne sommes-nous pas en droit de nous demander : qu'ont-ils fait de notre pays ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est au m&#233;pris de tous les actes odieux perp&#233;tr&#233;s sous le r&#233;gime de son p&#232;re et le sien que, le jeudi 28 f&#233;vrier dernier, par-devant la Cour d'appel de Port-au-Prince, l'ex-dictateur Jean Claude Duvalier a os&#233; interpeller la classe politique sur ce qu'on a fait de &#171; son pays &#187;. Baby Doc pr&#233;tend-il ignorer que les 5 derni&#232;res ann&#233;es de son r&#233;gime ont &#233;t&#233; marqu&#233;es par une vague sans pr&#233;c&#233;dent de voyages clandestins &#224; destination notamment de la Floride ? Oublie-t-il que le raid de ses sbires contre la presse ind&#233;pendante a fait suite au naufrage de Cayo Lobos &#224; l'occasion duquel des dizaines de cadavres d'ha&#239;tiens jonchaient cette plage, offrant au monde le spectacle hideux et path&#233;tique d'un peuple &#224; la d&#233;rive et d'un r&#233;gime incapable de r&#233;pondre aux moindres besoins de sa population ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans le m&#234;me temps, outre les contrats de traite scandaleuse de milliers de travailleurs ha&#239;tiens pour la coupe de la canne (Zafra) en R&#233;publique Dominicaine, des centaines de milliers d'autres p&#233;n&#233;traient ill&#233;galement en territoire voisin (Anba fil) &#224; la recherche d'emplois.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est donc au m&#233;pris de l'histoire que des gens, se faisant passer pour des intellectuels et se r&#233;clamant des classes moyennes duvali&#233;ristes, osent aujourd'hui soutenir dans les m&#233;dias que la situation &#233;tait &#171; rose &#187; sous Duvalier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette sotte arrogance des chiens de garde duvali&#233;ristes se nourrit de l'ignorance d'une vaste majorit&#233; de jeunes et de l'amn&#233;sie de leurs ain&#233;s par rapport aux faits majeurs ayant marqu&#233; l'&#233;poque de la dictature. Il y a plein de documents qui s'y rapportent. Mais, il faut absolument qu'il y en ait davantage, portant sur des domaines autres que les violations des droits humains perp&#233;tr&#233;es sous la dictature. Toute la v&#233;rit&#233; doit en effet &#234;tre dite sur la dictature. Il importe que des travaux d'envergure soient entrepris sur les m&#233;faits enregistr&#233;s dans les domaines de l'&#233;conomie, de la culture et de l'environnement. Car, la dictature n'a pas &#233;t&#233; n&#233;faste que sur le plan social et politique. La catastrophe a &#233;t&#233; globale et a eu des effets de longue dur&#233;e dont nous payons aujourd'hui le co&#251;t, ajout&#233; aux graves cons&#233;quences de la pr&#233;servation et de la continuit&#233; du syst&#232;me duvali&#233;riste apr&#232;s Duvalier, &#224; la pr&#233;sence active des duvali&#233;ristes sur le terrain pendant les 27 derni&#232;res ann&#233;es, &#224; l'incomp&#233;tence et au manque de vision et de patriotisme de ceux qui ont acc&#233;d&#233; au pouvoir au nom du changement mais qui n'ont fait que reproduire avec, tout de m&#234;me moins de succ&#232;s, ce que faisaient ceux-l&#224; qu'ils pr&#233;tendaient vouloir d&#233;finitivement &#233;vincer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce n'est donc pas par pur hasard qu'on en soit aujourd'hui arriv&#233; l&#224;. C'est donc &#224; nous, qui n'avons pas &#233;t&#233; au pouvoir, de poser des questions sur le sort fait au pays et non &#224; Jean Claude Duvalier, un des principaux instigateurs de la d&#233;b&#226;cle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ha&#239;ti-Dictature&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quelques uns des illustres prisonniers d&#233;c&#233;d&#233;s dans les ge&#244;les des Duvalier : Militants, professionnels, &#233;crivains, journalistes, militaires, macoutes, ils devinrent tous des loques humaines ou furent ex&#233;cut&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quelques actes politiques odieux qui ont marqu&#233; le r&#232;gne de &#171; Baby Doc &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;*Annouce Rebecca : Cellule 3, Cavaillon. Meurt le 10 octobre 1972 de tuberculose. Il fut un ancien membre des Volontaires de la S&#233;curit&#233; Nationale (VSN).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;*Fred Baptiste : Cellule 1, Jacmel, meurt le 16 juin 1974 de tuberculose et de maladie mentale, &#224; l'&#226;ge de 41 ans. Son corps, ceux de son fr&#232;re R&#233;nel et de leurs sept compagnons sont jet&#233;s en p&#226;ture aux chiens.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fred Baptiste fut un militant politique et le leader des Forces Arm&#233;es R&#233;volutionnaires d'Ha&#239;ti (FARH), un mouvement de gu&#233;rilla lanc&#233; en 1964 dans le Sud-Est d'Ha&#239;ti avec le soutien de nombreux paysans. A Mapou, Belle-Anse, Bodary et Thiotte, plusieurs centaines de paysans furent arr&#234;t&#233;s et ex&#233;cut&#233;s. Andr&#233; Simon, ami personnel de Duvalier, &#233;tait &#224; la t&#234;te du d&#233;tachement militaro-macoute charg&#233; de m&#226;ter la r&#233;bellion arm&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;*Auguste Th&#233;nor : Cellule 1, Plaine du Cul-de-Sac (nord de Port-au-Prince). Po&#232;te, journaliste, membre du groupe Ha&#239;ti Litt&#233;raire avec Ren&#233; Philoct&#232;te, Anthony Phelps et Roland Morisseau. Arr&#234;t&#233; en 1971 et lib&#233;r&#233; en d&#233;cembre 1972, il est de nouveau appr&#233;hend&#233; en janvier 1973 avant de mourir en 1975 de diarrh&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;*Justin BERTRAND, cellule 5, Port-au-Prince. Ancien redoutable chef macoute de Carrefour-Feuilles (sud-est de la capitale), il meurt le 26 ao&#251;t 1975 de tuberculose, de diarrh&#233;e et de d&#233;mence. Avant de s'&#233;teindre, il se barbouilla le visage et le corps de mati&#232;res f&#233;cales.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;*Hubert Legros : Cellule 6, Port-au-Prince. Meurt le 19 d&#233;cembre 1975 &#224; 5h AM de diarrh&#233;e et de tuberculose. Il &#233;tait un avocat bien connu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;*Kesner BLAIN, Cellule 3, Port-au-Prince. Ancien colonel des Forces Arm&#233;es d'Ha&#239;ti (FAd'H), il meurt le 1er f&#233;vrier 1976.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;*1er Juin : 1976. Assassinat du journaliste Gasner Raymond dont le corps mutil&#233; a &#233;t&#233; retrouv&#233; &#224; Braches, L&#233;ogane :
Journaliste du Petit Samedi Soir (hebdomadaire politico-culturel fond&#233; par Dieudonn&#233; Fardin en 1971). Au moment de son assassinat, &quot;il menait une enqu&#234;te une enqu&#234;te sur le conflit opposant les ouvriers du Ciment d'Haiti au patronat&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;*Ez&#233;chiel Abellard : Fort Dimanche, Cellule 6, meurt en ao&#251;t 1976 de tuberculose et de malnutrition. Journaliste, originaire de l'Arcahaie (40 km au nord de la capitale).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;*Marie-Th&#233;r&#232;se F&#233;val : Ex&#233;cut&#233;e en mars 1976. Elle fit partie de l'&#233;quipe dirigeante du Parti Unifi&#233; des Communistes Ha&#239;tiens (PUCH).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;*Rameau Estim&#233; : Fort Dimanche, Cellule 1, meurt le 13 mai 1976 de diarrh&#233;e et de malnutrition. D&#233;put&#233; &quot;j'approuve&quot; et duvali&#233;riste de la premi&#232;re heure, il fut jet&#233; en prison apr&#232;s &#234;tre tomb&#233; en disgr&#226;ce.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;*9 Novembre 1979. Vendredi Noir chez les Sal&#233;siens de Port-au-Prince. A l'occasion d'une conf&#233;rence organis&#233;e par la Ligue Ha&#239;tienne des Droits de l'Homme et devant &#234;tre prononc&#233;e par son pr&#233;sident, Maitre G&#233;rard Gourgues, un commando &#224; la solde du gouvernement fit irruption dans la salle, frappant quelques-uns des assistants dont des diplomates &#233;trangers et le conf&#233;rencier, et d&#233;truisit les meubles de la salle. Les voitures gar&#233;es sur la cour ne furent pas non plus &#233;pargn&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;*13 d&#233;cembre 1979 : agression de civils arm&#233;s contre le pasteur Luc N&#233;r&#233;e apr&#232;s maints avertissements du Minist&#232;re de l'Int&#233;rieur concernant des articles os&#233;s du journal Hebdo Jeune Presse dirig&#233; par son fils.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;*28 Novembre 1980 : Vague de r&#233;pression visant journalistes et hommes politiques. Sous pr&#233;texte de combattre le communisme et la subversion, le gouvernement de Jean-Claude Duvalier d&#233;clencha, dans la nuit du 28 Novembre, une vague d'arrestations suivies d'expulsion. Parmi les victimes figurent des journalistes connus pour leur franc-parler, des hommes politiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;*Richard Brisson et ses quatre compagnons d'infortune furent tortur&#233;s et fusill&#233;s en 1982 aux Casernes Dessalines. Brillant journaliste culturel, diseur et homme de th&#233;&#226;tre, Brisson se trouvait en compagnie des rebelles qui avaient d&#233;barqu&#233; avec des armes &#224; bord d'un hydravion sur l'&#238;le de La Tortue (nord-ouest) en provenance de Miami.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;*28 novembre 1985. Assassinat de trois jeunes &#233;coliers aux Gona&#239;ves.
Pendant deux jours (27 et 28) la ville des Gona&#239;ves fut le th&#233;&#226;tre de manifestations antigouvernementales. Durant la deuxi&#232;me journ&#233;e trois &#233;coliers tomb&#232;rent sous les balles des militaires. On pensa que la mort de Jean Robert Cius (19 ans et &#233;l&#232;ve de la classe de Premi&#232;re au Coll&#232;ge Immacul&#233;e Conception), de Mackenson Michel (de la classe de Sixi&#232;me au Coll&#232;ge des Gonaives), de Daniel Isra&#235;l (du Coll&#232;ge Jean Jacques Dessalines) pr&#233;cipita la chute de Jean Claude Duvalier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1978, la Commission interam&#233;ricaine des droits de l'homme (CIDH) avait envoy&#233; au gouvernement de Jean-Claude Duvalier une liste de 151 prisonniers qui avaient &#233;t&#233; ex&#233;cut&#233;s &#224; cette &#233;poque.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sources : Les Cachots des Duvalier de Marc Romulus, Le Prix du sang de Bernard Diederich, Ha&#239;ti-R&#233;f&#233;rence, CIDH. [spp/jmd/RK]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>N&#233;cessit&#233; d'une opposition digne de son nom</title>
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		<dc:creator>Radio Kiskeya</dc:creator>



		<description>Si, de l'avis g&#233;n&#233;ral, l'&#233;quipe au pouvoir a fini par convaincre en tr&#232;s peu de temps de son amateurisme et de son manque flagrant de vision, force est de constater que le secteur qu'on se plait, faute de mieux, &#224; designer sous le vocable flatteur d'opposition, n'est pas log&#233; &#224; meilleure enseigne. On serait m&#234;me enclin &#224; d&#233;clarer que l'aventure &#171; T&#232;t Kale &#187; se maintient en raison du vacuum dans lequel elle se d&#233;veloppe et personne ne pr&#233;voit encore jusqu'o&#249; cela peut conduire. Loin de nous la sotte (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_665 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:200px;'&gt;
&lt;img src='http://radiokiskeya.com/IMG/jpg/MarvelDandin-200x100-ffb90_1_.jpg' width=&quot;200&quot; height=&quot;100&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si, de l'avis g&#233;n&#233;ral, l'&#233;quipe au pouvoir a fini par convaincre en tr&#232;s peu de temps de son amateurisme et de son manque flagrant de vision, force est de constater que le secteur qu'on se plait, faute de mieux, &#224; designer sous le vocable flatteur d'opposition, n'est pas log&#233; &#224; meilleure enseigne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On serait m&#234;me enclin &#224; d&#233;clarer que l'aventure &#171; T&#232;t Kale &#187; se maintient en raison du vacuum dans lequel elle se d&#233;veloppe et personne ne pr&#233;voit encore jusqu'o&#249; cela peut conduire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Loin de nous la sotte pr&#233;tention de nous &#233;riger en donneur de le&#231;ons. Nous ne faisons que mettre l'emphase sur ce que tout le monde sait d&#233;j&#224; et refuse malhonn&#234;tement de mettre en application &#224; l'instar des politiciens dignes de leur profession. Car, la politique est une profession. Du moins, faut-il la pratiquer professionnellement si l'on veut aboutir &#224; des r&#233;sultats.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On a du mal &#224; comprendre pourquoi des secteurs politiques qui affichent la m&#234;me profession de foi n'arrivent jamais &#224; se coaliser. Petites bandes ici. Autres petites bandes par l&#224;. Particules partout.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Du mal aussi &#224; comprendre la raison pour laquelle les probl&#232;mes de fond ne constituent jamais les motifs d'une mobilisation permanente et efficace. Les leaders ne commanditent pas des &#233;tudes. Ils ne r&#233;alisent pas d'enqu&#234;tes. Que de d&#233;rives irr&#233;parables ils auraient pu &#233;viter en &#233;tayant leurs interventions politiques d'arguments infaillibles sur la base de donn&#233;es fiables et incontestables sur la plupart des dossiers. Cela aurait pu &#233;galement invalider l'intoxication de la propagande officielle et mettre en d&#233;route les mystificateurs les plus habiles des m&#233;dias officiels.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La distance entretenue par rapport aux masses explique par ailleurs la faible capacit&#233; de convocation populaire et le discours g&#233;n&#233;ralement creux des leaders en qui la population refuse d&#233;sormais de se reconnaitre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il en r&#233;sulte que la barque va &#224; la d&#233;rive et que, dans ces conditions, l'&#233;tranger joue royalement au grand timonier. Apr&#232;s avoir, bien s&#251;r, am&#233;nag&#233;, les conditions de la d&#233;b&#226;cle. Car, l'histoire est l&#224; pour en t&#233;moigner : autant que les ha&#239;tiens, sinon davantage, l'&#233;tranger a r&#233;solument &#339;uvr&#233; en vue de nous amener &#224; ce &#171; katyouboumbe &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Que faire ? Pour reprendre le mot de L&#233;nine. Mettons l'emphase sur les proc&#233;d&#233;s sans pour autant donner de le&#231;ons &#224; qui que ce soit. Il faudrait d'abord que les uns et les autres commencent &#224; aimer ce coin de terre et &#224; consid&#233;rer leur personne et leurs id&#233;es comme tout &#224; fait secondaires par rapport aux int&#233;r&#234;ts sup&#233;rieurs de la nation. Cela parait pu&#233;ril et simpliste de le dire ou de le redire. Mais, une v&#233;rit&#233; aussi simple, pour ne pas dire simpliste, est la valeur la moins partag&#233;e dans l'univers politique bruyant et cacophonique qui est le n&#244;tre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On ne saurait imaginer &#224; quel point le pays repr&#233;sente le cadet des soucis des politiciens qui, pourtant, en font leur fond de commerce. Mais, rien, vraiment rien chez eux en termes de patriotisme v&#233;ritable. Il y a certes des exceptions, comme &#224; toute r&#232;gle. Mais, dans le domaine qui nous pr&#233;occupe, elles sont malheureusement peu nombreuses. A la moindre possibilit&#233; de &#171; deal &#187;, ils se renient et plient l'&#233;chine. Regardez ce qui se passe aujourd'hui &#224; la Chambre basse. Quelle est la cause d&#233;fendue par les parlementaires de la majorit&#233; pr&#233;sidentielle sinon que celle de leurs poches et de leur ventre mou, &#224; faire fr&#233;mir les Conz&#233; de pire acabit ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nos politiciens doivent se mettre &#224; l'&#233;cole de la conviction, de la fid&#233;lit&#233; et de la loyaut&#233;.Ils doivent aussi bien apprendre &#224; connaitre le pays et les dossiers se rapportant aux diff&#233;rentes probl&#233;matiques. M&#234;me pour &#234;tre constructifs, comme on dit, les politiciens de l'opposition doivent renoncer au &#171; voye monte &#187; : argumenter, se documenter, reconnaitre avec probit&#233; ce que le pouvoir r&#233;alise &#233;ventuellement de positif, rejeter, donn&#233;es irr&#233;futables &#224; l'appui, ce qui ne l'est pas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On en a marre d'entendre des gens parler de tout sans rien savoir de rien. &#171; Des faiseurs de tout et des grands diseurs de rien &#187;, ironisent souvent des amis de la diaspora. Il faut donc des discours cons&#233;quents, fouill&#233;s, capables de convaincre et d'engager l'opinion et la nation. De plus, il faut des actions cons&#233;quentes et soutenues reposant sur une ligne ou des lignes clairement identifiables. On n'arrive pas toujours &#224; d&#233;terminer, selon les situations, qui est de gauche, qui est de droite, qui est du centre, qui est &#171; dwat e g&#242;ch &#187;. Notre faune politique a de quoi alimenter les romans les plus hilarants. Il faut que les choses changent, disait Jean Paul II.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce slogan s'applique aujourd'hui dans toute sa splendeur &#224; nos politiciens. L'aventure &#171; T&#232;t Kale &#187; provient de leurs errements et de leurs sottes turpitudes. Elle peut s'en nourrir si ces tares persistent. Le temps est donc venu de se mettre r&#233;solument au travail et de sortir des sentiers battus des luttes intestines et fratricides st&#233;riles. Personne n'a le monopole de la v&#233;rit&#233;. Encore moins de la puret&#233;. Il convient donc d'avancer l'un vers l'autre avec humilit&#233; et la certitude que c'est ensemble qu'on pourra emp&#234;cher au pays cette fin tragique qui le menace. Car, la catastrophe se profile et, contrairement &#224; ce qu'on se plait &#224; r&#233;p&#233;ter pour se donner bonne conscience et s'imaginer disposer encore de temps devant soi : un pays peut bien mourir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Marvel DANDIN&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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